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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 17:05

Poésie du Jeudi chez les Croqueurs de mots, thème ""choisir" pour Paradis bancal

 

 

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Au silence de l’aube

Ecoute la fraîcheur matinale, ses gouttes de rosée

Ton cœur d’ailleurs, traversé

Désirs étirés vers des endroits bercés

Par le vent d’espérances

 

Paisiblement, l’écho en pénètre ton corps, avive les couleurs

De ton fragile équilibre suspendu

Se pose le tronc, les branches, les feuilles

Découvre ta maison aux reflets rougeoyants

 

Oublie les sombres déserts du passé

Fragments desséchés de ton âme

L’éloquence du présent embrase ton sang

Les mots limpides et intrépides

Courent sur ta nouvelle écorce

 

Dans le jardin où scintillent les gouttes de rosée

Ecoute le silence


 

 

 

                 Alice (2ème publication modifiée)


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 00:00
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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 22:22

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SAUMUR

 

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En suivant la Loire

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 10:22

Chez les Croqueurs de mots, thème  " Promesse" proposée par Capitaine Tricôtine  

 

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Par sa présence, le feu promet la chaleur, la  lumière dans les yeux et dans le cœur

Par sa présence, Le ciel bleu promet la bonne humeur, le goût d’un jour nouveau

Par sa présence, la ville promet la découverte d’un patrimoine, la vie quotidienne  citadine

Par sa présence, la nature promet les promenades lelong des sentiers

Par sa présence, la famille promet la vie, ensemble, de pleurs et de rires

Par leurs présences, les Croqueurs de mots promettent l’écriture, ratures et gribouillages,  pour une belle page, avec ou pas d' images, afin d’apporter découvertes et joies aux lecteurs

 

 

Alice - Décembre 2010

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 11:09

Poésie du jeudi chez les Croqueurs de Mots, thème "la Crêche de Noël" pour Tricôtine




Dans ses langes blancs, fraîchement cousus,
La Vierge berçait son Enfant-Jésus.
Lui, gazouillait comme un nid de mésanges.
Elle le berçait, et chantait tout bas
Ce que nous chantons à nos petits anges...
Mais l’Enfant-Jésus ne s’endormait pas.

Étonné, ravi de ce qu’il entend,
Il rit dans sa crèche, et s’en va chantant
Comme un saint lévite et comme un choriste ;
Il bat la mesure avec ses deux bras,
et la sainte Vierge est triste, bien triste,
De voir son Jésus qui ne s’endort pas.

« Doux Jésus, lui dit la mère en tremblant,
« Dormez, mon agneau, mon bel agneau blanc.
« Dormez; il est tard, la lampe est éteinte.
« Votre front est rouge et vos membres las ;
« Dormez, mon amour, et dormez sans crainte. »
Mais l’Enfant-Jésus ne s’endormait pas.

« Il fait froid, le vent souffle, point de feu...
« Dormez, c’est la nuit, la nuit du bon Dieu.
« C’est la nuit d’amour des chastes épouses ;
« Vite, ami, cachons ces yeux sous nos draps,
« Les étoiles d’or en seraient jalouses. »
Mais l’Enfant-Jésus ne s’endormait pas.

« Si quelques instants vous vous endormiez,
« Les songes viendraient, en vol de ramiers,
« Et feraient leurs nids sur vos deux paupières,
« Ils viendront; dormez, doux Jésus. » – Hélas !
Inutiles chants et vaines prières
Le petit Jésus ne s’endormait pas.

Et Marie alors, le regard voilé,
Pencha sur son fils un front désolé,
« Vous ne dormez pas, votre mère pleure,
« Votre mère pleure, ô mon bel ami... »
Des larmes coulaient de ses yeux ; sur l’heure,
Le petit Jésus s’était endormi.


                                                                       Alphonse DAUDET, Les Amoureuses.


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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 09:38

 

Comme beaucoup, je pensai que la Moldau était une œuvre unique.

Bedrich Smetana (1824-1884) est un compositeur tchèque qui  prend fait et cause pour l’indépendance de son pays. En 1848, la Bohème est sous le joug autrichien, et des poussées nationalistes se font jour. Le 11 juin 1848, une émeute éclate à Prague, Smetana, présent sur les barricades,  compose plusieurs marches révolutionnaires et quelques chants de liberté. Il décide également d’apprendre le tchèque, fin 1848, il ouvre une école de musique tchèque qui n’a pas beaucoup de succès. En 1863, il écrit des opéras tchèques , se lie d’amitié avec Anton Dvorak .

En 1874, Smetana, frappé, de surdité, entame la composition du poème symphonique Mà Vlast (ma patrie) Ce cycle symphonique comprend  six œuvres partagées, entre  les évocations de la nature tchèque (la Moldau, Par les près et les bois de Bohème) et celles d’évènements, de personnages et de lieux historiques (Vysehrad, Sarka, Tabor, Blanik)

La Moldau

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Le poème symphonique de Smetana dépeint le cours de la rivière Moldau - en Tchèque Vitava - de sa source jusqu’à  son confluent avec l’Elbe ainsi que les paysages traversés et les scènes se déroulant sur ses rives. Le compositeur a noté ses intentions sur la partition.

1 – Naissance de la Moldau (thème de la source, thème de la deuxième source)

2 – Chasse dans la forêt  (sonneries de chasse et débit de la rivière)

3 – La noce campagnarde (Les invités d’une noce dansent)

4 – Clair de lune –Jeux de nymphes

5 - Les rapides de Saint-Jean (la rivière accélère sa course, tourbillonne, se jette contre les rochers)

6 – La Moldau élargit son cours (le thème principal revient, Smetana veut montrer la grandeur majestueuse du château et de la cathédrale de Prague au pied desquels passe la Moldau.

7- La Moldau se jette dans l’Elbe.

Xavier de Maistre, né à Toulon en 1973 est un des rares grands solistes harpistes français. Dans l’interprétation de la Moldau, il donne ici toute l’ampleur à son instrument.

 

 

 

 

 

Avec mes remerciements à Jean Matanowski pour le prêt de sa photo

 

 

 

     

 

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 12:55

 Dans la Catégorie "Musique", je vous présente un extrait du Carnaval des animaux, de Camille Saint-Saens (1835-1921), la mélodie m'a accrochée par son étrangeté.  

En 1886, Saint-Saëns composa le Carnaval des animaux. C’est une suite musicale de 14 pièces très courtes. A l’origine, la suite enchaînait plusieurs  danses. L’originalité de Saint-Saëns est d’avoir remplacé les danses par la description d’animaux.

Le monde   de l’Aquarium évoque un monde de contes de fées et pays  imaginaires, avec les notes de l’harmonica de verre .

L’harmonica de verre  est un instrument de musique inventé par Benjamin Franklin en 1761. C’est une « mécanisation des verres musicaux » : il se compose de bols en cristal, en verre ou en quartz empilés sur un axe horizontal rotatif entraîné par une pédale ou aujourd’hui par un moteur électrique. Après avoir mouillé les doigts, on frotte le bord des verres qui émettent un son limpide.

On entend ici cette énergie quasi statique due à la densité de l’eau par rapport à celle de l’air.

Cette fantaisie de Saint-Saëns fut souvent comparée à Pierre et le loup de Prokofiev.

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Published by Alice - dans Musique
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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 09:46

Entre les  colonnes antiques,  se dessine le paysage lointain des collines du Sud.

Sur les larges pierres de la via Appia, entre  mes pas de promeneur,  les insectes courent dans tous les sens comme si une révolution  s'annonçait imminente.

Au loin,  La forme bleue apparait  majestueuse, serpentant autour des colonnes. Sans bruit, je m'approche dans l'espoir de comprendre. Le parfum des herbes sèches, des lavandes dans la nuit claire tempère mes craintes.

Là-bas, l'être s'élève légèrement . Quelque chose de banal rend encore plus extraordinaire sa présence. Cela se déplace, visite, furète. La forme s'allonge, rétrécit , s'élargit, selon ses recherches. Un frisson de peur me saisit quand je la vois venir à ma rencontre  après une simple contorsion. 

D'une main tremblante, j'attrape mon portable et appelle X..  éminent chercheur  au CNRS.

Sa voix me rassure tandis que je balbutie quelques mots décrivant l'étrange créature. Et puis, X  rit au bout du fil, et me dit que les recherches sur le Xénon me rendent un peu fou !

Désespéré, je raccroche et court me cacher derrière une colonne, j'entends mon souffle court, la peur irradie tout mon corps. 

Cela n'est plus qu'à 2 mètres maintenant, et s'agrandit de plus en plus. Elle va m'envelopper bientôt, et çà ne me dit rien qui vaille. Etre le moins visible,  le plus mince, pas simple car je mesure 1,90 m et pèse 120 kg ! Plus qu'un mètre ! son regard capte le mien, et je me sens aspirer vers cette chose, dieu du ciel ! elle va m'engloutir ! je vais disparaître !  mon esprit s'échappe ! à moins d'un miracle ! 

 

et le miracle se produit. ! 

 

La soucoupe volante,  silencieuse au-dessus de nous, l'aspire d'un coup !

 

 

 

 

Alice  (2ème publication)

 

 

 

 

 

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 17:38

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  A mon frère

 

                                                                                                                                       

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Published by Alice - dans Récit de vie
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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 16:58

  Poésie du Jeudi chez les Croqueurs de mots,  thème " Soyez sulfureux" pour Nounedeb  

La femme cependant, de sa bouche de fraise,
En se tordant ainsi qu'un serpent sur la braise,
Et pétrissant ses seins sur le fer de son busc,
Laissait couler ces mots tout imprégnés de musc :
" Moi, j'ai la lèvre humide, et je sais la science
De perdre au fond d'un lit l'antique conscience.
Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants,
Et fais rire les vieux du rire des enfants.
Je remplace, pour qui me voit nue et sans voiles,
La lune, le soleil, le ciel et les étoiles !
Je suis, mon cher savant, si docte aux Voluptés,
Lorsque j'étouffe un homme en mes bras redoutés,
Ou lorsque j'abandonne aux morsures mon buste,
Timide et libertine, et fragile et robuste,
Que sur ces matelas qui se pâment d'émoi,
Les anges impuissants se damneraient pour moi ! "

Quand elle eut de mes os sucé toute la moelle,
Et que languissamment je me tournai vers elle
Pour lui rendre un baiser d'amour, je ne vis plus
Qu'une outre aux flancs gluants, toute pleine de pus !
Je fermai les deux yeux, dans ma froide épouvante,
Et quand je les rouvris à la clarté vivante,
A mes côtés, au lieu du mannequin puissant
Qui semblait avoir fait provision de sang,
Tremblaient confusément des débris de squelette,
Qui d'eux-mêmes rendaient le cri d'une girouette
Ou d'une enseigne, au bout d'une tringle de fer,
Que balance le vent pendant les nuits d'hiver.

    

 Charles Baudelaire  (Les épaves – VII) 

 

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