Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 21:12
 

 

C’est l’histoire d’un paysan dans une contrée imaginaire, confronté à une grande sécheresse,  après beaucoup d’ingéniosité, il parvient à faire pousser les salades dans son champ. Surviennent alors les prédateurs... puis les péripéties se succèdent. la fin de l'histoire invite à réfléchir.

 

René Laloux est né en 1929 à Paris et mort en 2004 à Angoulême. De 1955 à 1959,  il dirige un atelier de peinture, monte des spectacles de marionnettes dans une clinique psychiatrique où il travaille également avec Félix Guattari. Après deux courts-métrages, il réalise son premier court métrage d’animation avec la collaboration de patients. Ce film intitulé les dents du singe remporta plusieurs prix. En 1964, avec la collaboration de Roland Topor, René Laloux réalise deux autres courts métrages, Les escargots et les temps morts  Dès lors en tandem avec Roland Topor, il réalise La planète sauvage qui obtient le prix spécial du jury au Festival de Cannes en 1973.  C’est un film phare.  Il réalise plus tard Les Maîtres du temps, s’entoure du dessinateur Moebius et l’écrivain de polars, Jean-Patrick Manchette.

En 1988, il s’exile en Corée pour réaliser Gandahar, une allégorie politique, l’histoire d’une cité utopique en harmonie avec la nature.

C’est un immense auteur et poète, qui n’a pas rencontré en France le succès et les encouragements que méritaient ses œuvres. Aujourd’hui, il est considéré comme un des maîtres du cinéma d’animation français. Il se retire à Angoulême où il dirige un laboratoire d’imagerie numérique, où il réalise en 1998 un premier film L’œil du loup.

 

"Il faut admirer
avec quel doux entêtement
le génie de Topor va
s'emparant de l'âme.
Il pénètre dans notre obscurité
brise le silence
triomphe des ténèbres sourdes
enchante, transporte, illumine."
                                                                                        
                                                                                              Fernando Arrabal

Repost 0
Published by Alice - dans Films
commenter cet article
24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 09:21

 

 

Poésie du Jeudi chez les Croqueurs de Mots, thème "Surprise" proposé par ABC

 

 

 novembre-10-159.JPG

 Je méditais, soudain le jardin se révèle

 Et frappe d’un seul jet mon ardente prunelle.

 Je le regarde avec un plaisir éclaté,

Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l’été !

Tout m’émeut, tout me plaît, une extase me noie,

J’avance et je m’arrête, il semble que la joie

Etait sur cet arbuste et saute dans mon cœur !

Je suis pleine d’élan, d’amour, de bonne odeur,

Et l’azur à mon corps mêle si bien sa trame

Qu’il semble brusquement, à mon regard surpris,

Que ce n’est pas ce pré, mais mon œil qui fleurit

Et que, si je voulais, sous ma paupière close

Je pourrais voir encor le soleil et la rose.

 

 

   In « Les éblouissements » -1907

 

Repost 0
23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 18:54

IMG_0191.JPG

Lever du soleil, 23 février 2011 vers 8 h 15

Repost 0
Published by Alice - dans Photos-Poésie
commenter cet article
23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 13:05

  Chez les "Croqueurs de mots", pour ce nouveau défi, ABC, nous propose d'inventer un métier imaginaire

 

  IMG_0185.JPG

Dessin de Solène (novembre 2010)

 

 

Une nuit où la lune ne s’est pas levée, j’étais bien embêté !

Il s’agit d’un phénomène céleste assez rare, mais pas inévitable. A priori, un dysfonctionnement de la machine appelée « le lanceur de disque de lune » très compliquée d'accès ?

 Pour réparer cet incident technique, je me suis muni d’un tournevis et d’un marteau,  c'était tout simplement une vis coincée par une étoile filante, égarée dans le roulement sidéral. Rien de grave :

 J’ai remis un peu de lumière prélevée au soleil dans les rouages. Dans le manuel d’entretien, il est conseillé de changer les filtres, filtre de brume, filtre du vent… j’ai tout vérifié, ils ne sont ni noircis, ni ennuagés ni surétoilés.

 Le jour se lève maintenant, j'attends ce soir pour un nouvel essai dans le champ.

Pendant ce temps, à l'autre bout de la terre, dans la station de lancement du soleil, les techniciens sont très affairés à huiler la machine,  ils entament le compte à rebours, pour le prochain jet de soleil.

 

                                                                          Alice - texte republié, illusré par Solène ,

                                                                          écrit pour Papier Libre en Septembre 2010 

Repost 0
Published by Alice - dans Textes
commenter cet article
17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 14:39

Poésie du jeudi chez les Croqueurs de Mots, thème " le sourire "  proposé par  ABC

 

 

 

 

 

- Bonjour Mademoiselle !

- Bonjour Monsieur, répond la jeune fille d’un sourire emprunté

- Pouvez-vous me prêter votre sourire, je viens de perdre le mien

- Je ne sais, dit-elle d’un sourire embarrassé

- Qu’à cela  ne tienne, puis-je vous en débarrasser !

- Je ne vois pas comment, dit-elle le sourire aux lèvres

- En le déposant ici, dans le creux de mes mains 

La jeune fille se penche, pose délicatement son sourire dans le creux des mains de l’homme.

Aussitôt,  le sourire,  léger,  s’envole, tournoie dans le ciel au-dessus de leurs têtes.

Et tous deux,  courent, sautent pour l’attraper, en vain,  le sourire, joyeux  monte peu à peu.

La tristesse les envahit soudain

Comment vivre sans un sourire ?

Et puis s'élèvent leurs éclats de rire

Sous le sourire.

 

 

                                                                                            Alice (texte republié)


Aquarelle de Jean-Michel Folon, j'ai choisi cet artiste pour illustrer le thème, qui représente le mieux, à mes yeux, le sourire.

 

 


Repost 0
Published by Alice - dans Textes
commenter cet article
15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 14:40

Transparence.jpg

 

 

 

 

Photo Alice

Repost 0
Published by Alice - dans Photos-Poésie
commenter cet article
10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 18:08

Poésie du Jeudi chez les Croqueurs de mots, thème "Partage" proposé par  Anne   

 

Pour ce partage, j'ai choisi ce poème, au ton léger et tendre, j'espère que vous l'aimerez aussi !

 

 

Emmanuel MALHERBET

Editions de l?Arbre 2004

 

 

Jeanne,

disait mon grand-père

ce qu'il faudrait vois-tu

ce qu'il faudrait

c'est changer l'auto

mais ma grand mère

ma grand mère disait

que puisqu'elle roule

et qu'elle va bien

mon grand père

mon grand-père disait

comme tu voudras

comme tu voudras

 

 

puis vint l'hiver

et le grand froid

et mon grand-père, rayonnant

il nous en arrive une belle

j'ai oublié de mettre

l'antigel

Repost 0
Published by Alice.L - dans Poésie française
commenter cet article
7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 17:11

 

Retrato de Villa-Lobos extraida do site http://info.lncc.br./dimas

Heitor Villa-Lobos

Heitor Villa-Lobo, (1887-1959) Le grand compositeur brésilien a vécu à Rio de Janeiro. Né d’une mère indienne et d’un père espagnol, sa musique est un métissage teintée à la Villa-Lobos. Son père est mélomane, Heitor apprend le violoncelle, la clarinette puis la guitare, a une formation classique, Bach, Chopin, Beethoven. Très tôt, musicien ambulant, il puise son inspiration dans les musiques traditionnelles des peuples rencontrés à travers tout le Brésil.

 Heitor Villa-Lobo dédie le chôro n°1 à Ernesto Nazareth, grand compositeur de chôros en 1910. Cette œuvre  à caractère sentimental et populaire,  fit sensation à Paris, où il séjourna entre 1923 et 1930.

Heitor Villa-Lobos fut en charge de l’éducation musicale au Brésil. Il fonde un Conservatoire national pour le chant choral en1943 et une Académie de musique en 1945. Son oeuvre abondante et généreuse contient de nombreux opéras, ballets, compositions religieuses, les neuf Bachianas Brasileiras et seize chôros, des symphonies, concertos, quatuor à cordes, pièces pour guitare et de nombreuses mélodies.

 

Ecoutez ce morceau, interprété par Villa-Lobos lui-même ici 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                          Alice - 7 février 2010

Repost 0
Published by Alice - dans Musique
commenter cet article
7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 08:00

bresil3-148.JPGChez les Croqueurs de Mots,  Anne Le Sonneur 

  nous propose d'écrire "la recette du défi"

 

 

 Le paysage du fleuve, rafraîchit par la nuit, émerge des brumes dans le jour naissant.  Poussée par le courant, la barque file silencieusement.  Les oiseaux de couleurs vives, encore endormis, s’envolent d’un coup d’aile pour s’éloigner, craintifs.   Au-dessus des racines gigantesques plongeant dans l’eau, les branches des arbres  portent  au bout de leurs pédoncules , des fleurs pourpres comme un feu suspendu. Plus loin, de multiples graines, brindilles,  habillent  la terre d’une meringue en chocolat..  L’eau verte, tourbillonne dans les méandres de la mangrove où se mélangent les dés de végétation, tantôt arrêtés par une souche, tantôt prisonniers   d’un buisson d’herbes flottantes. Quand nous accostons, la pâte  des rives envasées se creusent de pépins mystérieux, fruits obscurs des pluies d’arbres. C’est un paysage ordinaire pour les habitants de cette région.

Les photos sont prises sur l'Amazone et ses rivières en mai 2010, la préparation du défi, comme Anne nous l'a demandé, m'a emmenée vers ce souvenir. Source du texte : la sauce grelette 

bresil3-087-copie-1.JPG  bresil3-088.JPG

bresil3-124.JPGbresil3-102.JPG 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Alice - dans Voyages
commenter cet article
3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 16:09

 Poésie du Jeudi chez les Croqueurs de Mots, thème "le repas" proposé par Anne Le Sonneur 

 

LE RENARD ET LA CIGOGNE

Compère le Renard se mit un jour en frais,
et retint à dîner commère la Cigogne.
Le régal fût petit et sans beaucoup d'apprêts :
Le galant pour toute besogne,
Avait un brouet clair ; il vivait chichement.
Ce brouet fut par lui servi sur une assiette :
La Cigogne au long bec n'en put attraper miette ;
Et le drôle eut lapé le tout en un moment.
Pour se venger de cette tromperie,
A quelque temps de là, la Cigogne le prie.
"Volontiers, lui dit-il ; car avec mes amis
Je ne fais point cérémonie. "
A l'heure dite, il courut au logis
De la Cigogne son hôtesse ;
Loua très fort la politesse ;
Trouva le dîner cuit à point :
Bon appétit surtout ; Renards n'en manquent point.
Il se réjouissait à l'odeur de la viande
Mise en menus morceaux, et qu'il croyait friande*.
On servit, pour l'embarrasser,
En un vase à long col et d'étroite embouchure.
Le bec de la Cigogne y pouvait bien passer ;
Mais le museau du sire était d'autre mesure.
Il lui fallut à jeun retourner au logis,
Honteux comme un Renard qu'une Poule aurait pris,
Serrant la queue, et portant bas l'oreille.
Trompeurs, c'est pour vous que j'écris :
Attendez-vous à la pareille.

                      Livre I

Repost 0

Présentation

  • : Rêves et écritures d'Alice
  • : Ce blog reflète ce que j'ai envie de partager, à travers l'écriture, tout ce qui vient autour d'elle, livres, musique, peinture, référencement des blogueurs, des sites autour de la création littéraire. Textes et photos protégés sous le n°000477878-5-CopyrightDepot.com
  • Contact

Texte Libre