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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 09:38

 

Comme beaucoup, je pensai que la Moldau était une œuvre unique.

Bedrich Smetana (1824-1884) est un compositeur tchèque qui  prend fait et cause pour l’indépendance de son pays. En 1848, la Bohème est sous le joug autrichien, et des poussées nationalistes se font jour. Le 11 juin 1848, une émeute éclate à Prague, Smetana, présent sur les barricades,  compose plusieurs marches révolutionnaires et quelques chants de liberté. Il décide également d’apprendre le tchèque, fin 1848, il ouvre une école de musique tchèque qui n’a pas beaucoup de succès. En 1863, il écrit des opéras tchèques , se lie d’amitié avec Anton Dvorak .

En 1874, Smetana, frappé, de surdité, entame la composition du poème symphonique Mà Vlast (ma patrie) Ce cycle symphonique comprend  six œuvres partagées, entre  les évocations de la nature tchèque (la Moldau, Par les près et les bois de Bohème) et celles d’évènements, de personnages et de lieux historiques (Vysehrad, Sarka, Tabor, Blanik)

La Moldau

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Le poème symphonique de Smetana dépeint le cours de la rivière Moldau - en Tchèque Vitava - de sa source jusqu’à  son confluent avec l’Elbe ainsi que les paysages traversés et les scènes se déroulant sur ses rives. Le compositeur a noté ses intentions sur la partition.

1 – Naissance de la Moldau (thème de la source, thème de la deuxième source)

2 – Chasse dans la forêt  (sonneries de chasse et débit de la rivière)

3 – La noce campagnarde (Les invités d’une noce dansent)

4 – Clair de lune –Jeux de nymphes

5 - Les rapides de Saint-Jean (la rivière accélère sa course, tourbillonne, se jette contre les rochers)

6 – La Moldau élargit son cours (le thème principal revient, Smetana veut montrer la grandeur majestueuse du château et de la cathédrale de Prague au pied desquels passe la Moldau.

7- La Moldau se jette dans l’Elbe.

Xavier de Maistre, né à Toulon en 1973 est un des rares grands solistes harpistes français. Dans l’interprétation de la Moldau, il donne ici toute l’ampleur à son instrument.

 

 

 

 

 

Avec mes remerciements à Jean Matanowski pour le prêt de sa photo

 

 

 

     

 

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 12:55

 Dans la Catégorie "Musique", je vous présente un extrait du Carnaval des animaux, de Camille Saint-Saens (1835-1921), la mélodie m'a accrochée par son étrangeté.  

En 1886, Saint-Saëns composa le Carnaval des animaux. C’est une suite musicale de 14 pièces très courtes. A l’origine, la suite enchaînait plusieurs  danses. L’originalité de Saint-Saëns est d’avoir remplacé les danses par la description d’animaux.

Le monde   de l’Aquarium évoque un monde de contes de fées et pays  imaginaires, avec les notes de l’harmonica de verre .

L’harmonica de verre  est un instrument de musique inventé par Benjamin Franklin en 1761. C’est une « mécanisation des verres musicaux » : il se compose de bols en cristal, en verre ou en quartz empilés sur un axe horizontal rotatif entraîné par une pédale ou aujourd’hui par un moteur électrique. Après avoir mouillé les doigts, on frotte le bord des verres qui émettent un son limpide.

On entend ici cette énergie quasi statique due à la densité de l’eau par rapport à celle de l’air.

Cette fantaisie de Saint-Saëns fut souvent comparée à Pierre et le loup de Prokofiev.

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Published by Alice - dans Musique
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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 09:46

Entre les  colonnes antiques,  se dessine le paysage lointain des collines du Sud.

Sur les larges pierres de la via Appia, entre  mes pas de promeneur,  les insectes courent dans tous les sens comme si une révolution  s'annonçait imminente.

Au loin,  La forme bleue apparait  majestueuse, serpentant autour des colonnes. Sans bruit, je m'approche dans l'espoir de comprendre. Le parfum des herbes sèches, des lavandes dans la nuit claire tempère mes craintes.

Là-bas, l'être s'élève légèrement . Quelque chose de banal rend encore plus extraordinaire sa présence. Cela se déplace, visite, furète. La forme s'allonge, rétrécit , s'élargit, selon ses recherches. Un frisson de peur me saisit quand je la vois venir à ma rencontre  après une simple contorsion. 

D'une main tremblante, j'attrape mon portable et appelle X..  éminent chercheur  au CNRS.

Sa voix me rassure tandis que je balbutie quelques mots décrivant l'étrange créature. Et puis, X  rit au bout du fil, et me dit que les recherches sur le Xénon me rendent un peu fou !

Désespéré, je raccroche et court me cacher derrière une colonne, j'entends mon souffle court, la peur irradie tout mon corps. 

Cela n'est plus qu'à 2 mètres maintenant, et s'agrandit de plus en plus. Elle va m'envelopper bientôt, et çà ne me dit rien qui vaille. Etre le moins visible,  le plus mince, pas simple car je mesure 1,90 m et pèse 120 kg ! Plus qu'un mètre ! son regard capte le mien, et je me sens aspirer vers cette chose, dieu du ciel ! elle va m'engloutir ! je vais disparaître !  mon esprit s'échappe ! à moins d'un miracle ! 

 

et le miracle se produit. ! 

 

La soucoupe volante,  silencieuse au-dessus de nous, l'aspire d'un coup !

 

 

 

 

Alice  (2ème publication)

 

 

 

 

 

 

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Published by Alice.L - dans Textes
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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 17:38

Fort-Louvois-011-horizon-corrige.jpg

 

  A mon frère

 

                                                                                                                                       

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Published by Alice - dans Récit de vie
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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 16:58

  Poésie du Jeudi chez les Croqueurs de mots,  thème " Soyez sulfureux" pour Nounedeb  

La femme cependant, de sa bouche de fraise,
En se tordant ainsi qu'un serpent sur la braise,
Et pétrissant ses seins sur le fer de son busc,
Laissait couler ces mots tout imprégnés de musc :
" Moi, j'ai la lèvre humide, et je sais la science
De perdre au fond d'un lit l'antique conscience.
Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants,
Et fais rire les vieux du rire des enfants.
Je remplace, pour qui me voit nue et sans voiles,
La lune, le soleil, le ciel et les étoiles !
Je suis, mon cher savant, si docte aux Voluptés,
Lorsque j'étouffe un homme en mes bras redoutés,
Ou lorsque j'abandonne aux morsures mon buste,
Timide et libertine, et fragile et robuste,
Que sur ces matelas qui se pâment d'émoi,
Les anges impuissants se damneraient pour moi ! "

Quand elle eut de mes os sucé toute la moelle,
Et que languissamment je me tournai vers elle
Pour lui rendre un baiser d'amour, je ne vis plus
Qu'une outre aux flancs gluants, toute pleine de pus !
Je fermai les deux yeux, dans ma froide épouvante,
Et quand je les rouvris à la clarté vivante,
A mes côtés, au lieu du mannequin puissant
Qui semblait avoir fait provision de sang,
Tremblaient confusément des débris de squelette,
Qui d'eux-mêmes rendaient le cri d'une girouette
Ou d'une enseigne, au bout d'une tringle de fer,
Que balance le vent pendant les nuits d'hiver.

    

 Charles Baudelaire  (Les épaves – VII) 

 

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 17:06

Novembre Cadaques 031 "Je crois au discrédit de la réalité. Et le rôle de l'artiste est de systématiser la confusion, en même temps qu'il impose son obsession aux autres. Il s'agit de se servir des éléments du monde extérieur pour illustrer ce que veut l'esprit" Dali

 

Novembre-Cadaques-025.JPG 

                              Décoration de Gala 

   

 

 

                                 "J'ai besoin de la dimension locale de Portlligat

                                   comme Raphaël avait besoin d'Urbino, pour

                                   arriver à l'universel par le chemin de ce qui est

                                   particulier" Dali

                      

 

 

Novembre-Cadaques-028.JPG

 

 


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Published by Alice - dans Voyages
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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 16:39

 

Pour les Croqueurs de Mots, thème de Lyly : donner la parole aux aninaux

 

 

 

Novembre Cadaques 016

 

 

Paroles de chat

-  Moi, je suis au-dessus, c’est inconfortable, mais je suis au-dessus !!!!!!!!

-  Moi, je suis en-dessous, c’est plus tranquille, mais je suis en-dessous !

 

 


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Published by Alice - dans Humour
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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 09:39

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La Loire à Saint Martin de la Place

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 08:11

Dans la Catégorie Musique, je vous propose d'écouter une oeuvre que j'aime particulièrement, j'ai même tenté de la jouer :-)

il s'agit du Concerto pour deux pianos, deuxième mouvement de Francis Poulenc.

 

Dans le lien ci-dessous, vous entendrez Francis Poulenc, lui-même, avec Jacques Février et l'Orchestre national de la RTF sous la direction de Georges Prêtre.

 

http://www.youtube.com/watch?v=Z2B5xTGInzI

 

 

 

 

 

 

 

 


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Published by Alice - dans Musique
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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 00:00

 Jeudi en Poésie chez les Croqueurs de Mots, thème libre pour Jill-Bill 

 

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II saute du lit de bon matin, et ne part que si son esprit est net, son coeur pur, son corps léger comme un vêtement d'été. Il n'emporte point de provisions. Il boira l'air frais en route et reniflera les odeurs salubres.
Il laisse ses armes à la maison et se contente d'ouvrir les yeux. Les yeux servent de filets où les images s'emprisonnent d'elles-mêmes.
La première qu'il fait captive est celle du chemin qui montre ses os, cailloux polis, et ses ornières, veines crevées, entre deux haies riches de prunelles et de mûres.
Il prend ensuite l'image de la rivière. Elle blanchit aux coudes et dort sous la caresse des saules. Elle miroite quand un poisson tourne le ventre, comme si on jetait une pièce d'argent, et, dès que tombe une pluie fine, la rivière a la chair de poule.
Il lève l'image des blés mobiles, des luzernes appétissantes et des prairies ourlées de ruisseaux. Il saisit au passage le vol d'une alouette ou d'un chardonneret.
Puis il entre au bois. Il ne se savait pas doué de sens si délicats. Vite imprégné de parfums, il ne perd aucune sourde rumeur, et, pour qu'il communique avec les arbres, ses nerfs se lient aux nervures des feuilles.
Bientôt, vibrant jusqu'au malaise, il perçoit trop, il fermente, il a peur, quitte le bois et suit de loin les paysans mouleurs regagnant le village.
Dehors, il fixe un moment, au point que son oeil éclate, le soleil qui se couche et dévêt sur l'horizon ses lumineux habits, ses nuages répandus pêle-mêle.

 

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