Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 19:32

Puisqu’elle tient parfois dans le bruit de la mer

Ou passe librement par le trou d’une aiguille

Aussi bien qu’elle couvre une haute montagne

Avec son tissu clair,

 

Puisqu’elle chante ainsi que le garçon, la fille,

Et qu’elle brille au loin aussi bien que tout près,

Tantôt bougie ou bien étoile qui grésille

Toujours sans faire exprès,

 

Puisqu’elle va de vous à moi, sans être vue,

Et fait en l’air son nid comme sur une plante,

Cherchons-la, sans bouger, dans cette nuit tremblante

Puisque le moindre bruit, tant qu’il dure, la tue.

 

Les Amis inconnus

 

Jules Supervielle

Repost 0
3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 17:03
"Mots de Tête" n°21 de Brunô pour "les Croqueurs de mots"

Composer un poème avec ou sans rimes, sujet libre, avec les premières lettres de chaque mot.

A.....L.....S.....M.....V.....
U.....C.....D.....V.....L'.....
B.....E.....F.....R.....T.....
P.....N.....O.....J.....I.....


Ainsi le savoir, mince victoire
Vide le doute, vacille l'ignorance
Bals et fêtes, roulent tambour
Pâles nuées ou jardins irisés



Alice


Traduction: Quand on a (un peu) de savoir,on a moins de doute et d'ignorance, plus d'assurance, de certitudes, (bals et fêtes des idées) pour de pâles raisonnements ou des réflexions justes qui ouvrent à d'autres pistes. Résultat : on est jamais sûr de ce que l'on sait !
Vous pouvez douter de mon raisonnement, le débat est ouvert :-)

Repost 0
Published by Alice - dans Poésie
commenter cet article
29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 23:13

 




"Au plus fort de
l'orage, il y a toujours un oiseau pour
nous rassurer. C'est l'oiseau inconnu. Il chante avant
de
s'envoler"


                                        René Char





Repost 0
Published by Alice - dans Musique
commenter cet article
29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 18:27




IMG_3766-1---2-.jpg
Virginie

Sur la
terre, un cratère de caractère

Tranchée dans le cru, coulées ténues
Cœur carbonisé, dans le tumulte attisé
Alerte à l’armure de la terre.



Alice 

Repost 0
28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 17:13




En tirant sur sa cigarette
Il aspire bien des choses
Des arbres un phono
Un rasoir des bretelles
Un soir qu'il avait du vague-à-l'âme
Il a aspiré une cathédrale
C'est ainsi qu'il devient bedeau



                            
Paul Vincensini (1930-1985) (Archiviste du vent, 1986)



                                                







Repost 0
25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 18:31


"Mots de Tête" n°21 de Brunô pour "les Croqueurs de mots"

Le 10que de la lune 10paraissait derrière les arbres,
tan10  que les étoiles 10persaient leur  brillance, sur la scène du théâtre antique, l’Odyssée s’achevait, et les applau10sements du public apportaient à celui-ci un peu de  tié10sement après le refroi10sement de la nuit.

Sans 10courir davantage, les comédiens se  10séminèrent , chacun our10sant sa propre histoire. L’é10tion du lendemain fut  ju10cieuse et 10tribua beaucoup d’éloges.  Ils allèrent jusqu’à cent 10  représentations.



                                                                       Alice 

Repost 0
Published by Alice - dans Textes
commenter cet article
24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 09:03

« Il était une fois, un oiseau enfermé dans une cage accrochée à une fenêtre »

 Au petit matin, aplati devant la cage, Gris se rétrécit. L’oiseau ne se soucie pas de lui, sautille de barre en barre, vole jusqu’au sommet de la cage, vient picorer le millet. Le chat est content, il se fait oublier, ainsi peut-il déguster à son aise sa proie à distance, mesurer son embonpoint, son appétit,- comme il est gourmand pense-t-il ?- 
 Bientôt Gris s’étire voluptueusement. C’est l’heure du jeu ! à la bonne heure, l’oiseau peu méfiant, se frotte contre les barreaux. Gris s’assoit, rêve, ses yeux jaunes d’or musardent autour de la nuque de l’imprudent. Aucun signe de sa part ne laisse percevoir son tremblement intérieur. Le vertige le saisit quand il croise le regard incrédule de l’oiseau. La tête délicieuse de celui-ci tressaille devant le regard perçant.
 Gris est un beau chat persan. Sa robe est comme une pente enneigée d’ombres grises et bleutées. Devant lui, ce beau soleil  du matin lui réchauffe le cœur.
  Nonchalamment, sa patte vient effleurer la petite boule jaune. D’un saut vif, l’oiseau s’écarte de la patte mortelle. Gris est agacé, il complote juste pour voir si l’oiseau le reconnaît comme un ami ou un ennemi, à lui de choisir…
D’ailleurs son maître l’a bien dressé et ne lui permet pas d’attaquer l’oiseau. Dès qu’il bouge pan ! il a droit au sermon.  Gris n’aime pas les sermons, il aime sa liberté d’agir. Maintenant il ronronne sous le rayon de soleil qui l’enveloppe. L’oiseau chante plus fort !
 Gris pousse un miaulement rauque. L’oiseau lâche sa note en plein milieu et préfère se livrer à sa toilette, s’asperge d’eau et ébouriffe ses plumes. Le chat apprécie le gestuel de l’oiseau  en  fin connaisseur. Brusquement une grosse faim le fait tressaillir, Gris se ramasse et d’une détente, croque la souris blanche qui ce jour-là quitta sa retraite, le prenant pour un ami. 
                                                        

                                                                 Alice


 Proposition de Juliette pour Papier Libre 



 

Repost 0
Published by Alice - dans Textes
commenter cet article
22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 18:51

 

La physionomie de Saumur en 1900 n’a pas changé réellement de celle d’aujourd’hui.

Les transformations de la ville

Après 1853, une politique d’aménagement semblable à celle que mène Haussmann à Paris est mise en œuvre , grâce à des emprunts, de 1854 à 1862, achèvement de la levée d’enceinte qui protège la ville contre les inondations du Thouet, financement de l’abattoir, nouvel hôtel de ville, commencé en  1858, le théâtre, commencé en 1864, clocher de Saint-Nicolas, égouts, construction de l’hôtel de commandement. L’architecte Joly-Leterme est à l’origine de la plupart de ces constructions. Cette politique privilégie le monumental, donnant à la ville son visage définitif sur la Loire.

En 1900, c’est « la belle époque » pour Saumur qui est à son apogée. C’est une sous-préfecture  de renom comme en témoignent  des récits de voyage aux archives départementales.

En 1900, Saumur compte 16440 habitants. C’est la 3ème ville du département avant Angers et Cholet. En 1872, elle est dépassée par Cholet. Aujourd’hui , elle a 22000 habitants et Cholet 56000.

Une faible croissance démographique

On meurt plus à Saumur qu’ailleurs, la population est pauvre et il y a une grande insalubrité dans le quartier du Fenêt. On naît moins, les classes populaires n’ont pas beaucoup d’enfants, à l’époque, 2 par famille. Les grandes familles en ont plus. Les hommes sont plus nombreux, beaucoup d’ouvriers, de compagnons, domestiques. Les vignerons ont beaucoup d’enfants !

Le travail des Saumurois

3 % des Saumurois travaillent dans l’agriculture

46 % dans le secteur industriel et artisanal, (industries des vins champagnisés(

22 % sont employés de commerce

12 % de  domestiques, ceci  est lié à l’existence de 15 % de rentiers ou propriétaires qui emploient des domestiques.

Riches et Pauvres

La richesse appartenait à 13 % de défunts  des  classes supérieures  qui  possèdent 55 % de la fortune, alors que 33 % des classes populaires n’ont que 2,4 % de la fortune.

Ces Saumurois si divers se rencontrent-ils ? dans le quartier Saint-Pierre vivent de nombreux  journaliers, commerçants et artisans ainsi que des fonctionnaires et des rentiers. Le quartier Saint-Nicolas est à la fois un quartier d’artisans de commerçants, mais aussi de propriétaires-rentiers, de militaires. Les faubourgs du Fenêt et Saint-Michel  sont les plus pauvres.




                                                                 à suivre



D’après la conférence de Geoffrey Ratouis « Saumur en 1900 » et le livre « Histoire de Saumur « Hubert Landais, éditions Privat.

 

Repost 0
Published by Alice - dans Saumur
commenter cet article
15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 17:08

158



Sous la feuille d'automne, image du printemps



Alice

Repost 0
Published by Alice - dans Photos-Poésie
commenter cet article
14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 18:20




Sur la terre, un cratère de caractère

Tranchée dans le cru, coulées ténues

Cœur carbonisé, dans le tumulte attisé

Alerte à l’armure de la terre.

 

 

 

 

 

                                                    Alice

Repost 0
Published by Alice - dans Poésie
commenter cet article

Présentation

  • : Rêves et écritures d'Alice
  • : Ce blog reflète ce que j'ai envie de partager, à travers l'écriture, tout ce qui vient autour d'elle, livres, musique, peinture, référencement des blogueurs, des sites autour de la création littéraire. Textes et photos protégés sous le n°000477878-5-CopyrightDepot.com
  • Contact

Texte Libre