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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 18:31


"Mots de Tête" n°21 de Brunô pour "les Croqueurs de mots"

Le 10que de la lune 10paraissait derrière les arbres,
tan10  que les étoiles 10persaient leur  brillance, sur la scène du théâtre antique, l’Odyssée s’achevait, et les applau10sements du public apportaient à celui-ci un peu de  tié10sement après le refroi10sement de la nuit.

Sans 10courir davantage, les comédiens se  10séminèrent , chacun our10sant sa propre histoire. L’é10tion du lendemain fut  ju10cieuse et 10tribua beaucoup d’éloges.  Ils allèrent jusqu’à cent 10  représentations.



                                                                       Alice 

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 09:03

« Il était une fois, un oiseau enfermé dans une cage accrochée à une fenêtre »

 Au petit matin, aplati devant la cage, Gris se rétrécit. L’oiseau ne se soucie pas de lui, sautille de barre en barre, vole jusqu’au sommet de la cage, vient picorer le millet. Le chat est content, il se fait oublier, ainsi peut-il déguster à son aise sa proie à distance, mesurer son embonpoint, son appétit,- comme il est gourmand pense-t-il ?- 
 Bientôt Gris s’étire voluptueusement. C’est l’heure du jeu ! à la bonne heure, l’oiseau peu méfiant, se frotte contre les barreaux. Gris s’assoit, rêve, ses yeux jaunes d’or musardent autour de la nuque de l’imprudent. Aucun signe de sa part ne laisse percevoir son tremblement intérieur. Le vertige le saisit quand il croise le regard incrédule de l’oiseau. La tête délicieuse de celui-ci tressaille devant le regard perçant.
 Gris est un beau chat persan. Sa robe est comme une pente enneigée d’ombres grises et bleutées. Devant lui, ce beau soleil  du matin lui réchauffe le cœur.
  Nonchalamment, sa patte vient effleurer la petite boule jaune. D’un saut vif, l’oiseau s’écarte de la patte mortelle. Gris est agacé, il complote juste pour voir si l’oiseau le reconnaît comme un ami ou un ennemi, à lui de choisir…
D’ailleurs son maître l’a bien dressé et ne lui permet pas d’attaquer l’oiseau. Dès qu’il bouge pan ! il a droit au sermon.  Gris n’aime pas les sermons, il aime sa liberté d’agir. Maintenant il ronronne sous le rayon de soleil qui l’enveloppe. L’oiseau chante plus fort !
 Gris pousse un miaulement rauque. L’oiseau lâche sa note en plein milieu et préfère se livrer à sa toilette, s’asperge d’eau et ébouriffe ses plumes. Le chat apprécie le gestuel de l’oiseau  en  fin connaisseur. Brusquement une grosse faim le fait tressaillir, Gris se ramasse et d’une détente, croque la souris blanche qui ce jour-là quitta sa retraite, le prenant pour un ami. 
                                                        

                                                                 Alice


 Proposition de Juliette pour Papier Libre 



 

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 18:51

 

La physionomie de Saumur en 1900 n’a pas changé réellement de celle d’aujourd’hui.

Les transformations de la ville

Après 1853, une politique d’aménagement semblable à celle que mène Haussmann à Paris est mise en œuvre , grâce à des emprunts, de 1854 à 1862, achèvement de la levée d’enceinte qui protège la ville contre les inondations du Thouet, financement de l’abattoir, nouvel hôtel de ville, commencé en  1858, le théâtre, commencé en 1864, clocher de Saint-Nicolas, égouts, construction de l’hôtel de commandement. L’architecte Joly-Leterme est à l’origine de la plupart de ces constructions. Cette politique privilégie le monumental, donnant à la ville son visage définitif sur la Loire.

En 1900, c’est « la belle époque » pour Saumur qui est à son apogée. C’est une sous-préfecture  de renom comme en témoignent  des récits de voyage aux archives départementales.

En 1900, Saumur compte 16440 habitants. C’est la 3ème ville du département avant Angers et Cholet. En 1872, elle est dépassée par Cholet. Aujourd’hui , elle a 22000 habitants et Cholet 56000.

Une faible croissance démographique

On meurt plus à Saumur qu’ailleurs, la population est pauvre et il y a une grande insalubrité dans le quartier du Fenêt. On naît moins, les classes populaires n’ont pas beaucoup d’enfants, à l’époque, 2 par famille. Les grandes familles en ont plus. Les hommes sont plus nombreux, beaucoup d’ouvriers, de compagnons, domestiques. Les vignerons ont beaucoup d’enfants !

Le travail des Saumurois

3 % des Saumurois travaillent dans l’agriculture

46 % dans le secteur industriel et artisanal, (industries des vins champagnisés(

22 % sont employés de commerce

12 % de  domestiques, ceci  est lié à l’existence de 15 % de rentiers ou propriétaires qui emploient des domestiques.

Riches et Pauvres

La richesse appartenait à 13 % de défunts  des  classes supérieures  qui  possèdent 55 % de la fortune, alors que 33 % des classes populaires n’ont que 2,4 % de la fortune.

Ces Saumurois si divers se rencontrent-ils ? dans le quartier Saint-Pierre vivent de nombreux  journaliers, commerçants et artisans ainsi que des fonctionnaires et des rentiers. Le quartier Saint-Nicolas est à la fois un quartier d’artisans de commerçants, mais aussi de propriétaires-rentiers, de militaires. Les faubourgs du Fenêt et Saint-Michel  sont les plus pauvres.




                                                                 à suivre



D’après la conférence de Geoffrey Ratouis « Saumur en 1900 » et le livre « Histoire de Saumur « Hubert Landais, éditions Privat.

 

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 17:08

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Sous la feuille d'automne, image du printemps



Alice

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 18:20




Sur la terre, un cratère de caractère

Tranchée dans le cru, coulées ténues

Cœur carbonisé, dans le tumulte attisé

Alerte à l’armure de la terre.

 

 

 

 

 

                                                    Alice

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 14:15
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Derrière la vitre
Chaude lumière d'hiver
Naïf papillon






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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 16:39
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Lever du soleil
Embrasement du ciel noir
Odeur de café







   Alice





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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 15:09
Pour "Mots de tête n°20 de Brunô",

Proposition de Brunô : Ecrire une phrase, puis regarder la définition de chaque mot dans le dictionnaire, écrire la nouvelle version de cette phrase.

L'élève s'oriente après le lycée.

L'enfant ou le jeune qui reçoit l'enseignement d'un établissement scolaire/
prend une direction pour son activité/ après ses études secondaires.


"Le souvenir est le parfum de l'äme"    Georges Sand

Ce qui est inscrit dans la mémoire/ est l'odeur agréable et pénétrante d'origine naturelle ou artificielle/ de ce qui est l'essence de l'être humain.



                                                                       Alice









                                                                                                                                                                        






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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 19:21

 

Un pauvre petit grillon
Caché dans l'herbe fleurie,
Regardait un papillon
Voltigeant dans la prairie.
L'insecte ailé brillait des plus vives couleurs ;
L'azur, la pourpre et l'or éclataient sur ses ailes ;
Jeune, beau, petit-maître, il court de fleurs en fleurs,
Prenant et quittant les plus belles.
Ah ! disait le grillon, que son sort et le mien
Sont différents ! Dame nature
Pour lui fit tout, et pour moi rien.
Je n'ai point de talent, encor moins de figure.
Nul ne prend garde à moi, l'on m'ignore ici-bas :
Autant vaudrait n'exister pas.
Comme il parlait, dans la prairie
Arrive une troupe d'enfants :
Aussitôt les voilà courants
Après ce papillon dont ils ont tous envie.
Chapeaux, mouchoirs, bonnets servent à l'attraper ;
L'insecte vainement cherche à leur échapper,
Il devient bientôt leur conquête.
L'un le saisit par l'aile, un autre par le corps ;
Un troisième survient, et le prend par la tête :
Il ne fallait pas tant d'efforts
Pour déchirer la pauvre bête.
Oh ! oh ! dit le grillon, je ne suis plus fâché ;
Il en coûte trop cher pour briller dans le monde.
Combien je vais aimer ma retraite profonde !
Pour vivre heureux, vivons caché.

 

Fables Livre II
Jean-Pierre Claris de FLORIAN (1755-1794)

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 16:26





                                                                                                                                                                                                                               Un  soir, au creux d un banc, l’araignée tisse sa toile

Depuis longtemps, elle veut mettre les voiles

Un homme vient s’asseoir, une valise près de lui

L’intruse chassée, le voyageur écoute les bruits de la nuit

 Cette opiniâtre araignée, sur la valise, tisse sa toile

 

 

                                                                Ecrit pour Papier Libre





Poésie  à redécouvrir pour Noël pour "Mots de tête n°17 de Brunô"







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