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29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 18:32

 


Tableau de Peter HOWSON

 

 

 

Ils se connaissaient bien tous les six et aimaient cet instant où ils se retrouvaient avant le retour du soir.

Les toits de chaume et la courbe arrondie, verdoyante des arbres de leur village servaient de toile de fond sur laquelle ils appuyaient leurs têtes.

Assis sur le sol, ramassés sur leurs pieds bien à plat, ils bavardaient comme chaque jour en cet fin d’après-midi d’été.

On voyait les peaux nues brunies par le soleil qui tranchaient sur les simples habits de drap brun ou écru. Les muscles de leurs bras, de leurs jambes défigurés par l’effort et devenus grotesques, accrochaient le regard tant ils étaient noués et nerveux.

Les mains étaient puissantes, larges, habituées à soulever, pousser, arracher, cogner, trier. Des mains expressives, vivantes, habiles. Les deux femmes leur ressemblaient.

On pouvait deviner que leurs corps massifs eux-aussi, savaient lutter, s’arc-bouter devant l’épreuve du travail physique.

Assis, très proches les uns des autres ils écoutaient la dernière anecdote de celui-là qui comme tous les jours trouvait les mots et les gestes pour les captiver.

Attentifs au conteur, leurs visages n’étaient plus que fils tendus vers un ailleurs.

Mais ce jour-là, c’était différent. Jean, accablé, restait en retrait et Lucie sa femme ajustait son chapeau  pour cacher son désarroi. Sa sœur, Paule ne décolérait pas.

A la fabrique, des disputes et bagarres s’étaient déclenchées, et deux camps adverses s’étaient mis en place. L’affrontement fut inévitable. En réparation,  le chef  avait ordonné à Jean de s’excuser auprès de Michel, qui plaidait non coupable .Michel , rassurait ses compagnons, ses mains amplement ouvertes criaient son innocence…

Plus tard,  chacun perdu dans ses âpres pensées prit le chemin du retour, demain serait plus calme.



 



Retrouvez d'autres textes inspirés par ce tableau 

 

http://papierlibre.over-blog.net/

Merci à Juliette


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Published by Alice - dans Textes
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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 20:30





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J'attendrai la lune
Pour revenir à la maison,
L'orange rouge
Piquée dans mes cheveux
Sera visible à sa lumière

Princesse Awata
(morte en 764)


http://tanit.magicrpm.com/327571/Sakura-Sakura-Melodie-japonaise-traditionnelle-flute-Jean-Pierre-Rampal/



Anthologie de la poésie japonaise classique
Editions Poésie/Gallimard


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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 18:07

Le château d'eau, a bercé mon enfance, c'était l'époque de l'aménagement de l'eau courante dans les villes, la construction
des châteaux d'eaux.

Et pourtant, le château d'eau reste insignifiant à nos yeux, lorsque nous parcourons les routes.

J'ai donc une affection particulière pour ce livre de
Jean-Yves Jouannais," Prolégomènes à tout château d'eau"
publié par
Inventaire-Invention

Voici un extrait :

Oeil (des châteaux d'eau)

Dans deux tableaux de Edward Hopper, des personnages, las, seuls, mélancoliques, de leur intérieur, regardent la vile à travers une fenêtre. Cette fenêtre est bien sûr un nouveau tableau. Et le sujet de ce second tableau n'est pas vraiment la ville, c'est dans les deux cas, un château d'eau, l'un de ces water tanks qui vivent et prospèrent comme une espèce à part entière, relevant d'un règne particulier, sur les toits des villes américaines. Ces peintures ont pour titre Office in a Small City (1953) et Morning Sun (1952). La logique veut que lorsque la perspective est inversée, lorsque les personnages sont vus à l'intérieur de leur appartement et que le regard extérieur, urbain, est en légère plongée, ce soit cette fois le château d'eau qui les observe. C'est le cas  de Night Windows (1928). Plus généralement, peignant la ville, The City (1927), Et Palacio (1946), Edward Hopper choisit toujours le point de vue du château d'eau.



Alice

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Published by Alice - dans Littérature
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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 17:26
Après le mardi gras, le mercredi des cendres  a marqué  dans la tradition religieuse chrétienne l'ouverture d'une période de quarante six jours pendant laquelle les croyants sont appelés à faire des jours de jeûnes et de privations, de pénitences et de prières, appelée le Carême. D'où des mines pas forcément réjouies ... ce qui a donné naissance à l'expression " face de carême" pour désigner un visage pâlot et maigrichon. Abstinence ! Tel est le maître mot ! Pas question de toucher aux aliments gras ! On se contentera de les regarder avec envie ...d'où encore le sobriquet d' " amoureux de carême" pour les timides qui ne font que dévorer des yeux l'objet de leur passion !
Le carême revient invariablement à la même époque, et, même si les dates du début et de fin varient en fonction de la date de Pâques,fixée quant à elle selon le calendrier lunaire, invariablement le mois de mars est inclus dans ce carême, ce qui explique l'expression " tomber comme mars en carême" pour parler d' une chose qui arrive inévitablement ou d'un homme qui se trouve systématiquement à un certain endroit, à une certaine heure.
Pourquoi ce nom de  carême ? Tout simplement parce que le mot vient du latin vulgaire  *quaresima, lui même issu quadragesima ( dies ), soit le quarantième  (jour) avant Pâques.

Isabelle pour
Mots-Passions
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Published by Alice - dans A l'origine
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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 20:54
La veille de la chandeleur
L’hiver se passe ou prend rigueur
Si tu sais bien tenir la poêle
A toi l’argent  en quantité
Mais gare à ta mauvaise étoile
Si tu mets la crêpe à côté…


Eh oui, c’est cette semaine que l’on fait sauter les crêpes…mais avant de la faire sauter, il faudra répandre sur la poêle une pâte liquide qui sera saisie par la chaleur, se ridera et se gondolera ….d’où son nom !
Cresp(e), en ancien français, était un adjectif qui signifiait «  frisé, ondulé » …comme est d’ailleurs aussi le mot crêpe ! A l’origine, un verbe latin, crispare, friser, rider.
Quand viendra le moment de lancer la  crêpe en l’air, surtout, ne ratez pas votre coup ! Détendez-vous, et ne soyez pas …crispés ! Si votre bras est souple, sans crispation dans le muscle…c’est à dire pas « tordu » (car le verbe crisper signifie d’abord «  tortiller, tordre ») aucun souci …à vous l’argent, en quantité ! 

Isabelle dans 
Mots passions







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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 11:39



Dans le blog de Luc

Un article sur une première mondiale à Laval
un bras - Robot - chef d'orchestre
dirige différentes oeuvres, Schubert en est une. 
Une impression de malaise, devant cette exploration de la science.




Alice

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Published by Alice - dans Musique
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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 15:44

C'est Guido d'Arezzo, théoricien de la musique qui en 1028, s'inspire d'un hymne de vêpres pour trouver un nom à chaque note de l'octave.
 Lire la suite
...

http://www.francparler.com/dossier_1.php

                                                   

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13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 17:46

Connaissez-vous l'origine de la tradition de la "bûche de Noël" ?

Avec son autorisation, je vous fais partager la recherche d'Isabelle sur Mots passions 

La bûche de Noël
Traditionnel dessert de Noël qui doit son nom à son aspect de « bûche », comme celle que l'on brûle dans les cheminées ! C'est qu'autrefois l'expression «  bûche de Noël » ne désignait pas un gâteau, mais vraiment ce gros morceau de bois que l'on mettait à brûler dans l'âtre.
Pourquoi de Noël alors ? Parce qu'il faut bien vous dire que ce n'était pas tous les jours que l'on se permettait de brûler une bûche ! On se contentait de petit bois, voire de brindilles.Le bon bois, on le mettait de côté, on l'économisait, pour les jours de grand froid, et la bûche était un luxe ! Celui qu'on s'offrait en la nuit de Noël !

Car cette bûche-là, on y tenait ! C'était une tradition, héritée des Celtes. Au solstice d'hiver, ils allumaient des feux qui symbolisaient la renaissance du soleil et qui devaient, par leur vertu surnaturelle, les protégeaient. Un rite « païen », que les chrétiens  reprirent à leur  compte, comme bien d'autres.
Le  maître la maison (ou les jeunes filles, ou encore la mère de famille, selon les régions) enflammait la bûche, l'arrosait d'huile, de sel et de vin cuit, sensés les  protéger eux aussi contre la foudre et le diable, et récitaient des prières de circonstances. Tout au long du Moyen Age  superstitions païennes et croyances chrétiennes ont coexisté, sinon officiellement, du moins dans le secret des maisons.
Pour vous dire comme elle était belle et grosse cette bûche ! elle devait brûler jusqu'au premier janvier, ou, au moins, douze heures consécutives, sans jamais s'éteindre. En certaines régions même on entretenait un feu pendant les douze jours de Noël, depuis la veillée du 24 décembre, jusqu'au jour de l'Epiphanie, le 6 janvier.
En certains endroits, on  frappait cette bûche, et plus on la frappait, plus il y avait d'étincelles qui représentaient le nombre des grains des récoltes prochaines. 
Alors, de l'âtre à l'assiette , eh bien les grandes cheminées ont  progressivement disparu  des maisons, et le rite s'est éteint. La bûche de bois a d'abord été remplacée par une décoration de table, une bûchette parée de verdure et de bougies miniatures.
Ce n'est qu'au 19ème siècle que le fameux dessert a fait son apparition sur les tables françaises ! A-t- elle été tout d'abord de glace ou de chocolat, on ne le sait pas exactement. Il semblerait que ce soit un ouvrier pâtissier de La Vieille France à Paris qui  ait eu l'idée le premier de reproduire l'écorce par de la crème au beurre de chocolat. Bocuse, lui, prétend que son origine est lyonnaise.
Isabelle L.

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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 17:14

 

BONNE ET HEUREUSE ANNEE A TOUTES ET TOUS !

 

Et pour commencer cette nouvelle année, un coup de coeur pour ce blog où humour, photos de talents, poésie de la vie sont rois.

 

Le blog de PIERROT

 http://pierrotblog.hautetfort.com/archive/2008/01/07/linge.html

 

Alice

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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 15:08

 

 

Carson Mac Cullers  (1917-1967) achève son manuscrit en 1939, publié en 194O, c'est un succès immédiat.

 

Résumé de l'histoire :

5 personnages cherchent un moyen de s'exprimer et de s'unir en esprit avec quelque chose qui les dépasse. L'un des personnages est sourt-muet. C'est autour de lui que s'ordonne le livre. Poussés par leur propre solitude, les quatre autres personnages découvrent en lui une sorte de supériorité mystique, et ils en font leur idéal. Du fait de son infirmité, Singer garde quelque chose de flou, d'imprécis.

Ses amis peuvent donc lui attribuer toutes les qualités qu'ils souhaitent lui voir. Son silence inaltéable a une force d'attraction irrésistible. On peut mettre en parallèle le lien qui unit les quatre personnages à Singer et celui qui unit Singer à son ami sourd-muet Antonapoulos. Seul Singer est capable de découvrir chez Antonapoulos un peu de sagesse et de dignité.  Singer est enitièrement submergé par cet amour. Pourtant les quatre amis de Singer ignorent tout d'Antonapoulos. L'ironie de cette situation grandit lentement et plus le livre progresse, plus elle devient évidente.

"Ils partageaient l'étage d'une petite maison à proximité du quartier commerçant de la ville. Il comprenait deux pièces. Antonapoulos préparait leurs repas sur le fourneau de la cuisine. Les chaises de cuisine droites, simples, servaient à Singer, et le sofa rembourré à Antonapoulos. La chambre était essentiellement meublée d'un vaste lit double couvert d'un édredon pour le gros Grec, et d'un étroit lit de fer pour Singer.

Le dîner durait longtemps parce que Antonapoulos aimait manager et qu'il était très lent. Après le repas, le gros Grec s'étendait sur le sofa et se passait longuement la langue sur chaque dent, par délicatesse, ou pour garder la saveur des ailiments -tandis que Singer lavait la vaisselle.

Le soir, les muets jouaient parfois aux échecs. Singer avait toujours beaucoup apprécié ce jeu et, des années auparavant, il avait essayé de l'apprendre à Antonapoulos. Au début, son ami ne s'intéressa guère aux manoeuvres des diiférentes pièces sur l'échiquier. Puis Singer se mit à cacher sous la table une bonne bouteille qu'll sortait à la fin de chaque leçon. Le Grec ne se fit jamais aux mouvements fantasques des cavaliers ni à l'irrésistible mobilité des reines, mais il retint quelques coups d'ouverture. Il préfèrait les blancs et refusait de jouer quand on lui donnait les noirs. Après les premiers coups, Singer poursuivait la partie tout seul sous le regard assoupi de son ami."

 

Les deux personnages  rappellent un autre tandem célèbre du cinéma.

 

 

 Carson Mac Cullers, Le coeur est un chasseur solitaire - La Cosmopolite - Stock

Alice

 

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