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13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 17:46

Connaissez-vous l'origine de la tradition de la "bûche de Noël" ?

Avec son autorisation, je vous fais partager la recherche d'Isabelle sur Mots passions 

La bûche de Noël
Traditionnel dessert de Noël qui doit son nom à son aspect de « bûche », comme celle que l'on brûle dans les cheminées ! C'est qu'autrefois l'expression «  bûche de Noël » ne désignait pas un gâteau, mais vraiment ce gros morceau de bois que l'on mettait à brûler dans l'âtre.
Pourquoi de Noël alors ? Parce qu'il faut bien vous dire que ce n'était pas tous les jours que l'on se permettait de brûler une bûche ! On se contentait de petit bois, voire de brindilles.Le bon bois, on le mettait de côté, on l'économisait, pour les jours de grand froid, et la bûche était un luxe ! Celui qu'on s'offrait en la nuit de Noël !

Car cette bûche-là, on y tenait ! C'était une tradition, héritée des Celtes. Au solstice d'hiver, ils allumaient des feux qui symbolisaient la renaissance du soleil et qui devaient, par leur vertu surnaturelle, les protégeaient. Un rite « païen », que les chrétiens  reprirent à leur  compte, comme bien d'autres.
Le  maître la maison (ou les jeunes filles, ou encore la mère de famille, selon les régions) enflammait la bûche, l'arrosait d'huile, de sel et de vin cuit, sensés les  protéger eux aussi contre la foudre et le diable, et récitaient des prières de circonstances. Tout au long du Moyen Age  superstitions païennes et croyances chrétiennes ont coexisté, sinon officiellement, du moins dans le secret des maisons.
Pour vous dire comme elle était belle et grosse cette bûche ! elle devait brûler jusqu'au premier janvier, ou, au moins, douze heures consécutives, sans jamais s'éteindre. En certaines régions même on entretenait un feu pendant les douze jours de Noël, depuis la veillée du 24 décembre, jusqu'au jour de l'Epiphanie, le 6 janvier.
En certains endroits, on  frappait cette bûche, et plus on la frappait, plus il y avait d'étincelles qui représentaient le nombre des grains des récoltes prochaines. 
Alors, de l'âtre à l'assiette , eh bien les grandes cheminées ont  progressivement disparu  des maisons, et le rite s'est éteint. La bûche de bois a d'abord été remplacée par une décoration de table, une bûchette parée de verdure et de bougies miniatures.
Ce n'est qu'au 19ème siècle que le fameux dessert a fait son apparition sur les tables françaises ! A-t- elle été tout d'abord de glace ou de chocolat, on ne le sait pas exactement. Il semblerait que ce soit un ouvrier pâtissier de La Vieille France à Paris qui  ait eu l'idée le premier de reproduire l'écorce par de la crème au beurre de chocolat. Bocuse, lui, prétend que son origine est lyonnaise.
Isabelle L.

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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 17:14

 

BONNE ET HEUREUSE ANNEE A TOUTES ET TOUS !

 

Et pour commencer cette nouvelle année, un coup de coeur pour ce blog où humour, photos de talents, poésie de la vie sont rois.

 

Le blog de PIERROT

 http://pierrotblog.hautetfort.com/archive/2008/01/07/linge.html

 

Alice

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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 15:08

 

 

Carson Mac Cullers  (1917-1967) achève son manuscrit en 1939, publié en 194O, c'est un succès immédiat.

 

Résumé de l'histoire :

5 personnages cherchent un moyen de s'exprimer et de s'unir en esprit avec quelque chose qui les dépasse. L'un des personnages est sourt-muet. C'est autour de lui que s'ordonne le livre. Poussés par leur propre solitude, les quatre autres personnages découvrent en lui une sorte de supériorité mystique, et ils en font leur idéal. Du fait de son infirmité, Singer garde quelque chose de flou, d'imprécis.

Ses amis peuvent donc lui attribuer toutes les qualités qu'ils souhaitent lui voir. Son silence inaltéable a une force d'attraction irrésistible. On peut mettre en parallèle le lien qui unit les quatre personnages à Singer et celui qui unit Singer à son ami sourd-muet Antonapoulos. Seul Singer est capable de découvrir chez Antonapoulos un peu de sagesse et de dignité.  Singer est enitièrement submergé par cet amour. Pourtant les quatre amis de Singer ignorent tout d'Antonapoulos. L'ironie de cette situation grandit lentement et plus le livre progresse, plus elle devient évidente.

"Ils partageaient l'étage d'une petite maison à proximité du quartier commerçant de la ville. Il comprenait deux pièces. Antonapoulos préparait leurs repas sur le fourneau de la cuisine. Les chaises de cuisine droites, simples, servaient à Singer, et le sofa rembourré à Antonapoulos. La chambre était essentiellement meublée d'un vaste lit double couvert d'un édredon pour le gros Grec, et d'un étroit lit de fer pour Singer.

Le dîner durait longtemps parce que Antonapoulos aimait manager et qu'il était très lent. Après le repas, le gros Grec s'étendait sur le sofa et se passait longuement la langue sur chaque dent, par délicatesse, ou pour garder la saveur des ailiments -tandis que Singer lavait la vaisselle.

Le soir, les muets jouaient parfois aux échecs. Singer avait toujours beaucoup apprécié ce jeu et, des années auparavant, il avait essayé de l'apprendre à Antonapoulos. Au début, son ami ne s'intéressa guère aux manoeuvres des diiférentes pièces sur l'échiquier. Puis Singer se mit à cacher sous la table une bonne bouteille qu'll sortait à la fin de chaque leçon. Le Grec ne se fit jamais aux mouvements fantasques des cavaliers ni à l'irrésistible mobilité des reines, mais il retint quelques coups d'ouverture. Il préfèrait les blancs et refusait de jouer quand on lui donnait les noirs. Après les premiers coups, Singer poursuivait la partie tout seul sous le regard assoupi de son ami."

 

Les deux personnages  rappellent un autre tandem célèbre du cinéma.

 

 

 Carson Mac Cullers, Le coeur est un chasseur solitaire - La Cosmopolite - Stock

Alice

 

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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 11:45

 

 

 

"La mort est toujours la même, et chacun, pourtant, meurt de sa propre mort"

 

 

 

Carson Mac Cullers - L'horloge sans aiguilles -  Stock, 1962

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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 19:45

 

 

 

 

Des draps blancs dans une armoire

Des draps rouges dans un lit

Un enfant dans sa mère

Sa mère dans les douleurs

Le père dans le couloir

Le couloir dans la maison

La maison dans la ville

La ville dans la nuit

La mort dans un cri

Et l’enfant dans la vie.

 

 

Jacques Prévert – Premier Jour -1945

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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 17:56

Dans la solitude du froid, tu t’attables sur un rayon de soleil, une boussole à demi-effacée gît à tes pieds. De tes racines coupées, bras desséchés,  des bouts de rhizome flottent vers un désir de lumière. De longs palabres sont entamés entre toi et ton ciel intérieur. Une lumière mentale apparaît sur ton visage, des traits jubilatoires naissent devant les passerelles semées. Des yeux purs te regardent et t’aident à apprivoiser avec tact les bourgeons à venir.

 

Alice

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6 octobre 2007 6 06 /10 /octobre /2007 16:37

 

 

Bien après la paresse des nuits sur les routes des bombes étoilées

 

Toi, l'enfant au visage-détresse

 

        apprivoise les bouts de soleil

        les châteaux de vent

        les charmes écumants

 

résiste aux palabres des traces guerrières,

 

laisse le parfum gracieux de la vie s'attabler près de toi avec tact, 

   

Présage de vie, dans la caresse des jours.

 

 

 

Alice

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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 16:22

 

 

"Un visage

mais chaque visage

est la forme de ma vie

et je visage de toi

comme tu visages de moi

plus profond que toute la peau

jusqu'au dedans où les tristes

retrouvent

la matière

des joies"

 

Henri Meschonnic, Tout entier visage, Arfuyen, 2005, p73

 

 

 

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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 20:11

 

 

 

Au bord de nous-mêmes, à l’orée du vide inquiétant

L’épaisseur de la peau, peau de chagrin

Pourquoi voyager au risque d’un gros grain

Ou d’un soleil ardent ? 

 

 

Au bord de nous-mêmes, à l’orée du vide inquiétant

Béatitude des habitudes, réservoir du non-étrange

Pourquoi quitter ces plaines aux bords entretenus

Et risquer le bois noir, aux limites inconnues ? 

 

 

Collines, montagnes, rivières, volcans

Paysages intérieurs de l’histoire silencieuse

Dorment en secret dans un cloître emmuré

 

 

Soudain, par la faille, explosions !

Les souvenirs se bousculent, les émotions débordent

Trop-plein de l’âme, trop-plein de la peau

Pas trop de mal tout de même

Nous restons au bord de nous-mêmes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Alice

 

 

 

 

 

 

 

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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 15:59

 

 

Drame nocturne

En silence, la Nuit d'été s'avance, solitaire et bleue, à travers les ténèbres de la haute forêt.

Elle répand l'argent sur le sentier veiné par les racines.

Elle murmure. Elle dit aux fleurs tremblantes des contes de paix et de bonheur. Et, parmi le bruissement familier des ramures, sa voix résonne douce comme le son des cloches d'un village le dimanche.

Les fleurs écoutent énivrées.

Elles redressent leurs têtes penchées pour, avec gratitude, plonger leur regard dans les yeux pers de la Nuit grave...

 Et les oiseaux tressaillent dans leur sommeil, bénis par la déesse qui dispense les songes. Partout règne la paix...

Aussi paisible que le petit coeur de l'enfant innocent aux yeux clairs, s'étend le monde infini de la Nuit...

Mais là, gigantesque, grise, une levée de terre coupe la forêt.

Sur la meurtrissure de ce remblai glissent deux serpents luisants.

Rainer Maria Rilke  - Serpents d'argent -  Edition Desjonquères

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