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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 18:37

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Assaut de l’eau

Arbre vogue en liberté

Barque entravée

 

 

 

Saumur, pont Cessart Décembre 2011

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 13:16

 Poésie du Jeudi chez les Croqueurs de Mots, thème « l’hiver» proposé par Fanfan 

   

5 mars 

« Pas un oiseau ne crie. L’hiver a pétrifié la vie. Le monde

 attend son réveil. La neige, la chute d’eau, les nuages, le

 silence même  sont en suspens. Un jour, les choses reprendron-

dront leur cours. La chaleur descendra du ciel et le flux prin-

tanier gonflera les tissus de la nature. Les veines des bêtes

battront d’un sang neuf. Les thalwegs se rempliront d’eau,

la sève des arbres pulsera. Les feuilles perceront la gangue

des bourgeons, les neiges murmureront qu’elles veulent

retourner au lac, les larves écloront, les insectes sortiront

de la terre. Un ruissellement monstrueux nappera les ver-

sants. La vie coulera sur les pentes, les bêtes descendront

boire et les nuages d’été ramperont vers le nord. Pour l’ins-

tant je suis seul à me débattre dans la poudreuse pour ren-

trer chez moi.

Patin à glace, le soir. Une heure à glisser sur la laque.

Avec les visions qui défilent sous mes yeux – plaques

d’obsidienne, zébrures bleu lagon : une pub pour parfum

des années 80.

Sur la glace, un îlot de neige épargné par le vent. Je m’y

échoue pour un cigarillo. Les craquements du Baïkal se

répercutent dans mes os.  Il fait bon vivre près d’un lac. Le

lac offre un spectacle de symétrie (les rives et leur reflet)

et une leçon d’équilibre (l’équation entre l’apport des

affluents et le débit des exutoires). Pour que se maintien-

nent les niveaux hydrographiques, il faut une précision

miraculeuse. Chaque goutte versée au crédit de la vasque

doit être redistribuée.

Vivre en cabane c’est avoir le temps de s’intéresser à des

choses pareilles, le temps de les écrire, le temps de se relire.

Et le comble, c’est qu’une fois tout cela accomplit, il reste

encore du temps.

Au carreau ce soir, la mésange, mon ange."

 

           Dans les forêts de Sibérie (Février-Juillet 2010) p.79-80 de Sylvain Tesson, édition Gallimard

 

Coup de coeur pour ce livre, récit de six mois de solitude au bord du lac Baïkal en Sibérie. L'auteur raconte au jour le jour sa vie de citadin transformée en ermite. Le temps de lire ses livres choisis pour cet exil, le temps d'observer la nature infiniement, ses couleurs, ses bruits. La peur des ours, les rencontres improvisées avec les habitants éloignés  du lac, les exercices physiques à couper du bois pour se chauffer, se réchauffer le moral avec la vodka, les nombreuses  explorations en traîneau, en raquettes. L'auteur, avec son écriture poétique, nous fait partager au plus près sa vie au bord du lac Baïkal.

 


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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 00:27

 

 

Les veillées ont joué un grand rôle dans le milieu troglodytique. Des légendes reflètent plus ou moins l’histoire et les lieux du Saumurois. Chaque hameau ou village comptait deux ou trois veilloirs

 Fichier:Louresse-Rochemenier site troglodytique (10).JPG

Les Bœufs

Cette merveille des bêtes parlant le langage des humains la nuit de Noël n’a pu être vérifiée sans dommage que lorsque seulement le hasard vous amenait, sans y penser, sans le chercher, à vous rendre compte du miracle.

Le malheur, la mort même étaient la punition des curieux voulant épier le prodige. Pour vous en convaincre, il n’est que d’écouter cette histoire.

Il y a bien longtemps, un habitant  du village ne se cachait pas pour étaler à ce sujet son scepticisme, quand le soir à la veillée quelqu’un rappelait le fait prodigieux. Coupant court un jour à toute discussion, il déclara : « J’en aurai le cœur net », haussant dédaigneusement les épaules.

La nuit de la Nativité arrivée, il laissa prendre à sa famille, ses voisins, ses amis, le chemin de l’église. Quittant sa cave-demeurante, il se faufila dans la carrée, atteignit l’étable dont il avait laissé à dessein la porte entr’ouverte, et s’y glissa sans bruit.

« Saint Thomas, se disait-il s’est bien permis de vérifier. Pourquoi ne ferai-je pas de même ? »

Allongé sur la paille, il goûtait la tiédeur du lieu dont l’ambiance rappelait celle de la naissance du Sauveur. La voûte, taillée en coupole à même la tuffe, gardait jalousement la chaleur. Les vaches ruminaient, l’âne tirait sur sa longe, les « biques » grattaient la paroi de leurs cornes. L’homme s’assoupit.

Apporté par le vent de bise, le premier coup de minuit lui parvint très net, l’arrachant au sommeil.

Le fond de l’étable, du côté où sagement couchés, pattes repliées sous le ventre ses grands bœufs, ses compagnons si chers attelés comme lui quotidiennement au rude labeur de la terre, pour lesquels sa tendresse était immense, s’illumina tout à coup d’une lueur étrange, tout à la fois douce et vive.

« Martin, celui dont la tête s’éclairait d’une jolie lune blanche, dit alors : « Que fait-on demain, « Luron » ?

« Luron », lent comme tous ceux de son espèce, médita un temps assez long sa réponse, sans interrompre pour autant la mastication de son dîner.

Pâle d’émotion, le paysan retint son souffle.

Puis, du même ton, de la même voix qu’un quelconque habitant du village, Luron répondit à son compagnon : « Demain ?... Ah ! Mon pauvre Martin….

Demain ?... nous tirerons le char qui conduira notre bon maître à sa dernière demeure…. »

 

                                                Contes et Légendes  Le Puy-Notre-Dame

- Extrait du livre : Les Troglodytes en Anjou à travers les âges - Folklore

De J. et C. Fraysse  , Ouvrage publié avec  le concours du Centre National de la Recherche Scientifique

Préface de Georges-Henri Rivière

Source photo : wikipédia, habitat troglodyte Louresse Rochemenier près de Saumur

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 14:02

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Photo Flickr

 

Étymol. ET HIST. − 1. 1751 arts graph. (Encyclop. t. 1 : Anamorphose. En Perspective & en Peinture, se dit d'une projection monstrueuse ou d'une réprésentation défigurée de quelque image, qui est faite sur un plan ou sur une surface courbe, & qui néanmoins à un certain point de vûe, paroît reguliere et faite avec de justes proportions .

 

Source : http://www.cnrtl.fr/definition/anamorphose

 

 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 18:34

Elle chante un peu voilé
Souple comme le vent
C’est une mélodie sans paroles
Hors du temps
Elle chante les yeux fermés
En fléchissant le cou
Plongée dans un pays très éloigné de vous

Cesaria Evora (partie en portugais)

Refrain :
Mais d’où lui vient
Cette infinie douceur
Cette sensualité mélangée de pudeur
Ses belles mains quand elles se posent
sur une épaule ou sur mon bras
Tout se métamorphose
On oublie la mort on s’en va

Elle chante la terre rouge
La sèche, la stérile
Elle chante les hommes proscrits, les sans - terre dans les villes
Les jeunes filles en noir et tous les enfants dans les rues
Les longues années sans pluie et ceux qu’on n’a jamais revus

Cesaria Evora (partie en portugais)

Refrain
Mais d’où lui vient
Cette infinie douceur
Cette sensualité mélangée de pudeur
Ses belles mains quand elles se posent
sur une épaule ou sur mon bras
Tout se métamorphose
On oublie la mort on s’en va

Cesaria Evora (partie en portugais)

Savoir qui était fluide
D’abord se brise et se renforce
Telle est la vie la mort, la fragilité et la force (2x)

Paroles - extrait de l'album Carnet de Bord
Source :

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 09:00

 

Poésie du Jeudi  chez les "Croqueurs de mots" thème « Enfances » pour Lilie              

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L'enfant de lune

 

La lune en maraude au coeur des vergers

 

Grimpait aux pommiers en jupon d'argent ;

 

Surgirent des chiens rauques, déchaînés :

 

La lune s'enfuit, laissant un enfant.

 

 

Il vint avec nous en classe au village,

 

Tout à fait semblable aux autres garçons

 

Sauf cette clarté nimbant son visage

 

Sous le feu de joie de ses cheveux blonds.

 

 

Il aimait la pluie, les sources, les marbres,

 

Tout ce qui ruisselle et ce qui reluit ;

 

Le soir il veillait très tard sous les arbres

 

Regardant tomber lentement la nuit.

 

 

La lune en maraude au coeur des vergers

 

Vint chercher l'enfant un soir gris d'automne :

 

Vite, il  s'envola. J'entends à jamais

 

Le bruit de son aile amie qui frissonne.

 

 

                                        Marc Alyn  

 

 

  

Le poète est « une espèce silencieuse de musicien, de voyant aveugle, scribe errant au seuil des cultures, frontalier des états extrêmes ajournant sans cesse sa propre mort pour cause d’urgence poétique » Marc Alyn

Ecrivain et poète, Marc Alyn, de son vrai nom Alain-Marc Fécherolle,  est né en 1937 à Reims. Il publie son premier recueil, Liberté de voir, en 1956.  Le temps des autres reçoit le prix Max Jacob l’année suivante, le jour de ses 20 ans. Fondateur en 1966 de la collection Poésies/Flammarion, il y révèle Lorand Gaspar, Bernard Noël, Andrée Chedid. L’alphabet du Feu, publié dans les années 1990, après son séjour à Byblos est perçue comme l’une de ses publications majeures.


 

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 17:11

Pour Papier Libre, thème « labyrinthe » proposé par Juliette

Dans un parc

Au petit matin, vibre la lumière,  le jardin dessine ses ombres fières, au loin le château se dresse, imposant.

 Près des arbres feuillus bordant l’allée cavalière,  nimbée d’optimisme, j’avance sur le chemin, vers la statue équestre.

Au pied de celle-ci,  changeant mes habitudes, je m’engage sous une longue voûte de verdure. Je m’endors  un peu en contemplant la monotonie du décor. Est-ce ainsi que je vis ? Quelque part dans le ciel,  le cri des corbeaux me fait tressaillir.

L’obscurité descend de cet entrelacs de branches. La pénombre entoure les arbres, m’exerçant à souffler dans un  pas accéléré, j’aboutis au pied d’une cathédrale d’arbres austères. L’entrée majestueuse me saisit avec sa vaste ramure  frissonnante. Assise, sur un banc-arbre, j’écoute les orgues des frêles feuillages. Un rayon de lumière me guide vers la sortie de cette chapelle inattendue. Une pièce d’eau ornée d’une sculpture d’ange, m’attend sous ce ciel d’après-midi. Je me penche et ne vois qu’un fond noir où nagent quelques algues. Ramassant de petites pierres, je me dirige vers une ouverture mi-roche, mi-arbre, une grotte aux parois obliques.

Au fond,  dans les ténèbres de la galerie, l’absence de repères, l’incertitude de mes pas, l’inquiétude m’étreint. Je dispose les pierres sur des rochers plus élevés, cela me rassure.

J’ai l’impression de tourner en rond , en espérant que ce dédale finisse bientôt, je mets toute ma volonté à comprendre pourquoi  je me suis mise dans cette situation.

 Il me revient mes espérances, l’absence d’étoiles me laisse, désarmée. Qu’est- ce que je cherche dans cet endroit sans ciel ?

Le plafond de la grotte s’abaisse, et je dois me mettre à ramper. Les stalactites me piquent le dos, l’air se raréfie, je descends, descends comme au fond d’un puits et atteins le bord d’une rivière souterraine que je devine au murmure de l’eau contre les parois. L’eau glacée s’incruste autour de mes chevilles. Une forte odeur  de moisissure flotte dans l’air pesant et froid. Une pensée me tenaille, qu’allait devenir, cet étrange périple, pourquoi suis-je partie, insouciante, vers ces lieux hostiles. Je relève la tête et décide de continuer. L’eau raidit mes pieds et jambes,   le courant effleure mes mains. Du bout des pieds, je tâtonne vers  la remontée de l’autre rive. En m’arcboutant aux rochers, j’escalade les pierres aigues. Une montée périlleuse, sur le sol ferme, un noir dédale de murailles se poursuit. Longtemps, j’erre dans les méandres de cette galerie. Une tâche blanche me barre la route. Une porte.

Une porte, elle filtre le son d’un impromptu de Schubert. Le souterrain aboutit dans la salle de bal du château.

 

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 11:55

 

 

 

 

Poésie du Jeudi chez les Croqueurs de Mots, thème « Lumières » proposé par Lillie

 

 IMG 0222

 

 

Sur la fin

 

 

Le disque qui incendiait le paysage vient de

 tomber sur une pique. Etait-ce le soleil mort ou

 un cercle de fer ?

Les ailes du moulin le balançaient entre deux

arbres où le feu d’artifice est éteint. Et l’horizon

 que j’avais pris pour un trait de fusain disparaissait.

 

 

 

 

 Pierre Reverdy - extrait de La liberté des mers, Poésie/Gallimard

 

 

 

 

Photo personnelle, à Saumur

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 09:40

Vous souvenez-vous de la musique qui hante les personnages de ce très beau film ? Une belle surprise, le concerto en ré majeur pour violon et orchestre de Tchaikovski sera l'une des oeuvres présentée aux Folles Journées de Saumur les 27, 28, 29 janvier 2012. Laurent Korcia est invité en soliste de l’orchestre Sinfonia Varsovia. De beaux moments à venir.

1. 

 

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 18:15

 

 

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Lever du soleil

Embrasement du ciel noir

Odeur de café

 

 

 

 

 

Photo personnelle, novembre 2011 , le ciel découpé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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