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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 10:37

Chez les Croqueurs de Mots "Mots de tête ou Maux de tête" thème proposé par Tricôtine

 

 

Elle a oublié sa destination et ne se creuse pas la tête pour la retrouver. Simplement, elle change de train, attirée par la sonorité du nom de la ville.

Arrivée à Marseille, elle prend le bateau et accomplit une traversée bercée par la lumière. Bastia lit-elle au débarcadère.

Fini la tête dans les nuages !  Se gronde-t-elle et elle écrit sur le champ dans son carnet, la couleur de la mer et des nuages, la tessiture des mots qu’elle entend. En car, elle découvre  à nouveau le tour de l’île et  recueille une belle moisson de mots.

Revenue à Bastia, elle prend le bateau en sens inverse, puis le train à Marseille, dépasse le changement de train et continue sur Paris sa ville de départ où elle se rend directement chez son éditeur.

- Nous avions rendez-vous il y a  six jours, lui rappela-t-il

- Peut-être dit-elle l’air indifférent

- Alors que m’apportez-vous ?

- une  nouvelle

- Sur ?

- L’histoire d’une femme qui semble ne plus avoir  toute sa tête, elle part  sans but ayant oublié sa destination en fait  sans le savoir, elle va vers ses souvenirs.

 

 

                                                                                                         Alice, le 15 avril 2013

 

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 13:34

Poésie du Jeudi chez les Croqueurs de Mots, thème "Envie de soleil" proposé par Rêve Bleu

 

 

   Métamorphoses

 

 

Après le silence des brumes légères

Ornant le paysage vert,

Les arbres s’éveilleront au chant des oiseaux,

Les feuilles palpiteront sous la caresse du vent.

 

Je marcherai dans la campagne

Sous un soleil naissant,

L’espoir guilleret d’une journée nouvelle,

Les abeilles et les papillons danseront

Sur les fleurs devenues belles.

 

Je quitterai la tristesse pour la joie,

Laissant les brumes du temps mourir,

La pâle lumière du jour se transformera

En éblouissement,

Ouvrant le chemin d’un bel avenir,

 

J’oublierai les ruses du temps.

 


 
                                                                              

   

                                                                              Alice

 

 

 

Photo prêtée par Gérard ,  écrit le 26 juin 2008 pour Papier Libre

 

 

 

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 14:50
Lenaig nous propose : d'écrire  un texte-sandwich !  Commençant par ceci : "[...] La nuit avait des yeux, le vent de longues oreilles et nul jamais ne se rassasiait d'autrui." Et terminant  par cela :"[...] - Tout dépend du vent, il y en a qui vous font tomber, et d'autres qui raffermissent vos attaches et vous fortifient."
           
 

« La nuit avait des yeux, la vent de longues oreilles et nul jamais ne se rassasiait d’autrui. » pense l'homme devant la tempête proche.

Entre les blancs sapins,            

le vent  d’hiver creuse, enfle

ses joues, souffle sans fin.

Sur le chemin glacé, l’homme gémit

et son cheval  peine,

 tous deux, à perdre haleine.

Le vent se déchaîne,          

 courbe les épaules,

bride le cheval ,

frappe leurs torses,            

ils sont à bout de forces.

 la maisonnée, père et mère            

guettent  l’ arrivée,

préparent le feu pour le réchauffer,

les mets pour le fêter.

Dans la bourrasque,

Avec  l’image des  chaudes retrouvailles,

il oublie le vent et la neige,

ses pas plus légers. Il se dit :

« Tout du dépend du vent, il y en a qui vous font                        

tomber, et d’autres qui affermissent vos attaches

et vous fortifient »

         
 
 
 
 
 
 
 
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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 15:45

 

C’était le jour d’avant. Tu étais rentré à la maison, fatigué par ta longue route. La chaleur t’avait abattu. Dans l’entrée fraîche, je t’observais, tu avais maigri, tes traits creusés par le manque de sommeil. Tu t’étais assis à ta place habituelle, silencieux. Plus tard, je t’avais servi ton plat préféré. D’un sourire,  tu m’avais remercié et dévoré très vite les mets. Puis tu t’étais levé brusquement, pressé de regagner ta chambre pour dormir.

 

- Il  y a si longtemps que j’en rêvai m’as-tu dit. J’ai eu un pincement au cœur. Il y a si longtemps que tu n’avais pas exprimé une parole douce envers la maison, envers nous. Maintenant, tout allait redevenir comme avant.

 

Je montai te voir dans ta chambre, étendu sur le lit, ton visage m’apparut serein, seuls les soubresauts de ton corps , dévoilaient tes tracas bien enfouis. Je suis retournée dans le séjour. De la rue, les bruits du marché transportaient de la vie dans la maison. Le soleil inondait la pièce, j’ouvris la radio, une musique latino égaya le vide. Je pris une grande inspiration, absorbant toutes ces petites choses qui m’arrachaient à mes pensées fixées sur toi. Par la fenêtre, l’océan calme, m’apaisait. Je repris mon ouvrage, la pièce de lin blanc s’étalait à mes pieds.

 

Hier j’ai cru que…. Ce matin, tu avais à nouveau disparu.

 

 

 

Alice le 9 décembre 2012

 

 

 

Atelier d’écriture avec Eric Pessan invité par La Maison des Littératures 

 

Tableau de Pierre Roy – Rue du Port (1943) au Musée de Nantes

 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 14:56

Suzâme pour sa communauté « Textoésies et vous » nous propose le thème « Un miroir »

 

« Quand le miroir s’étonne au versant d’un visage »

Francis Ponge

 

Dans le miroir

 un visage  se fait face

A l’envers du miroir

se cache

la complexité de l’être

Visages infinis de l’âme

 

                             Alice

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 20:46

novembre 10 883  

 

C’est un chemin qui descend vers le fleuve

Herbes folles et pavés inégaux  mènent à

 cet ancien port.

En le contemplant, le lieu se lève,  paysage d’eau

aux lumières nuancées de gris et d’ocre,

des tourbillons  brisent le calme

du courant.  En ce lieu presque silencieux

j’aime à laisser filer mes pensées

remonter les derniers évènements

ou ceux à venir.

Le dépouillement du relief

Inspire la sérénité.

 

                    Alice

 

 

 

Chez les Croqueurs de Mots, défi n°89 proposé par Enriqueta : un petit lieu 

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 17:30
Chez les Croqueurs de Mots, thème "le grenier" proposé par Un Soir bleu

Remonter le temps, visiter l’invisible

 Les ombres dansent, glissent les fantômes

Autour de moi

 Des voix, des odeurs, des musiques

Dans le grenier tout est possible

Dernière pièce proche du ciel

Les pensées jaillissent

Les souvenirs surgissent

Les coffres s’ouvrent

Les objets s’animent

 

En solitude, 

Un regard par la lucarne

J’ écoute  les bruits

De la vie passée.

 

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 10:08

Poésie du Jeudi chez les Croqueurs de Mots, thème "Sonore" proposé par Voilier

 

 

 

 

 

Variations sur Bachic Bouzarre

 

C'est chic et zouk

ce bouzouk bizarre

et bachique

Bouzarre bachi bouzouk !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Rediffusion

 


 
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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 14:00
 
 

Chez les Croqueurs de Mots, défi n°85 "Un Chant d'Encres" thème  proposé par Voilier:

 A partir de la bande sonore "Intrigue" de Patricia Dallio, extraite de l'album "L'encre des voix secrêtes" après l'avoir écoutée, ou pendant l'écoute, écrire ce que cela nous inspire...

 

 

 

Il fait nuit

Il fait nuit, j’ai sommeil

J’ai sommeil, ma tête dodeline

Ma tête dodeline bercée par la vitesse

Vitesse du train, lumières par effraction

Par effraction, bribes de rêves

Dans les bribes de rêves, cliquetis des machines

Cliquetis des machines, bruits d’acier

Sifflements lointains, l’étranger des paysages

Avec ces rails qui défilent

Comme un disque rayé

J’entends mon soupir

C’est long, c’est long

Pour arriver

 

 

 

 


 

 

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 12:59

 

Au téléphone, nous prenons rendez-vous pour le jeudi 28 juin. Nounedeb  m’invite à déjeuner, déjeuner tout simple précise-t-elle.

A la météo, 30 ° degrés annoncés  pour ce midi, finalement un temps doux descend sur la région de Royan.

Vives émotions d’aller à la rencontre de Nounedeb. Un moulin, un petit sentier bordé de roses trémières, et me voici devant l’entrée de la maison. Nounedeb vient à ma rencontre, gracieuse et chaleureuse.

Son regard franc et direct , me met très à l’aise.  La conversation s’engage et va durer près de 6 heures !

 La visite de son jardin est un ravissement, une sorte de labyrinthe où poussent les bouquets d’arbres, de fleurs qui viennent surprendre le regard, par leurs formes et couleurs. Un potager ici, en rond, un autre là parce que  Nounedeb fait ses expériences en plantation  de légumes et çà marche !

Le jardin, est à l’image de Nounedeb, aérien et gracieux. Et l’on comprend que l’on entre dans son univers , créatif ,coloré et son amour de la nature.

Autour de la table, la communauté des Croqueurs de mots, occupe  la conversation. Echange sur les bloggeuses, Tricôtine est à l’honneur, en plus que Nounedeb me fait goûter une bonne bouteille de Monsieur Tricôtin, et le plat principal,  « poulet au fenouil l» est une recette délicieuse de Man’zelle Jeanne, le dessert de Nounedeb , fromage blanc à la confiture de figues du jardin, accompagné d’une galette sablée à l’Angélique , spécialité des Charentes, clôt ce bon repas.

Nous reviendrons sur l’écriture et la lecture sur les blogs, la part importante que  cela prend dans la journée, et la presque discipline qu’il faut mettre en place pour limiter le temps devant l’écran. Nounedeb va chercher un exemplaire des Essais de Montaigne, en édition Quarto, qui a l’avantage d’être présenté en français moderne, accessible à la lecture. Les cours chapitres invitent à prendre le livre et avancer à son rythme. Son club de lecture, l’a choisi comme thème sur une grande période, 2 ou 3 ans.

Nous partons en promenade dans les marais sous un ciel gris qui s’éclairera enfin ! Les champs de blés ou d’orge étalent leur blondeur face au champ de mais et de tournesol toujours verts. Les talus sont emplis de coquelicots et de fleurs mauves, joncs, dans ma tête, j’imagine de beaux bouquets champêtres. Nous visitons le petit port ,sur l’estuaire de la Gironde.  

A ma question sur la méditation avec les chants védiques, Nounedeb, avec gentillesse n’hésite pas  me décrire, cette discipline ardue mais efficace pour améliorer l’énergie contribuant au bien-être.

Installées à nouveau dans son jardin, après cette belle balade , et bien après d’autres conversations, car le temps passe vite avec Nounedeb, je reprends le chemin de Saint-Palais, bien heureuse de cette rencontre.

 

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