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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 14:57

Le petit pont japonais


Le propre des sous-bois, la clarté de l’eau

Le silence du paysage, l’harmonie des couleurs,

Peu de désordre dans l’atmosphère émeraude.

Le promeneur appuie ses mains pâles sur le parapet du pont japonais et cède au mystère de la nature qui l’entoure.

Le gris du ciel s’accorde à l’onde miroitante, l’eau

glisse entrecoupée par les pierres, sans jamais s’arrêter,

 car elle sait où aller.

Cette fluidité rend au voyageur ses doutes, ses incertitudes 

Devant l’indifférence du paysage étranger,

son regard oublie,  pour s’attarder à

l’ombre des branches basses sur la rivière, au vol

d’une feuille, au vert  des mousses grandissantes sur les pierres.

Ce sont des traînées vivantes sur ses pensées.

Il se souvient des promenades en forêt de son enfance,

des conversations avec ses proches . Sensible à l’harmonie

sourde des éléments, son être se détend , des évidences se dessinent.

Sur le chemin du retour, le promeneur sourit.

 

Pour la dernière proposition de Juliette pour Papier Libre : "Rêver, raconter le petit pont japonais"


 

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 18:40



 Brunô pour "les croqueurs de mots" donne la consigne suivante :

Ecrire une rondibelle 
( petit poème du XVIIème siècle )
Le poème ne doit comporter que
deux alexandrins (12 syllabes ou pieds)
 dont l'un doit se terminer par un prénom féminin
et l'autre par le nom d'un plat cuisiné.



Vivement lundi, goûter la tarte aux myrtilles
Devant un beau feu de cheminée chez Camille

Au mois de Juillet, c'est la tarte aux mirabelles
Ni trop sucrée, ni trop amère, chez Isabelle

Contempler l'océan, puis une quiche sablaise
Sur la belle nappe couleur mer de Niçaise



Bon appétit !



 
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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 09:03


Photo numérique de Ruud Van Empel




C’est pas ma faute

Si je mors, si je crie

C’est pas ma faute

Si je pince, si je griffe

C’est pas ma faute

Si je mens, si je triche

"Je suis le plus méchant

 des garnements"

M’ont dit mes parents

Et le soir, dans mon lit

Je pleure longtemps

Sur mes bêtises

Je sais pas pourquoi

Je suis comme çà

Et d’ailleurs, pour moi

Ce sont pas des bêtises

Personne me comprend, ni le maître

Ni les parents.

 Je  sais plus où j’en suis

Vite, que je m’endorme cette nuit.

 

 


Pour une consigne de Juliette sur Papier Libre : Ecrire sur " l'innoncence de l'enfance"

Des livres  parus sur ce thème, si vous pensez à d'autres livres,  articles, n'hésitez pas à me les communiquer, je les ajouterai à ma petite liste :-)

- Vipère au poing d'Hervé Bazin
- Poil de carotte de Jules Renard
- L'enfant bleu d'Henri Bauchau
- Le cahier qui parle -Journal de bord d'un atelier
d'écriture pour des enfants psychotiques à l'hôpital de
jour de Genneviliers de Nicole d'Arcy - Edition l'Harmattan
- L'enfant de Jules Vallès - Edition Gallimard "Folio"

Des films parus sur ce thème, à complèter par vos idées !
- Le ruban blanc de Michael Hanneke : site officiel du Ruban blanc

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 18:06



Je  traversais le lac, car au-delà, s’élève le Royaume d’Amour, une

contrée heureuse, l’unique raison de mon voyage.

 Sur la carte du Tendre, figurait ce difficile passage.

 Tout le temps de cette navigation, je me sentis comme pris dans un étau, j’étouffai, mon corps et mon esprit s’effaçaient du monde tant les obstacles bousculaient mon cœur et ma raison. Maintenant, j’ai repris des forces et vous conte le récit des sources de mon mal-être.

« A la tombée du jour, on s’embarque sur le lac d’Indifférence. A distance, on distingue une île, l’île du Silence, telle est son nom, car les habitants ne se parlent  plus. On contourne deux énormes rochers, appelés l’Ironie et l’Absence. L’un porte ses  buissons d’épines qui griffent les audacieux, l’autre montre ses parois fuyantes.

Puis, on pénètre dans une zone dite de l’Impassibilité, la surface de l’eau n’offre aucune ride, aucun frémissement. On s’enfonce vers l’Insolente Indifférence,un ensemble d’arbres morts qui entravent notre passage.

Finalement la barque file sans bruit, sans se faire remarquer jusqu’au Seigneur des lieux, une épave sans âge, exilée ici eu égard à ses grands voyages,  la barque ne peut franchir la Porte de l’Oubli car le vieux bateau  majestueux occupe toute la place, tant pis, on prend un autre chemin, à droite de la lagune, nommée Hostilité, car ses fonds peu profonds menacent de nous échouer. On erre  longtemps à la recherche de la terre.

Quand les rives se rapprochent enfin, l’espoir de rejoindre le Royaume d’Amour naît avec le jour. »

 


Consigne de Juliette pour Papier Libre,

"décrire le lac d'Indifférence" d'après le recueil de Sercy, prose (1658)

 


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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 13:51


Photo d'Yves 


A la tombée du jour, le château aux couleurs argentées et aux contours flous s’imposa tout à coup à mon regard étonné.

La route s’allongeait vers lui, je le contemplai sans jamais pouvoir l’approcher.

L’idée d’entrer dans ce château de brume  pour découvrir son secret me séduisit car des éclairs de lumière le traversaient, donnant vie à cet édifice irréel dans le soleil couchant.

Puis, le ciel rose effaça délicatement les teintes et les lignes de cette frêle esquisse et se mua en vide éclairé par la nuit.

 

Le lendemain, de bonne heure, en foulant le chemin empli d’herbes hautes, je découvrais l’apparition de curieuses silhouettes de glace, sculptées parmi les herbes.

Les robes de neige de ces fées endormies  scintillaient d’éclairs de lumière aux étranges couleurs de perle, de rose et d’étoiles…

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 14:08

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                                                                                                Un  soir, au creux d un banc, l’araignée tisse sa toile

Depuis longtemps, elle veut mettre les voiles

Un homme vient s’asseoir, une valise près de lui

L’intruse chassée, le voyageur écoute les bruits de la nuit

 Cette opiniâtre araignée, sur la valise, tisse sa toile

 

 

 

 

 

 

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 11:30






Le Printemps de Botticelli (1445-1510)


"En toi, est le jardin des fleurs..."

Kabir
, poète indien du xvéme siècle


En écho au texte de Claudie sur Papier Libre



Ce tableau donne lieu à diverses interprétations, en voici une :
"Flora est la divinité des fleurs et du Printemps adorée par les Sabins.
Ovide l'a assimilée à la nymphe Chloris
qye Zéphir épousa en lui accordant tous les pouvoirs de floraison printanières."


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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 20:37






Tableau de Nicolas de Staël


 

Si simple et lointaine dans sa posture oblique

Alanguie sur son lit  blanc

Glacis de ce corps bleui

Sous les paupières closes

Perce le ciel rouge, aube-colère

Bouge ! Crie-t-elle

Se redressant, légère, marche sur les  vagues blanches

Glisse vers l’aurore rougeoyante

Laissant on ne sait comment
 Se détacher la mélancolie.

 

 




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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 17:28








 

Je me rappelle te confier mon triptyque, à l’époque, tu me promettais de le

 garder soigneusement.

Aujourd’hui,  je désirerai le revoir, peux-tu me l’envoyer ?

 

Te souviens-tu des pouvoirs magiques de ce triptyque et des histoires qu’il

 nous inspirait ?

Lorsque nous nous asseyions sur  le sol du grenier, quand le soleil nous frappait

de face, j’ouvrai ses volets, et le voyage commençait. Au volet de gauche,

 tu me disais marcher dans la neige, traces profondes,  boules de neige, glissades,

 sculptures de glace se succédaient, fatigués, nous commencions la grande partie

 d’automne, les cueillettes de champignons, les bouquets de feuilles rouges,

 les paniers de marrons, un peu refroidis, nous ouvrions alors  le volet droit,

où l’herbe naissante caressait nos jambes, le parfum des fleurs d’été invitait à courir,

se rouler dans l’herbe, par la lucarne, le soir tombait enfin sur nos épaules.

 

Ce matin, j’ai bien reçu le paquet entouré d’un joli nœud rose et t’en remercie.

Ouvert,  le triptyque révèle  trois jolis  paysages rythmés par les saisons.

 La nature est si belle…

 

 

 Consigne de Juliette pour Papier Libre, décrire un triptyque reçu en cadeau


Alice

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 20:57

Lettre imaginaire à un(e) ami(e)

 

Comme nous en parlions, reçois la lettre de mes adieux.

 

Ce n’est pas un adieu mais des regrets

Ce n’est pas un adieu mais une fuite

Ce n’est pas un adieu mais une perte

 

 Deuils à faire

 

- Adieu à  l’enfance, aux années vécues

- Adieu aux villes aimées

- Adieu aux liens trop forts

 

Et

 

Se construire , dans ce nouvel âge de  vie.

 

Revenir sur les lieux anciens  avec un regard différent

 

Renouer les liens autrement (le poids penchant d’un côté de la balance

a la possibilité de remonter !)

 

Ainsi, tu peux dire Adieu à celle que j’étais.

 

 

 

Ecrire une lettre d’Adieu, consigne de Juliette pour Papier Libre

 

 

 

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