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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 11:55

 Proposé par ABC : «  Comme le tour du monde en 80 jours, je vous propose de faire le tour de vous-même en 80 mots. »

 

DSC00940

 

Contempler à marée basse les vagues de sable

Percevoir la lumière et l’ombre sur les façades d’une ville

Bouger de la campagne vers la ville,

Ecouter le bruit de la vie d’un quartier

Goûter les plats d’une région

 

S’imprégner des images de poésie

Traverser la littérature, philosophie, psychanalyse

Retenir ce qui donne sens à la vie

Entendre les notes de musique dessiner un paysage intérieur

Revisiter en mémoire les présences

 Vivre le silence du jardin

Habiter l’entretemps*

Chercher le chemin

 

                                                       Alice, le 25 juin 2012

 

Jean Orizet définit « l’entretemps » dans son livre « Les forêts de l’impossible » ainsi :

- Il se veut un véritable état de vivre, doublé d’un état d’âme. Il est fait d’une quête de moments, d’une dérive provoquée où le réel permanent se conjugue avec le besoin d’éveiller des présences endormies.

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 12:03

  M’annette nous propose le défi suivant :

Dans un grand moment de « ras-la-casquette », vous voilà parti(e) seul(e) en vacances, en Corse. Au volant de votre petite voiture, après vous être attardé(e) un peu sur le port de Bonifacio, vous regagnez votre hôtel à Ajaccio, zigzaguant dans la montagne. Le ciel s’assombrit, la nuit tombe, mais il y a aussi l’orage qui gronde, et soudain !...panne de voiture ! Seul(e) au milieu de nulle part, sous la pluie désormais, vous vous demandez ce qui vous a pris de partir ainsi tout(e) seul(e) et…la suite est sous votre plume....

 

 

 Je me demande ce qui m’a pris de sortir ainsi toute seule. Maintenant  ma voiture s'est arrêtée, alors que tout fonctionnait normalement, si ce n’est un gros ralentissement, mais comme j’étais entrain de grimper une côte, je ne me suis pas inquiétée outre mesure.

Il était 22 h, quand j’ai quitté Bonifacio, pour rentrer à Ajaccio. Le ciel était menaçant, loin par-dessus les montagnes, je me disais que j’avais bien le temps d’arriver.

Pas de panique, je joins mon hôtel à Ajaccio, puis un dépanneur, hélas, je dois attendre au minimum une heure, avant son arrivée.

Tout s’était merveilleusement passé aujourd’hui, ce matin, partie à l’aube, petit-déjeuner sur le port et visite en bateau des grottes. Déjeuner le midi à nouveau sur le port, et l’après-midi, promenade dans les ruelles de la vieille ville. Ma liberté me donne des ailes, et pleins d’idées de photos, je prolonge jusqu’au coucher du soleil, après avoir grignoté un sandwich et c’est l’heure du départ. Personne ne m’attend, j’ai le temps.

Ces éclairs qui zèbrent le ciel, le paysage qui s’assombrit jusqu’à voiler les montagnes, ne me disent rien qui vaille. Une angoisse grandissante m’envahit peu à peu. Pour me détendre, je décide de faire quelques pas sur le bas-côté.

Je constate que ma voiture est mal rangée, elle déborde largement sur la route. Quelques asphodèles s’agitent sous le coup de vent, et une bourrasque de pluie me fouette le visage. Je me précipite à l’intérieur de l’auto. Ces vacances commencent plutôt mal, en guise de détente , tout va de travers. Dehors cela empire, et il reste encore 5o minutes à attendre. Je ne suis pas peureuse mais tout de même, la route étroite dominée de hauts pins sombres n’offrent guère de réconfort. J’attrape un paquet de canistrelli , délicieux gâteaux corses et croque nerveusement le premier. J’en suis à mon quatrième, quand mon rétroviseur s’illumine. Je discerne un énorme car de touristes derrière moi.

- Un coup de main ? demande le chauffeur descendu en courant frapper à ma vitre.

- Je suis en panne, je ne sais pas ce qui se passe !

- Comment ! il faut vous dégager, je dois conduire mes passagers au bateau de ce soir à Ajaccio, et vous m’empêchez de passer !

- Désolée ! Mais je ne peux rien faire ! J’attends la dépanneuse !

Le chauffeur crie de plus en plus fort et moi je me retranche dans le creux de mon siège. Plusieurs têtes apparaissent à côté de lui.

- On peut vous aider ?

- On va rater le bateau, vous en avez pour combien de temps ?

- Venez dans le car, vous serez mieux, où allez-vous ?

Les questions fusent sous l’air courroucé du chauffeur.

Heureusement, leur attention est détournée, car un deuxième car vient de se ranger derrière le premier. Et le deuxième chauffeur surgit, très pressé lui aussi. Je ferme les yeux et imagine avec angoisse un embouteillage monstre derrière moi.

Ouh ! Pourvu que la dépanneuse arrive vite !

…Et elle arriva… dans le mauvais sens, mais ce n’était pas mon problème !

 

                                              Alice, le 10 juin 2012

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 09:52

Défi n°78, chez les Croqueurs de Mots, thème "Choisir un héros parmi les personnages de contes, transposez-le à notre époque" proposé par

Le panier à histoires de Memette

 

  

 

Il était une fois une jeune fille qui venait d’obtenir son premier emploi. Elle vivait chez ses parents, son père, commercial, était souvent absent,  sa mère, professeur de gymnastique aimait à enseigner sa discipline à sa fille qui acquit une souplesse remarquable.

Lucile, fraîchement embauchée par les magasins des Déguisements Réunis  livre un costume de Mozart et une pizza au 54 de la rue des fées  

- C’est un célibataire, c’est sûr ! quel culot de m’obliger à lui livrer une pizza, alors que ce n’est pas mon travail.

Au pied de l’immeuble, indécise devant la combinaison, qu’elle a oubliée de noter, une vieille femme la sort de ce mauvais pas en tapant le code. Dans l’ascenseur,  elles échangent quelques mots sur les futures élections. La vieille femme ne quitte pas des yeux la pizza et le grand carton qu’elle transporte . Lucile quitte  l’ascenseur, après un « bonne journée » et s’en va  sonner chez Monsieur Loupster.

Quelques minutes et la porte s’ouvre. Devant elle,  se tient un personnage étrange dans un fastueux déguisement du Carnaval de Venise, ce qui étonne Lucile, vu que l’on se trouve à Puteaux. Entrez ! dit une voix sèche dissimulée derrière son masque et d’ajouter,

-« j’ai une faim de loup », et ses yeux brillent comme des billes noires

Lucile, sans méfiance, avance dans la pièce ornée de meubles en bois du nord.

L’homme referme prestement la porte derrière elle, et l’invite à s’asseoir.

A ce moment-là, de grands coups frappés dans la porte.

- Police ! ouvrez ! Lucile se précipite, mais l’homme déguisé, l’attrape, et la fait tomber, d’un bond souple, elle tire la poignée de la porte.

Lespoliciers font irruption dans l’appartement. - On vous arrête pour vol de costumes à Venise et agression sur les employées.

Dénoncé par la vieille femme, les policiers apprirent à Lucile qu’ils étaient à la recherche de cet homme depuis plusieurs mois, il se déplaçait fréquemment et pour atteindre ses victimes, choisissait de se faire livrer un déguisement et une pizza     .  La vieille femme avait reconnu sa façon de procéder après signalement à la radio et donner l’alerte.

Rassurée, Lucile retourna à son travail, pour sa première mission, elle avait eu des émotions.

 

 

                                                                                              Alice, le 3 avril 2012

 

 

Le petit chaperon rouge : Lucile

Le loup : Monsieur Loupster

La grand-mèe : La vieille femme

 

 

 

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 16:00

Défis n°77 proposé par Nounedeb

 

 

 

PHOTO2.PNG

 

Le flux bigarré des vacanciers piétine le sable doux. Tout est plié, replié.

L’air absorbé,  proche du rivage, l’enfant saisit son seau rouge et sautille à cloche-pied vers les rochers.

 Sous les algues, un crabe vert, désordonné, ne sait plus ou aller.

D’un geste vif, attrapé et plongé dans une nouvelle petite mer.

L’enfant, s’assoit avec son butin, et le contemple, fier de sa prise. En remontant, il trouve un petit poisson brillant parmi les algues. L’enfant ni voit que du feu , feu d’artifice.

 Son prénom retentit pour la deuxième fois, il se décide à rejoindre ses parents, une petite chaussure bleue attire son regard,  la fourre dans sa poche, au-dessus  des coquillages, morceaux de bois, vers polis.

 Là-haut, on s’impatiente, une mélodie grave et douce inonde soudain la plage. Sur un bateau amarré, des musiciens inspirés, jouent du violoncelle, les notes comme des fusées multicolores auréolent son retour.

 

 

 

                                                                                                                            Alice

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 09:47

Pour Papier libre ,  Juliette  propose d’écrire sur le  thème « la Colère en mots et en couleur »

  ete-2010-002.JPG

 Comme l’orage au-dessus de nos têtes, la colère s’abat sur les épaules de l’autre, comme çà, pour rien

 

Dans la maison, un banal  incident, vase cassé

Au loin des grondements dans le ciel bleu-gris

                                    La voix monte, aux paroles blanches

La nature, assombrie, se tait

                                    Une fine silhouette derrière la vitre

Les couronnes d’arbres se figent

Les plis de sa robe bleue se resserrent sur elle

Soudain, le vent souffle, puissant

                                    De la voix, éclatent les mots noirs

Les volets battent, les portes claquent

Fulgurance des cris, -écouter l’orage, sans ciller-

Des éclairs zèbrent le ciel

                                     Aveuglé par la colère, silence

D'un seul coup, les gouttes de pluie en rideau sur l’herbe mouillé,

                                    Son visage rougi par les larmes

Un arc en ciel enjambe les arbres

Bruit des éclats ramassés, murmures de  la voix apaisée.

                     

 

Alice, 18 mars 2012

 

Source Affiche : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-5494/photos/detail/?cmediafile=19151183

Photo personnelle , la côte sauvage - presqu'île d'Arvert

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 16:20

 

 Défi n° 76 chez les Croqueurs de Mots, proposé par Lilou,

 

IMG_2649.JPG

                                                                                       

 

B et C rencontrent A par hasard, après quelques minutes de discussion…

 

A - Il pleut des cordes, rentrons ! J’ai l’estomac dans les talons !

B –  Où as-tu trouvé cette étoffe ? Elle a dû te coûter les yeux de la tête !

A  - Oh ! non !  Je l’ai eu  pour une bouchée de pain sur le marché, ce matin !

C - Tu nous fais avaler des couleuvres ! Je vois bien la qualité du tissu !

B - J’ai fait un tour sur le marché ce matin, elle ne m’aurait pas échappée !

A -  Si on rentrait maintenant, il pleut …

B -  Ne cherches pas à noyer le poisson, dis-moi  où tu l’as achetée ?

C -  Sans vouloir mettre les pieds dans le plat, c’est comme çà,  à chaque fois !

A  à B  – Tiens ! Je te l’offre !

B – Merci ! tu as le cœur sur la main !

C – Un cœur d’or !

A – Maintenant, on rentre ?

B et C – Euh…

A - Ecoutez, il ne faut pas avoir décroché la lune pour décider si on rentre ou pas !

B à C et  A – Allons tuer le temps devant un bon repas, je vous invite chez moi !

 

 

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 15:21

Défi proposé par Enriqueta chez les Croqueurs de Mots 

 

 - Vous reprendrez bien un peu de thé ? Propose aimablement le Samovar,

  - Volontiers, acquiesce la Tasse de Chine charmée,

- Vraiment il y en a qui ne font que se prélasser maugrée la Machine en plein essorage,

- Taisez-vous donc et écoutez-moi plutôt, sonnent les six heures de la Pendule,

- Toujours à attirer l’attention sur elle, ironise le Canapé, je prends le temps moi, et l’on m’oublie parfois,

- Faites la paix, ne vous disputez plus, sourit le Bouquet de fleurs, et toutes les Fleurs de s’incliner gracieusement,

- C’est vrai çà ! Respectez ceux qui travaillent ! Coupe d’une voix fluette, la Danseuse virevoltant sur le miroir de la boîte à musique, sans cesse vous nous narguez !

- Je suis si fatigué soupire l’Homme plié posé sur le buffet.

- Tout de même, vous exagérez dit le Tableau, regardez-moi : « Ce dimanche à la campagne en famille » un bel après-midi d’été,

- Bien d’accord avec vous, Tableau ! Murmure à voix basse la Bibliothèque.

- Je suis si fatigué soupire à nouveau l’homme plié posé sur le buffet.

- Il y a de l’électricité dans l’air dit le chat au poil hérissé.

- Et si je jouais un air de guitare, propose la petite fille en berçant sa Poupée

- Oh oui, répond celle-ci en clignant délicatement les yeux dans un demi-sourire béat.

- Je préfère le piano s’exclame son frère !

- Une autre fois, admit la petite fille.

 

                                                       Alice

 

 

L'enfant et les Sortilèges de Maurice Ravel, sur le livret de Colette
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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 17:11

Pour Papier Libre, thème « labyrinthe » proposé par Juliette

Dans un parc

Au petit matin, vibre la lumière,  le jardin dessine ses ombres fières, au loin le château se dresse, imposant.

 Près des arbres feuillus bordant l’allée cavalière,  nimbée d’optimisme, j’avance sur le chemin, vers la statue équestre.

Au pied de celle-ci,  changeant mes habitudes, je m’engage sous une longue voûte de verdure. Je m’endors  un peu en contemplant la monotonie du décor. Est-ce ainsi que je vis ? Quelque part dans le ciel,  le cri des corbeaux me fait tressaillir.

L’obscurité descend de cet entrelacs de branches. La pénombre entoure les arbres, m’exerçant à souffler dans un  pas accéléré, j’aboutis au pied d’une cathédrale d’arbres austères. L’entrée majestueuse me saisit avec sa vaste ramure  frissonnante. Assise, sur un banc-arbre, j’écoute les orgues des frêles feuillages. Un rayon de lumière me guide vers la sortie de cette chapelle inattendue. Une pièce d’eau ornée d’une sculpture d’ange, m’attend sous ce ciel d’après-midi. Je me penche et ne vois qu’un fond noir où nagent quelques algues. Ramassant de petites pierres, je me dirige vers une ouverture mi-roche, mi-arbre, une grotte aux parois obliques.

Au fond,  dans les ténèbres de la galerie, l’absence de repères, l’incertitude de mes pas, l’inquiétude m’étreint. Je dispose les pierres sur des rochers plus élevés, cela me rassure.

J’ai l’impression de tourner en rond , en espérant que ce dédale finisse bientôt, je mets toute ma volonté à comprendre pourquoi  je me suis mise dans cette situation.

 Il me revient mes espérances, l’absence d’étoiles me laisse, désarmée. Qu’est- ce que je cherche dans cet endroit sans ciel ?

Le plafond de la grotte s’abaisse, et je dois me mettre à ramper. Les stalactites me piquent le dos, l’air se raréfie, je descends, descends comme au fond d’un puits et atteins le bord d’une rivière souterraine que je devine au murmure de l’eau contre les parois. L’eau glacée s’incruste autour de mes chevilles. Une forte odeur  de moisissure flotte dans l’air pesant et froid. Une pensée me tenaille, qu’allait devenir, cet étrange périple, pourquoi suis-je partie, insouciante, vers ces lieux hostiles. Je relève la tête et décide de continuer. L’eau raidit mes pieds et jambes,   le courant effleure mes mains. Du bout des pieds, je tâtonne vers  la remontée de l’autre rive. En m’arcboutant aux rochers, j’escalade les pierres aigues. Une montée périlleuse, sur le sol ferme, un noir dédale de murailles se poursuit. Longtemps, j’erre dans les méandres de cette galerie. Une tâche blanche me barre la route. Une porte.

Une porte, elle filtre le son d’un impromptu de Schubert. Le souterrain aboutit dans la salle de bal du château.

 

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 18:46

 

 

 

 

 

 

"Lien de source vive" ou "Lien d'océan" Juin 2004 © Copyright L. de Sainte-Maréville

"Lien de source vive" ou "Lien d'océan" Juin 2004 © Copyright L. de Sainte-Maréville

 

 

 

 

 

Elle se matérialise sur le promontoire rocheux et observe le décor d’eau verte.  

 

Sur la longueur de  sa robe, les plis  cachent le dessin de ses formes. 

 

Un cordon serpente de son épaule gauche, à la taille, représentant l’attachement de la créature à la planète rouge.

 l’Etre figé rassemble ses forces, le courant passe dans tout le corps et anime peu à peu les membres.  

 

Bientôt la Voyageuse  flotte jusqu’à  la valise reposant non loin de là. Saturée de forces, elle ouvre sans peine le vieux couvercle.

 Les différents objets gisent là,  peu endommagés par le voyage. Nels saisit le flacon mauve et élève celui-ci à la hauteur de ses prunelles. Le liquide se brouille devient une bouillie  rose, puis rouge et enfin transparente.

 Un visage se découpe dans le flacon, celui  de son contact sur terre.  

 

Les deux regards se croisent , un violent étourdissement saisit Nels. Aspirée,  elle s’enroule dans un cylindre de lumière et pénètre dans le cerveau  du contact.

 

 

                                                                                                                          Alice

 

 

 

 Pour une proposition de Laurence de Sainte Maréville pour l'atelier Imaginaire (22/01/2006)

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 15:28

  Pour la proposition de Juliette  sur Papier Libredecombre.jpg

 

Il y avait quelque chose d’indécent dans cette exposition de l’immeuble à ventre ouvert qui s’offrait dans la froidure aux yeux de tous.

Il ne suffisait pas  que le vent arrache les papiers peints fleuris du séjour déchiqueté, qu'il pleuve dans la chambre dénudée, que les oiseaux  trouvent un perchoir dans la cuisine décharnée, un  immense désarroi me prenait au corps devant la désormais errance de l’appartement livré aux quatre vents.

J’aurai aimé garder une trace  des jours lointains où  j’entendais le tic-tac rassurant de l’horloge dans la salle à manger, les gazouillis de l’oiseau  près de la fenêtre, où le soir, je m’émerveillais avec les livres de contes, dans ma chambre habillée de lumière tamisée, où j’humais avec délice, la bonne odeur de tarte aux pommes dès le corridor menant à  la cuisine ordonnée.

J’aurai aimé garder au chaud le souvenir de ces jours.

 

                                                                      Alice – 8 novembre 2011

 

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