Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 octobre 2006 2 03 /10 /octobre /2006 16:38

 

Ce  matin d’hiver, le vert des sapins accroche le regard, un vert sombre, qui absorbe la lumière, Tim vérifie sa montre, et pousse un éclat de verre du bout du pied, vestige de sa dernière maladresse.

Par la fenêtre encore,  le grondement des vagues , le cri  des mouettes.

Tim enfile son manteau, .

- Vers où aller ? Tout va de travers, murmure Tim tout verrouillé de l’intérieur !

Dans la rue, il  se hâte vers son école. Au feu vert, il regarde à nouveau sa montre, une averse commence à tomber, reverdit les feuilles des arbres.

Dans la classe, le maître les interroge sur la poésie du jour :

- Tim, je t’écoute :

Tim se lève, incertain :

 

-« Sois sage,ö ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille, »

Silence.

 

- La suite ?

- Je ne sais pas, je ne l’ai pas apprise …

- Eh bien , tu t’es endormi sur ta poésie ?

Tim n’ose pas dire que non, quelle idée ! juste qu’il a préféré observer le pivert à l’oeuvre

contre l’arbre.

- Merci, demain, je t’interrogerai à nouveau..

 

A la fin de la journée, Tim rentre chez lui, la perspective d’apprendre tous ces vers l’effraie.

L’école n’a pas de sens pour lui. Rêver oui !

Alice

 

 

Partager cet article
Repost0
2 juillet 2006 7 02 /07 /juillet /2006 17:28

Bonjour à toutes et à tous,

Le blog est en vacances , enfin c'est moi qui... m'absente  et  vous retrouve avec plaisir, dans quelques semaines.

Merci à toutes les lectrices et  tous les lecteurs d'avoir pris le temps de passer ici.

 

Amitiés

Alice

 

 

Partager cet article
Repost0
12 juin 2006 1 12 /06 /juin /2006 18:54

 

Comment je suis devenu dément par Claude Lazure

« … qui avait tué sa femme. » Point Final. Après huit mois de travail, je venais enfin de mettre un terme à mon roman. Il était tard, les jambes me démangeaient, je n’avais qu’une seule envie : marcher et aller me coucher. Daniel avait enfin découvert qui avait sauvagement mutilé Stella à grands coups de fourchette. Ce salaud de Routalis, vice-président de United Fruit Corp. était maintenant sous les verrous, et je pouvais enfin les oublier tous, les abandonner au fond de mon ordinateur jusqu’à ce qu’un éditeur daigne leur prêter attention. Les yeux fermés, je goûtai ce moment de tranquillité tant attendu lorsque le téléphone sonna. Surpris, je m’empressai de décrocher :

« Claude Lazure ? » - oui, c’est moi

- Espèce de canaille, tu vas payer cher … On n’envoie pas Routalis si facilement sous les verrous. United Fruit. Corp a beaucoup de contacts, tu dois le savoir… Regarde derrière les arbres la prochaine fois que tu sors… au cas où quelqu’un t’attendrait. »

Routalis raccrocha. Je restai pantois… Etais-ce une mauvaise blague d’un ami ivre ? Ou était-ce l’heure tardive et les 41 mojitos que je m’étais enfilé pour clore ce torchon ? Je me redressai, arrêtant momentanément de marcher. Je secouai la tête pour me débarrasser de la torpeur qui m’envahissait. Se pouvait-il que mes personnages soient réels… que ce vieux fantasme de tout écrivain ait curieusement pris corps pour moi ? Je me retournai vers mon écran pour y apercevoir le visage goguenard de Daniel.

 A suivre...

Alice

Partager cet article
Repost0
31 mai 2006 3 31 /05 /mai /2006 20:09

Amora aime les canaris. Normal, c’est un chat !

 

Oui mais un chat poétique !

 

Au petit matin, aplati devant la cage, Amora se rétrécit. L’oiseau ne se soucie pas de lui, sautille de barre en barre, vole jusqu’au sommet de la cage, vient picorer le millet. Le chat est content, il se fait oublier, ainsi peut-il déguster à son aise sa proie à distance, mesurer son embonpoint, son appétit,  comme il est gourmand pense-t-il ?

 

Bientôt Amora s’étire voluptueusement. C’est l’heure du jeu ! à la bonne heure, l’oiseau peu méfiant, se frotte contre les barreaux. Amora s’assoit, rêve, ses yeux jaunes d’or musardent autour de la nuque de l’imprudent. Aucun signe de sa part ne laisse percevoir son tremblement intérieur. Le vertige le saisit quand il croise le regard incrédule de l’oiseau. La tête délicieuse de celui-ci tressaille devant le regard perçant.

 

Amora est un beau chat persan. Sa robe est comme une pente enneigée d’ombres grises et bleutées. Devant lui, ce beau soleil jaune du matin lui réchauffe le cœur. Nonchalamment, sa

patte vient effleurer la petite boule jaune. D’un saut vif, l’oiseau s’écarte de la patte mortelle. Amora est agacé.

 

Il complote juste pour voir si l’oiseau le reconnaît comme un ami ou un ennemi, à lui de choisir…D’ailleurs son maître l’a bien dressé et ne lui permet pas d’attaquer l’oiseau. Dès qu’il bouge, pan ! il a droit au sermon. Amora n’aime pas les sermons, il aime sa liberté d’agir. Maintenant, il ronronne sous le rayon du soleil qui l’enveloppe. L’oiseau chante plus fort !

 

Amora pousse un miaulement rauque. L’oiseau lâche sa note en plein milieu et préfère se livrer à sa toilette, s’asperge d’eau et ébouriffe ses plumes. Le chat apprécie le gestuel de l’oiseau en fin connaisseur. Brusquement une grosse faim le fait tressaillir. Amora se ramasse et d’une détente, croque la souris blanche qui ce jour-là quitta sa retraite, le prenant pour un ami.

 Alice

Partager cet article
Repost0
22 mai 2006 1 22 /05 /mai /2006 14:53

 

 

 Ortolan

Sur le boulevard des Ortolans, c’est un trafic intense d’oiseaux multicolores. Les oiseaux se sont regroupés ici, on ne sait pourquoi. Est-ce les noisetiers et la compagnie des écureuils qui les attirent, nul ne le sait. Ils se promènent, jacassent, croassent, lancent quelques trilles, se pavanent, se dandinent, sautillent pour certains.

 

Sur le boulevard des Trompettes de la mort, c’est différent.  Lieu de rendez-vous de tous les  insectes. C’est un immense concert de frottements d’ailes,  de bourdonnements, seul le chant d’un grillon dépare parfois cette danse macabre. Le nuage gris noir,  brillant,  virevolte , tourbillonne, étourdit celui qui s’égare.

 

Au croisement des deux voies, la rencontre des uns et des autres compliquent quelque peu leur train-train quotidien. Ce n’est pas une histoire d’amour qui se joue là !

Les uns volent dans les plumes des autres, tandis que les autres s’exercent à des piqués et loopings en gobant tout ce qu’ils trouvent sur leur route !

 

Au centre de la ville,  place de la Fontaine, l’eau claire et transparente entoure Le Héron, une fort belle sculpture. Les poissons rouges se dorent au soleil, puis reprennent des courses poursuites.

 

Dans les maisons autour, le lion, le renard, le rat, vaquent à leurs occupations.

 

Trois heures s’égrènent. Une journée pareille aux autres dans cette ville méridionale..

 

Alice

Partager cet article
Repost0
17 mai 2006 3 17 /05 /mai /2006 12:06

 

Ce matin, je vous envoie un de mes textes qui a eu la chance d'être sélectionné et donc publié, toujours dans le cadre d'atelier d'écriture sur internet.

Cà fait toujours très plaisir.

Bonne lecture, n'hésitez pas à commenter  les articles du  blog, je serai heureuse de vous répondre :-)

 

http://laurencedsm.pageslibres.net/p301.php?t=76&m=76

 

 

 Pour voir les autres textes et le thème de cette proposition :

 

http://laurencedsm.pageslibres.net/p300.php

 

 

Alice

Partager cet article
Repost0
8 mai 2006 1 08 /05 /mai /2006 19:53

Unisson

 

Sous le pont d'uNisson

La voûte solitaire

Grisaille de la pierre

 

Sur le pont d'Unisson

La voûte bleue du ciel

Rêveurs et promeneurs

 

Unis en UN le chant

Des vivants et des morts

Corps blancs et Voie Lactée

Au pont de l'UNISSON

       Alice

Partager cet article
Repost0
4 avril 2006 2 04 /04 /avril /2006 17:47

Le fou regarde la tour, et se demande bien comment l’aborder… Elle s’élance dans le ciel et découpe un pan de pierres qui bloque le regard. Une montagne de pierre infranchissable murmure le fou pensif…La clarté du jour l’oblige à cligner les yeux, si bien qu’il ne voit pas l’ombre du cavalier se profiler à son côté.

- Holà ! Que cherchez-vous donc par ici ? Prononce le cavalier d’une voix au fort accent méridional en arrêtant sa monture près du fou.

- Je viens pour escalader cette tour dit le fou d’un air décidé !

- Projet insensé ! Vous voyez bien qu’elle est imprenable !

- Mais la reine est prisonnière et je dois la délivrer !

- Ce n’est pas votre affaire, c’est celle du Roi !

Le fou serre les poings dans les poches de son habit noir, baisse la tête, l’ air sombre.

Le cavalier descend de cheval , contourne le fou, passe les rênes sur la tête d’un arbre mort .

- Allons ami ! Ne faites pas cette tête ! La Reine ne vous attend pas …

- Qu’en savez-vous crie le fou, sautant sur le côté.

- Le cavalier souffle quelques poussières de son habit blanc , et somme le fou de renoncer à son sauvetage.

Le soleil brille haut dans le ciel, l’herbe de la prairie ondule sous la brise légère. Une fenêtre en haut de la tour s’ouvre à la volée, et une silhouette blanche se penche. Au feu ! Au feu ! Crie un pion ! D’un bond , le fou s’élance le long de la paroi , ses mains agrippent les arêtes de pierre, ses pieds raclent le mur ,

- Me voici ! Dit-il tout rouge de l’effort avant de retomber lourdement sur le dos.

Le cavalier rit sous cape , observe le manège du fou.

 

Alice

Partager cet article
Repost0
26 mars 2006 7 26 /03 /mars /2006 21:39

 

  

L'Enfant et les Sortilèges de Maurice Ravel

 

- Vous reprendrez bien un peu de thé ? Propose aimablement le Samovar,

- Volontiers, acquiesce  la Tasse de Chine charmée,

- Vraiment il y en a qui ne font que se prélasser maugrée la Machine en plein essorage,

- Taisez-vous donc et écoutez-moi plutôt, sonnent les six heures de la Pendule,

- Toujours à attirer l’attention sur elle, ironise le Canapé, je prends le temps moi, et l’on m’oublie parfois,

- Faites la paix, ne vous disputez plus, sourit le Bouquet de fleurs, et toutes les Fleurs de s’incliner gracieusement,

- C’est vrai çà ! Respectez ceux qui travaillent !  Coupe d’une voix fluette, la Danseuse virevoltant sur le miroir de la boîte à musique, sans cesse vous nous narguez !

- Je suis si fatigué soupire l’Homme plié posé sur le buffet.

- Tout de même, vous exagérez dit le Tableau, regardez-moi : « Ce dimanche à la campagne en famille » un bel  après-midi d’été,

- Bien d’accord avec vous, Tableau ! Murmure à voix basse la Bibliothèque.

- Je suis si fatigué soupire à nouveau l’homme plié posé sur le buffet.

 - Il y a de l’électricité dans l’air dit le chat au poil hérissé.

- Et si je  jouais un air de guitare, propose la petite fille  en berçant sa Poupée

- Oh oui, répond celle-ci  en clignant délicatement les yeux dans un demi-sourire béat. 

 

- Je préfère le piano s’exclame son frère !

- Une autre fois,  admit la petite fille.

 

 

Alice

Partager cet article
Repost0
19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 22:18

 

 

 

A marée basse, sur le rivage, bois flottés, algues et coquillages baillent au soleil, en écoutant la mer.

Un jeune serpent de mer, charmé, hardi, s'approche,  l'étoile de mer, l'air de rien le repère, l'apostrophe d'une mer de mots à faire fuir un régiment de mercenaires !

A marée haute, les vagues étirent leurs rouleaux sur le sable, dans l'espoir de perdre quelques kilos !

Au large, les fonds marins se reposent, tapis d'éternité,  témoins des humeurs de la belle mer, ils en voient de toutes les couleurs, rouge ! noire ! bleue !

 

Ce mercredi-là, justement, avis de tempête, la mer au-dessus est toute meringuée. Une onde amère secoue les bateaux, ce n'est pas une mer de Demoiselle ! Les marins peu craintifs devant la Méditerranée en furie, attendent patiemment la mer belle à peu agitée, avant de s'en servir.

 

 

Alice

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Rêves et écritures d'Alice
  • : Ce blog reflète ce que j'ai envie de partager, à travers l'écriture, tout ce qui vient autour d'elle, livres, musique, peinture, référencement des blogueurs, des sites autour de la création littéraire. Textes et photos protégés sous le n°000477878-5-CopyrightDepot.com
  • Contact

Texte Libre