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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 16:20

-     Attends un peu, et tu vas voir si j’appelle le kakatoès au bec crochu !

-         Cà y est ! elle me ressort encore une expression à  sa façon,  c’est toujours comme çà quand elle se met en colère. Et moi,…je vais appeler le chat aux moustaches pointues !

     -     Non mais ! j’en ai marre d’entendre ses âneries ! Quoi ?…Co ? Comment ? Tu veux…tu veux que je monte à la grande échelle pour aller le chercher tout là-haut, sur la dernière branche  du peuplier ? Non… non mais… Il n’a qu’à descendre tout seul ton perroquet ! pas ma faute si c’est un grimpeur du dimanche ! un spécimen rare ? très rare ?? Je n’vois pas…Non… je n’y connais rien… bon si tu le dis ! Et pourquoi l’as-tu laissé s’échapper ? Tu voulais l’examiner de plus près ! ah ! ah ! pour la venue de Monsieur Klaoma ? Le professeur « des oiseaux » ! Ben y va être content de tes bêtises ! excuses-moi, j’ai du travail, je répare la grille du lion. Oui… non… je ne vais pas me faire dévorer, c’est juste un barreau descellé. Les fauves, c’est mon domaine ! pas les kakato-s.!  Demande à Monsieur Lemiel ! saperlipopette ! non d’un serpent à la langue fourchue, sûr qu’il va l’attraper ton oiseau ! ni vu, ni connu, le directeur du zoo n’en saura rien !!


      
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29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 18:32

 


Tableau de Peter HOWSON

 

 

 

Ils se connaissaient bien tous les six et aimaient cet instant où ils se retrouvaient avant le retour du soir.

Les toits de chaume et la courbe arrondie, verdoyante des arbres de leur village servaient de toile de fond sur laquelle ils appuyaient leurs têtes.

Assis sur le sol, ramassés sur leurs pieds bien à plat, ils bavardaient comme chaque jour en cet fin d’après-midi d’été.

On voyait les peaux nues brunies par le soleil qui tranchaient sur les simples habits de drap brun ou écru. Les muscles de leurs bras, de leurs jambes défigurés par l’effort et devenus grotesques, accrochaient le regard tant ils étaient noués et nerveux.

Les mains étaient puissantes, larges, habituées à soulever, pousser, arracher, cogner, trier. Des mains expressives, vivantes, habiles. Les deux femmes leur ressemblaient.

On pouvait deviner que leurs corps massifs eux-aussi, savaient lutter, s’arc-bouter devant l’épreuve du travail physique.

Assis, très proches les uns des autres ils écoutaient la dernière anecdote de celui-là qui comme tous les jours trouvait les mots et les gestes pour les captiver.

Attentifs au conteur, leurs visages n’étaient plus que fils tendus vers un ailleurs.

Mais ce jour-là, c’était différent. Jean, accablé, restait en retrait et Lucie sa femme ajustait son chapeau  pour cacher son désarroi. Sa sœur, Paule ne décolérait pas.

A la fabrique, des disputes et bagarres s’étaient déclenchées, et deux camps adverses s’étaient mis en place. L’affrontement fut inévitable. En réparation,  le chef  avait ordonné à Jean de s’excuser auprès de Michel, qui plaidait non coupable .Michel , rassurait ses compagnons, ses mains amplement ouvertes criaient son innocence…

Plus tard,  chacun perdu dans ses âpres pensées prit le chemin du retour, demain serait plus calme.



 



Retrouvez d'autres textes inspirés par ce tableau 

 

http://papierlibre.over-blog.net/

Merci à Juliette


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31 juillet 2007 2 31 /07 /juillet /2007 20:39

Pour l'été, une rediffusion :-)

Le fou regarde la tour, et se demande bien comment l’aborder… Elle s’élance dans le ciel et découpe un pan de pierres qui bloque le regard. Une montagne de pierre infranchissable murmure le fou pensif…La clarté du jour l’oblige à cligner les yeux, si bien qu’il ne voit pas l’ombre du cavalier se profiler à son côté.

- Holà ! Que cherchez-vous donc par ici ? Prononce le cavalier d’une voix au fort accent méridional en arrêtant sa monture près du fou.

- Je viens pour escalader cette tour dit le fou d’un air décidé !

- Projet insensé ! Vous voyez bien qu’elle est imprenable !

- Mais la reine est prisonnière et je dois la délivrer !

- Ce n’est pas votre affaire, c’est celle du Roi !

Le fou serre les poings dans les poches de son habit noir, baisse la tête, l’ air sombre.

Le cavalier descend de cheval , contourne le fou, passe les rênes sur la tête d’un arbre mort .

- Allons ami ! Ne faites pas cette tête ! La Reine ne vous attend pas …

- Qu’en savez-vous crie le fou, sautant sur le côté.

- Le cavalier souffle quelques poussières de son habit blanc , et somme le fou de renoncer à son sauvetage.

Le soleil brille haut dans le ciel, l’herbe de la prairie ondule sous la brise légère. Une fenêtre en haut de la tour s’ouvre à la volée, et une silhouette blanche se penche. Au feu ! Au feu ! Crie un pion ! D’un bond , le fou s’élance le long de la paroi , ses mains agrippent les arêtes de pierre, ses pieds raclent le mur ,

- Me voici ! Dit-il tout rouge de l’effort avant de retomber lourdement sur le dos.

Le cavalier rit sous cape , observe le manège du fou.

 

Alice

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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 17:22

 

 

Les barques se suivaient à la queue leu leu,

derrière elles, le soleil éteignait ses derniers

rayons dans la mer.

Le port se dessinait de plus en plus nettement,

dernière halte avant de rejoindre les familles.

Le fond de la barque de Rodrigo, était tapissé de

poissons  jetés pêle-mêle. La montagne de filet

jouxtait les pieds du pêcheur. Celui-ci rêvait à des

jours meilleurs, au temps où la pêche était miraculeuse.

Aujourd’hui, un jour comme un autre, une pêche moyenne.

La barque avançait, lumineuse sous les rayons de lune, propulsée

par les coups de rame. Des cercles concentriques se dessinaient à l’infini

devant eux. La barque se souvenait de ses grandes

expéditions, et Rodrigo, de la fierté de ses prises.

Un poisson, plus robuste , baillait  d’épouvante.

Il l’écarta du bout du pied, ce qui énerva  le poisson qui

referma sa mâchoire sur son pied. Surpris, le pécheur secoua

sa  botte, rien n’y fit, le poisson ne lâchait pas prise et maintenait

une  forte pression. Rodrigo partit d’un grand éclat de rire.

Il montra aux autres son aventure.

-          Il veut mordre à l’hameçon , lui cria un compagnon .

-          Il n’a pas compris , qu’il est déjà pris ,  s’exclama Rodrigo .

Et celui-ci d’agiter la jambe, de secouer le pied, mais rien n’y fit !

La barque filait sur l’onde, le glissement dans la nuit apaisait les

âmes. Finalement le poisson lâcha prise, il venait de mourir.

Rodrigo  fut attristé  de ce dénouement.

-         Mais qu’est-ce qu’il me prend d’éprouver comme un débutant ! murmura-t-il .

Rodrigo chercha un autre poisson encore vivant et il le trouva sur les mailles du filet.

Celui-ci respirait à peine. Rodrigo le dégagea doucement , dans la mer, il fila comme une flèche. Satisfait, le pêcheur alluma sa pipe. Il était temps de jeter l’ancre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 Alice

 

 

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22 avril 2007 7 22 /04 /avril /2007 21:28

 

 

Le Chevalier avait dit son dernier mot, ou du moins il le croyait.

Par-dessus tout il détestait  défendre  sa place et là l'affaire se présentait sous les pires auspices.

En attendant, il sifflotait une ou deux notes : khu ou khu-khu ! Dans l'état nerveux où il se trouvait, l'autre n'avait qu'à bien se tenir. L'autre, justement s'agitait, sautillait de gauche à droite, tout en désordre. Fatigué, le Petit Chevalier s'éloigna, laissant son adversaire sur sa pierre.  Après tout, les gîtes ne manquaient pas sur la rive qu'il venait d'atteindre. Et la nourriture non plus.

Les berges du marais regorgeaient d?herbes appétissantes, de beaux moucherons et multiples insectes couraient sur les tiges.

L'oeil perçant les suivait avec avidité, les gobait des yeux, les gobait tout court !

Bien repu, le petit chevalier se mit à rêver à son cousin le Grand Chevalier, qui comme lui s'était égaré d'Amérique du Nord en Grande Bretagne.

Peut-être le rencontrerait-il bientôt ? Au moins, lui, ne sourcillerait pas en entendant son chant. Sa première note portait « un horrible accent » comme lui faisait remarquer les oiseaux du cru.  Tant pis pour ce premier khu ! le deuxième passait bien !

 Perdu dans ses pensées,  le Petit Chevalier venait d'arriver dans un endroit charmant, un promontoire herbeux, où il se posa délicatement pour la nuit.

 

 

Alice

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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 14:05

Je ne sais quoi d'iroquois apparaît dans son visage, lorsqu'il plisse les yeux et sourit.

Je ne sais quoi dire, devant cette situation pour le moins surprenante !

Je ne sais quoi, t'amène, justement aujourd'hui !

Je ne sais quoi de vivant émanait de lui

Un « Je ne sais quoi » aujourd'hui courait dans l'air

Je ne sais pourquoi j'ai choisi cette expression « je ne sais quoi » qui ma foi me met dans l'embarras

Je ne sais quoi faire pour t'aider

Je ne sais quoi le distinguait des autres personnes présentes

Je ne sais quoi penser

Un je ne sais quoi de plus

Je ne sais quoi ? le quoi veut dire quoi ? qui ? comment ?

Je ne sais quoi d'une fée

Je ne sais quoi d'une sorcière

Je ne sais quoi ? précisément je ne peux le dire

Gènes ? c'est quoi ?

Je ne sais quoi de plus doux

Je ne sais quoi dans sa paleur attira mon regard

Je ne sais quoi de grinçant dans sa voix, provoquait ma  peur

Je ne sais quoi m'empêchait d'écrire cette lettre

Je ne sais quoi me retient de le frapper

Je ne sais quoi me souffle de ne rien dire

Un je ne sais quoi dans sa toux, me met en alerte

 

 

 

Alice

 

 

 

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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 13:56

 

 

 

Celui que l'on  caractérisait comme patouillard, portait bien son nom. En mer, il se traînait, trop chargé comme un baudet, il tanguait à gauche, à droite, avait bien dû mal à tenir sa route. Alors quand arriveraient-ils ?

 Cook aux commandes du navire, gardait un certain optimisme . L'équipage, lui, déprimait, manquait de provisions, d'eau. Depuis des mois, ils erraient à la recherche de terres nouvelles. Croisant des îles, des îles et encore des îles, alors le grand continent promis, peut-être ne le trouveraient-ils jamais ! 

 Cook ordonna un changement de cap, les marins s'exécutèrent à contrecoeur, ils voulaient maintenant rentrer chez eux au Pérou. Au loin, des frégates, filaient sur l'eau, comme des oiseaux. Autour des voiles, des papillons, des pétrels, des albatros virevoltaient.

 

 A l'escale de Rio de Janeiro, le bateau était si minable que le vice-roi portugais ne voulut pas les ravitailler d'emblée.

 Mais l'Endeavour  résista aux récifs de corail, aux tempêtes et accomplit la plus fertile expédition jamais envoyée dans le Pacifique.

 

 

Alice

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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 13:47

 

 

 

Je n’étais pas mécontent de rouler sur mon nouveau cyclomoteur ; un cadeau inespéré de mes parents pour mes 16 ans. Sous le soleil, les chromes étincellent, et j’en profite pour pousser une petite pointe…

Sur le bord de la route, la silhouette de Florent m’invite à ralentir. Celui-ci démarre la conversation et naturellement j’ôte mon casque pour lui répondre. Rendez-vous pris avec lui pour le samedi suivant à la fête de l’escargot, je poursuis ma route, le casque à nouveau bien en place sur ma tête. C’est là que le drame se produit : une guêpe en furie, entrée je ne sais comment, bourdonne à cent à l’heure dans mes oreilles. Croyant devenir fou, sans lâcher mon guidon, je tente de l’autre main d’arracher mon casque, peine perdue, aveuglé par celui-ci, je percute, comble de malchance,  la barrière du passage à niveau baissé pour le train de 18 h 17.  Le garde-barrière accourt pour me relever. Plus de peur que de mal, mais je sens mon épaule et mon genou droits très douloureux. Mon casque s'est envolé à quelques mètres delà, et la guêpe aussi ! 

Alice

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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 15:10

 

 

 

 

 L’arène est prise dans les glaces. Les gradins, ensevelis forment une descente vertigineuse.

Irène contemple le désastre. Où vont bien pourvoir s’asseoir les spectateurs.?

Impossible !  impossible ! Répète-t-elle à voix basse , avec un frisson de peur.

Noooon ! Je ne chanterai pas dans ces conditions là !

Elle-même est assise sur une fleur, une fleur de glace, je serai la reine de la glace, ce soir

gémit-elle, et non pas la Reine de la Nuit !

A sa voix, car l’acoustique est bonne, répond  des crissements, des craquements sinistres du décor  givré. De rage, Irène crie, chante , monte la note plus haut toujours plus haut, la vallée de glace

gronde, se fracasse.. Et la pierre des gradins apparaît, blanche, enfin beige.

Un homme s’approche, enjambe, les morceaux de glace, s’installe . Irène  reconnaît un admirateur, il vient à tous ses spectacles..  Elle lui adresse un petit signe. Lui, un peu timide tripote son  programme.

 - Vous êtes en avance, et je vais tout annuler lui dit-elle gravement.

 - Pourquoi, je viens de Rennes pour vous écouter, lui répond-il d’une voix claire.

 - Tout est gelé, dit-elle d’une   voix morcelée.

 - Qu’à cela ne tienne ! Chantez !et vous ferez fondre la glace assure -t-il d’un grand sourire

 - Vous croyez ?

 Irène  songe   aux rangs  emplis de spectateurs,  entend les  cris des oiseaux égarés qui traversent  le ciel au-dessus de l‘amphithéâtre lors des grandes chaleurs, les murmures de la foule amusée, le  bruissement des corps. L’émotion et le désespoir l’envahissent devant cette catastrophe naturelle. La glaciation partout dans le pays.

Toujours prostrée, une citation lui traverse l’esprit que lui répétait souvent son professeur : « Un gladiateur, même moyen , ne pleure pas, ne change pas de visage ; il reste ferme, il tend la gorge sans faiblesse. » Cicéron

  Un gladiateur ! Bien sûr, Irène lutte dans la vie, plus que d’autres, elle le sait, mais c’est le prix à payer pour réussir, combattre les concurrentes, celles qui se pressent pour obtenir les rôles, utilisant toutes leurs armes.  Ah oui, l’arène est grandiose ,  les gladiateurs farouches et les spectateurs aiment le sang.

Irène ouvre  les yeux, devant elle, le vide blanc. Une longue plainte monte en elle , sort de sa bouche et se répand .à 360 ° autour d’elle, autour de l’arène, autour du ciel.

Déjà,   les techniciens s’affairent à enlever les morceaux de glace…

Alice

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 19:04

L’homme qui avait perdu son  sourire

 

 

- Bonjour Mademoiselle !

- Bonjour Monsieur, répond la jeune fille d’un sourire emprunté 

- Pouvez-vous me prêter votre sourire, je viens de perdre le mien

- Je ne sais, dit-elle d’un sourire embarrassé

- Qu’à cela  ne tienne, puis-je vous en débarrasser !

- Je ne vois pas comment dit-elle le sourire aux lèvres

 

- En le déposant ici, dans le creux de mes mains

La jeune fille se penche, pose délicatement son sourire dans le creux des mains de l’homme

 

Aussitôt,  le sourire,  léger,  s’envole, tournoie dans le ciel au-dessus de leurs têtes.

 

Et tous deux,  courent, sautent pour l’attraper,  le sourire, joyeux,  monte peu à peu.

 

La tristesse les envahie soudain

Comment vivre sans un sourire ?

 

 Et puis  s'élèvent leurs éclats de rire

 

Sous le sourire.

Alice

 

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