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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 15:28

  Pour la proposition de Juliette  sur Papier Libredecombre.jpg

 

Il y avait quelque chose d’indécent dans cette exposition de l’immeuble à ventre ouvert qui s’offrait dans la froidure aux yeux de tous.

Il ne suffisait pas  que le vent arrache les papiers peints fleuris du séjour déchiqueté, qu'il pleuve dans la chambre dénudée, que les oiseaux  trouvent un perchoir dans la cuisine décharnée, un  immense désarroi me prenait au corps devant la désormais errance de l’appartement livré aux quatre vents.

J’aurai aimé garder une trace  des jours lointains où  j’entendais le tic-tac rassurant de l’horloge dans la salle à manger, les gazouillis de l’oiseau  près de la fenêtre, où le soir, je m’émerveillais avec les livres de contes, dans ma chambre habillée de lumière tamisée, où j’humais avec délice, la bonne odeur de tarte aux pommes dès le corridor menant à  la cuisine ordonnée.

J’aurai aimé garder au chaud le souvenir de ces jours.

 

                                                                      Alice – 8 novembre 2011

 

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Published by Alice - dans Textes
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commentaires

Alice 17/11/2011 23:16



Hormis l'appartement détruit, c'est le récit d'une perte, tes mots sont vrais. Désolée pour le retard, j'étais absente. Amitiés



Veronica 12/11/2011 23:54



Comment je ressens bien ta tendresse pour ce que tu aurais aimé garder bien au chaud de toi toutes ces bonheurs rassurants scandés par la maison vivante, venant aussi de la "cuisine ordonnée" où
marmitait la vie, au lieu de ce courant d'air si froid qui s'engouffre partout ... chassant ton bonheur ...



Catheau 11/11/2011 08:12



Comme tu dis bien cet intime violé !



Alice 11/11/2011 15:22



Ce sont des pensées qui me traversent, quand je vois les pièces exposées.



tilk 09/11/2011 18:46



beau texte....


besos


tilk



Alice 10/11/2011 21:11



Un peu noir ! c''est le contexte...


Amitiés


 



Alice 09/11/2011 14:05



Je ne comprends pas pourquoi les destructions d'immeubles s'arrêtent parfois en cours de route. La photo amène à imaginer de par sa qualité, et le côté ancien restitué. Heureusement qu'il y a
d'autres décors :-)


Amitiés



Russalka 09/11/2011 10:54



Il est vrai que cela doit déchirer le coeur de voir un tel squelette décharné de son histoire, d'un autre côté la photo est magnifique, ambrée comme les vieux clichés et elle réjouit le regard.



Dan 08/11/2011 17:37



Ces immeubles déchiquetés laissent échapper quelques traces des vies, les décors de vie intime et de familles unis. Toujours émouvant. Bises Dan



Alice 08/11/2011 17:48



On ne reste pas indifférent devant ces immeubles, je ne peux m'empêcher de faire un récit à rebours devant les quelques images qui restent. Je n'oublie pas les décombres de guerre, là ce n'était
pas la situation. Merci de ton passage


Amitiés



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