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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 19:58


Dans l'océan de nos jours

Sans douter du temps

Tu goûtes aux caprices d’enfant

Bercée par les vagues et le vent

Il faut bien que jeunesse se passe

Devant l’étendue bleue, le cœur bouillonnant

Tu vois le sens de ta vie

Quand les gouttes de pluie plissent la surface

Tu sèches tes larmes, un nouveau chant jaillit

Bien plus tard  ton corps pèse sur le sable,

déchiqueté par les morsures de la vie.

La tête entre tes mains tu fixes le rivage,

les flots écumants râpent la grève sans trêve

Aux dernières lueurs du soleil couchant

La Mort te prend là

En silence, sur le sable, ses pas  déroulent ton abîme

dans la nuit.



Pour la proposition de Juliette pour Papier Libre :
 Ecrire une poésie contenant "l'océan de nos jours"

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 17:03
"Mots de Tête" n°21 de Brunô pour "les Croqueurs de mots"

Composer un poème avec ou sans rimes, sujet libre, avec les premières lettres de chaque mot.

A.....L.....S.....M.....V.....
U.....C.....D.....V.....L'.....
B.....E.....F.....R.....T.....
P.....N.....O.....J.....I.....


Ainsi le savoir, mince victoire
Vide le doute, vacille l'ignorance
Bals et fêtes, roulent tambour
Pâles nuées ou jardins irisés



Alice


Traduction: Quand on a (un peu) de savoir,on a moins de doute et d'ignorance, plus d'assurance, de certitudes, (bals et fêtes des idées) pour de pâles raisonnements ou des réflexions justes qui ouvrent à d'autres pistes. Résultat : on est jamais sûr de ce que l'on sait !
Vous pouvez douter de mon raisonnement, le débat est ouvert :-)

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 18:20




Sur la terre, un cratère de caractère

Tranchée dans le cru, coulées ténues

Cœur carbonisé, dans le tumulte attisé

Alerte à l’armure de la terre.

 

 

 

 

 

                                                    Alice

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 14:27

L'enfant et les sortilèges de Maurice Ravel


- Vous reprendrez bien un peu de thé ? Propose aimablement le Samovar,

- Volontiers, acquiesce  la Tasse de Chine charmée,

- Vraiment il y en a qui ne font que se prélasser maugrée la Machine en plein essorage,

- Taisez-vous donc et écoutez-moi plutôt, sonnent les six heures de la Pendule,

- Toujours à attirer l’attention sur elle, ironise le Canapé, je prends le temps moi, et l’on m’oublie parfois,

- Faites la paix, ne vous disputez plus, sourit le Bouquet de fleurs, et toutes les Fleurs de s’incliner gracieusement,

- C’est vrai çà ! Respectez ceux qui travaillent !  Coupe d’une voix fluette, la Danseuse virevoltant sur le miroir de la boîte à musique, sans cesse vous nous narguez !

- Je suis si fatigué soupire l’Homme plié posé sur le buffet.

- Tout de même, vous exagérez dit le Tableau, regardez-moi : « Ce dimanche à la campagne en famille » un bel  après-midi d’été,

- Bien d’accord avec vous, Tableau ! Murmure à voix basse la Bibliothèque.

- Je suis si fatigué soupire à nouveau l’homme plié posé sur le buffet.

 - Il y a de l’électricité dans l’air dit le chat au poil hérissé.

- Et si je  jouais un air de guitare, propose la petite fille  en berçant sa Poupée

- Oh oui, répond celle-ci  en clignant délicatement les yeux dans un demi-sourire béat. 

 

- Je préfère le piano s’exclame son frère !

- Une autre fois,  admit la petite fille.

 

 

alice

 

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 15:04

Et vous mes mains, dissipées

Restez tranquilles 

J’écoute, je compatis

Un silence, un cri, une douleur

Vous écoutez, attentives,

La colère du père, les pleurs de l’enfant, le chagrin de la mère

Instinctives, vous vous élevez vers l’âme en détresse

Mariant apaisement et caresses

 

Et vous mes mains, désoeuvrées

Restez tranquilles

Je réfléchis, je médite

Une étincelle, une illusion

Vous saisissez, créatives,

 L’inspiration, les couleurs, les sons,

Sensitives, vous parlez de  l’âme

En révèlant ses arabesques


Proposition de Juliette pour Papier Libre : Les mains, ce dont elles sont capables

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 16:36



Dans l’armoire aux secrets,

Il y a un grand tableau de ma vie

Où se dessinent les ombres de la guerre (correspondances et photos des aïeux)

Et les lumières de paix des villes présentes

Les pages laborieuses scolaires

Et l’écriture apaisante

La couleur sombre des robes d’antan

Et les mille teintes fraîches des vêtements d’enfants

Les jugements sans réplique

Et l’écoute mystique

Les tubes usagés des boîtes de peinture

Et les tableaux finis aux couleurs de la nature

Les partitions des chansons chantées à la radio ou chez soi

Et les cassettes d’opéra, cd de concerts, écoutés par cent fois

Les enveloppes emplies de lettres du passé

Et les  mails d’amitié, ne sont jamais assez !

Dans l’armoire aux secrets, de nouveaux chemins

Pour un autre lendemain.

 

 


Pour une consigne de Juliette pour Papier Libre : écrire votre "armoire aux secrets"

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 16:50





Au silence de l’aube

Ecoute la fraîcheur matinale, ses gouttes de rosée

Ton cœur d’ailleurs, traversé

Désirs étirés vers des endroits bercés

Par le vent d’espérances

 

Paisiblement, l’écho en pénètre ton corps, avive les couleurs

De ton fragile équilibre suspendu

Se pose le tronc, les branches, les feuilles

Découvre ta maison aux reflets rougeoyants

 

Oublie les sombres déserts du passé

Fragments desséchés de ton âme

L’éloquence du présent embrase ton sang

Les mots limpides et intrépides

Courent sur ta nouvelle écorce

 

Dans le jardin où scintillent les gouttes de rosée

Ecoute le silence



Consigne de Juliette pour Papier Libre,
  photo :Phttp://macrocosmic.over-blog.com/

Photo de YVES de MACROCOSMIC

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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 17:56

Dans la solitude du froid, tu t’attables sur un rayon de soleil, une boussole à demi-effacée gît à tes pieds. De tes racines coupées, bras desséchés,  des bouts de rhizome flottent vers un désir de lumière. De longs palabres sont entamés entre toi et ton ciel intérieur. Une lumière mentale apparaît sur ton visage, des traits jubilatoires naissent devant les passerelles semées. Des yeux purs te regardent et t’aident à apprivoiser avec tact les bourgeons à venir.

 

Alice

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6 octobre 2007 6 06 /10 /octobre /2007 16:37

 

 

Bien après la paresse des nuits sur les routes des bombes étoilées

 

Toi, l'enfant au visage-détresse

 

        apprivoise les bouts de soleil

        les châteaux de vent

        les charmes écumants

 

résiste aux palabres des traces guerrières,

 

laisse le parfum gracieux de la vie s'attabler près de toi avec tact, 

   

Présage de vie, dans la caresse des jours.

 

 

 

Alice

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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 20:11

 

 

 

Au bord de nous-mêmes, à l’orée du vide inquiétant

L’épaisseur de la peau, peau de chagrin

Pourquoi voyager au risque d’un gros grain

Ou d’un soleil ardent ? 

 

 

Au bord de nous-mêmes, à l’orée du vide inquiétant

Béatitude des habitudes, réservoir du non-étrange

Pourquoi quitter ces plaines aux bords entretenus

Et risquer le bois noir, aux limites inconnues ? 

 

 

Collines, montagnes, rivières, volcans

Paysages intérieurs de l’histoire silencieuse

Dorment en secret dans un cloître emmuré

 

 

Soudain, par la faille, explosions !

Les souvenirs se bousculent, les émotions débordent

Trop-plein de l’âme, trop-plein de la peau

Pas trop de mal tout de même

Nous restons au bord de nous-mêmes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Alice

 

 

 

 

 

 

 

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