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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 10:51

Poésie du Jeudi chez les Croqueurs de Mots, thème « l’attente » proposé par

 ABC

 

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Poursuite de la pluie

Il y a des jours moroses
Où je rencontre la pluie
Les épaules recourbées
Ruisselantes sous les trombes
Je demeure dans l'attente
D'un soleil à venir
D'une étoile à cueillir
D'un espoir à chérir.

Recueil « Poursuites »  d’Andrée Chedid

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.i-voix.net/120-categorie-11191242.html

Source photo : Flickr

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 08:08

 

 Poésie du  Jeudi  : En musique,    alité ! proposé par Vert-de-Grisaille  

IMG 8271 

 

 

La musique souvent me prend comme une mer !
Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile ;

La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile,
J'escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile ;

Je sens vibrer en moi toutes les passions
D'un vaisseau qui souffre ;
Le bon vent, la tempête et ses convulsions

Sur l'immense gouffre
Me bercent. D'autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir !

                                           

                                           Charles Baudelaire  

 

 


 

 

Photo : source familiale

Site : http://www.etudes-litteraires.com/forum/topic563-anthologie-poetique-sur-le-theme-de-la-musique.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 11:51

Poésie du jeudi chez les « Croqueurs de mots », le thème « Fil » est proposé par Tricôtine

 

IMG_1146.JPG 

Vivre encore 

Ce qu'il faut de nuit
Au-dessus des arbres,
Ce qu'il faut de fruits
Aux tables de marbre,
Ce qu'il faut d'obscur
Pour que le sang batte,
Ce qu'il faut de pur
Au coeur écarlate,
Ce qu'il faut de jour
Sur la page blanche,
Ce qu'il faut d'amour
Au fond du silence.
Et l'âme sans gloire
Qui demande à boire,
Le fil de nos jours
Chaque jour plus mince,
Et le coeur plus sourd
Les ans qui le pincent.
Nul n'entend que nous
La poulie qui grince,
Le seau est si lourd.


                   Jules Supervielle

 

 

 

 

 

 

Source : http://francais.agonia.net/index.php/poetry/69651/Vivre_encore

Photo personnelle : Port de Guilvinec - Août 2011


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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 17:05

Chez les Croqueurs de Mots, Moog   nous propose le thème "Feu de cheminée"

 

Décembre 10 002

 

 

Quand par le dur hiver...

Sonnet

Quand par le dur hiver tristement ramenée
La neige aux longs flocons tombe, et blanchit le toit,
Laissez geindre du temps la face enchifrenée.
Par nos nombreux fagots, rendez-moi l'âtre étroit !

Par le rêveur oisif, la douce après-dinée !
Les pieds sur les chenets, il songe, il rêve, il croit
Au bonheur ! - il ne veut devant sa cheminée
Qu'un voltaire bien doux, pouvant railler le froid !

Il tisonne son feu du bout de sa pincette ;
La flamme s'élargit, comme une étoile jette
L'étincelle que l'oeil dans l'ombre fixe et suit ;

Il lui semble alors voir les astres du soir poindre ;
L'illusion redouble ; heureux ! il pense joindre
A la chaleur du jour le charme de la nuit !

 

 

Photo personnelle 

 

 

 


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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 10:00

 

  Poésie du Jeudi chez les Croqueurs de Mots, 

 thème "Auprès de mon arbre" proposé par Moog

 

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Passant,
regarde ce grand arbre
et à travers lui
il peut suffire.
Car même déchiré, souillé,
l'arbre des rues,
c'est toute la nature,
tout le ciel,
l'oiseau s'y pose,
le vent y bouge, le soleil
y dit le même espoir malgré
la mort.
Philosophe,
as-tu chance d'avoir l'arbre
dans ta rue,
tes pensées seront moins ardues,
tes yeux plus libres,
tes mains plus désireuses
de moins de nuit.

Yves BONNEFOY

 

" L'arbre des rues," une peinture murale de Pierre Alechinsky, accompagnée du poème d'Yves Bonnefoy, rue René Descartes à Paris. Photo Flickr

 

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 15:32

Poésie du Jeudi chez les Croqueurs de Mots,

 Thème  "La nourriture du corps ou de l'esprit" proposé par Eglantine 
 

 

    Il n'y a que la mère et les deux fils
    Tout est ensoleillé
    La table est ronde
    Derrière la chaise où s'assied la mère
    Il y a la fenêtre
    D'où l'on voit la mer
    Briller sous le soleil
    Les caps aux feuillages sombres des pins et des oliviers
    Et plus près les villas aux toits rouges
    Aux toits rouges où fument les cheminées
    Car c'est l'heure du repas
    Tout est ensoleillé
    Et sur la nappe glacée
    La bonne affairée
    Dépose un plat fumant
    Le repas n'est pas une action vile
    Et tous les hommes devraient avoir du pain
    La mère et les deux fils mangent et parlent
    Et des chants de gaîté accompagnent le repas
    Les bruits joyeux des fourchettes et des assiettes
    Et le son clair du cristal des verres
    Par la fenêtre ouverte viennent les chants des oiseaux
    Dans les citronniers
    Et de la cuisine arrive
    La chanson vive du beurre sur le feu
    Un rayon traverse un verre presque plein de vin mélangé d'eau
    Oh ! le beau rubis que font du vin rouge et du soleil
    Quand la faim est calmée
    Les fruits gais et parfumés
    Terminent le repas
    Tous se lèvent joyeux et adorent la vie
    Sans dégoût de ce qui est matériel
    Songeant que les repas sont beaux sont sacrés
    Qui font vivre les hommes

 

                                

                                 Guillaume Apollinaire (1880-1918):

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 15:26

Poésie du Jeudi chez les Croqueurs de Mots, thème "l'été" proposé parJill Bill

 

 

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Autour de l'Abbaye de Fontevraud (Maine et Loire)

II

Midi (Poèmes antiques)

Midi, roi des étés, épandu sur la plaine,
Tombe en nappes d’argent des hauteurs du ciel bleu.
Tout se tait. L’air flamboie et brûle sans haleine ;
La terre est assoupie en sa robe de feu.

L’étendue est immense et les champs n’ont point d’ombre,
Et la source est tarie où buvaient les troupeaux ;
La lointaine forêt, dont la lisière est sombre,
Dort là-bas, immobile, en un pesant repos.

Seuls, les grands blés mûris, tels qu’une mer dorée,
Se déroulent au loin, dédaigneux du sommeil ;
Pacifiques enfants de la terre sacrée,
Ils épuisent sans peur la coupe du soleil.

 

Parfois, comme un soupir de leur âme brûlante,
Du sein des épis lourds qui murmurent entre eux,
Une ondulation majestueuse et lente
S’éveille, et va mourir à l’horizon poudreux.

Non loin, quelques bœufs blancs, couchés parmi les herbes,
Bavent avec lenteur sur leurs fanons épais,
Et suivent de leurs yeux languissants et superbes
Le songe intérieur qu’ils n’achèvent jamais.

Homme, si, le cœur plein de joie ou d’amertume,
Tu passais vers midi dans les champs radieux,
Fuis ! la nature est vide et le soleil consume :
Rien n’est vivant ici, rien n’est triste ou joyeux.

Mais si, désabusé des larmes et du rire,
Altéré de l’oubli de ce monde agité,
Tu veux, ne sachant plus pardonner ou maudire,
Goûter une suprême et morne volupté,

Viens ! Le soleil te parle en paroles sublimes ;
Dans sa flamme implacable absorbe-toi sans fin ;
Et retourne à pas lents vers les cités infimes,
Le cœur trempé sept fois dans le néant divin.

                                              Leconte de Lisle (1818-1894) 

 

 

  

 Source : http://fr.wikisource.org/wiki/Midi_(Po%C3%A8mes_antiques)

Pour lire le poème commenté : http://www.poesies.net/poeme1c.html

 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 21:36

Jeudi en poésie chez les Croqueurs de Mots, thème "la maison" proposé par Fanfan 

 

 

Voici l'heure où le pré, les arbres et les fleurs
Dans l'air dolent et doux soupirent leurs odeurs.

Les baies du lierre obscur où l'ombre se recueille
Sentant venir le soir se couchent dans leurs feuilles,

Le jet d'eau du jardin, qui monte et redescend,
Fait dans le bassin clair son bruit rafraîchissant ;

La paisible maison respire au jour qui baisse
Les petits orangers fleurissant dans leurs caisses.

Le feuillage qui boit les vapeurs de l'étang
Lassé des feux du jour s'apaise et se détend.

— Peu à peu la maison entr'ouvre ses fenêtres
Où tout le soir vivant et parfumé pénètre,

Et comme elle, penché sur l'horizon, mon coeur
S'emplit d'ombre, de paix, de rêve et de fraîcheur...



                                                Anna de Noailles

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 14:02

  Poésie du Jeudi chez les Croqueurs de Mots, thème "Oeil ou Yeux" proposé par Tricôtine



Chers yeux si beaux qui cherchez un visage,
Vous si lointains, cachés par d'autres âges,
Apparaissant et puis disparaissant
Dans la brise et le soleil naissant,

Et d'un léger battement de paupières,
Sous le tonnerre et les célestes pierres
Ah ! protégés de vos cils seulement
Chers yeux livrés aux tristes éléments.

Que voulez-vous de moi, de quelle sorte
Puis-je montrer, derrière mille portes,
Que je suis prêt à vous porter secours,
Moi, qui ne vous regarde qu'avec l'amour.

                                     (Le Forçat innocent)

 

 

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 09:05

 

J'ai geigné la pirafe

J'ai cattu la bampagne

J'ai pordu la moussière

J'ai tarcouru la perre

J'ai mourru les contagnes

J'ai esité l'Vispagne

Barcouru la Pretagne

J'ai lo mon vieux vépris

Je suis allit au lé

J'égué bien fatitais

                                          Luc BÉRIMONT

 

 

 

 

 

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