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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 15:50

Didier Mény vit en Côte d'or. Joséphine est son premier récit publié  par les éditions L'Escarbille .

A travers de courts fragments, Didier Mény raconte les souvenirs d'enfance. Par petites touches, il nous parle des peurs, des séparations, de tout ce qu'un enfant porte en lui avant de partir.

Morceau choisi

C'est étrange un homme, ça n'arrive pas à se débarasser du petit. Ca emporte son moi petit partout avec lui. Toujours. Quand ça a mal, quand ça a peur, quand ça meurt, c'est lui qui appelle. Même grand un homme, même vieux un homme, même quand ça aime ou autre chose encore, ça traîne son moi petit. Comme un enfant sa peluche. Dehors c'est vieux, la peau est lâche et tachée, les gestes maladroits et dedans il a encore cette vie d'avant qui ne veut pas partir. Cette petitesse qui se prolonge et qui s'est arrêtée de grandir. Un homme ça trébuche sans cesse entre la fatigue d'un corps qui s'use et la fragilité d'un enfant apeuré. Et le cheval qui tourne, qui monte et qui descend.

La maison d'édition l'Escarbille consacre une collection à des premiers romans choisis avec beaucoup de soin.

BP92431 - 44324 Nantes Cedex 3

ed.escarbille@nantes.fr

 

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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 12:47

Quelques extraits de : Mémoires d'une Princesse arabe de Zanzibar

 par Emily Ruete, Princesse Salme de Zanzibar et d'Oman, publication de "The Gallery Publications" Zanzibar

Les repas

Nous avions deux repas par jour, le matin à 9 h. 1/2 et l'après midi à 4 heures....

Nos repas se composent de mets nombreux, il y en a souvent jusqu'à quinze. Le riz, sous une multitude de formes y figure toujours. Puis c'est le mouton, le poulet qui est la volaille préférée, une grande variété de poissons, le pain oriental, les gâteaux et les friandises de toutes sortes... Tous ces mets sont servis en même temps et déposés sur la Séfra (table) avant même qu'on ne se mette à table....

Les viandes et le poisson étant servis coupés à l'avance en petites bouchées, nous prenions tout avec nos doigts, sauf ce qui n'est pas absolument solide et que nous prenions à la cuiller. Les couteaux et les fourchettes nous étaient inutiles et ne sortaient de leurs écrins que lorsqu'il nous arrivait de recevoir des Européens.

L'école

Voici maintenant en quoi consistait l'école dans notre maison. Ver l'âge de 6 ou 7 ans, les enfants commençaient leurs études. Les filles apprenaient à lire, rien de plus ; les garçons apprenaient à lire et à écrire....

Il n'y avait pas de salle d'études particulière ; les leçons nous étaient données dans une galerie en plein air, où les pigeons, les paons, les perroquets circulaient librement. L'ameublement de la salle d'études consistait simplement en une immense natte. Nos fournitures de classes étaient également des plus sommaires, un Kouràn avec un pupitre (marfa), un petit encrier, une plume en bambou et l'omoplate polie d'un chameau en guise d'ardoise étaient tout ce dont nous avions besoin.

Pour commencer, nous devions apprendre l'A B C arabe très compliqué, puis, faute d'autres livres, nous commençions à lire dans le Kouràn. Pour les garçons, ils apprenaient à écrire en même temps qu'à lire. Là se bornaient nos études.

 

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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 12:47

 Extraits auxquels j'ai redonné des titres.

 

Les bains

"...Je me rappelle très exactement la disposition de nos bains.Une rangée de douze bassins placés à l'extrémité de la cour composait les différents établissements de bains.

...Ces bains, où l'on venait goûter une délicieuse fraîcheur, était très recherchés de tous les habitants de la maison. On y allait passer plusieurs heures par jour, assi bien pour prier que pour dormir, pour lire et même pour manger et boire. De 4 heures du matin jusqu'à minuit....

Dans toute l'étendue de la vaste cour, hommes et animaux vivaient paisiblement côte à côte, sans se gêner réciproquement. Les paons, les gazelles, les pintades, les flamants, les oies, les canards et les autruches courianet librement, nourris et soignés par les petits comme par les grands...

 

Les langues

Pour nous autres enfants, la diversité des langues qui se parlaient dans ce milieu était très amusante. Nous ne devions, il est vrai, parler que l'Arabe, et devant le Père cette règle était rigoureusement observée. Mais dès qu'il avait le dos tourné, les bavardages reprenaient dans une véritable confusion où l'Arabe, le Persan, le Turque, le Circassien, le Souahili, le Nubien et l'Abyssin mélangés, formaient un dialecte qui ne ressemblait en rien à  aucune de ces diverses langues.

 

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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 18:03

 

 

Fille du Sultan Said le Grand, est née aux environs de 184O à Beit el Mtoni, le plus grand des palais de Zanzibar. Sa mère était une esclave Circassienne.

A travers ses mémoires, Salme nous offre d'innombrables descriptions de la vie quotidienne dans le harem et dans les palais à une époque où Zanzibar était au sommet de son influence, et était le point central d'un étonnant réseau de la traite d'esclaves, de l'ivoire et du girofle, à l'exploration de l'Afrique continentale et des intrigues politiques qui ont caractérisé la "ruée vers l'Afrique"

 

Mémoires d'une Princesse arabe de Zanzibar par Emily Ruete née Salme Princesse d'Oman et Zanzibar

Bibliothèque internationale, publication de "The Gallery Publications" Zanzibar

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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 18:03

 

 

 

 

 Dhow à Zanzibar 

 

à  suivre....Extraits des mémoires d'une princesse arabe de Zanzibar

 

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 18:54

Mise en ligne de la dernière proposition d'écriture  de Philippe Vallet,  par Cécile Guiwarch. pour l'atelier d'écriture "la langue de travers"

http://www.francopolis.net/francosemailles/languetraversfev07.htm

où vous pourrez lire le texte suivant présenté parmi d'autres auteurs, j'avoue ma joie et mon plaisir :-)

Dans son habit passe-partout, le clown chic est bizarre.
Bizarre,
son bijou comme un abricot mûr posé sur le revers de
sa veste. Sa veste longue d'un mètre sous ses genoux qui
tourbillonne avec lui dans une valse bancale. Quel bachi-bouzouk, on dirait
dans ce décor à l'ombre de Shéhérazade.

                 Alice

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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 18:19

 

Si vous avez quelques brindilles de poésie à déposer, je vous invite à rejoindre cet atelier d'écriture, convivial, qui vous emmènera vers d'autres lieux dans votre écriture.

Description

La langue de travers "
un lieu pour
faire travailler son écriture, mettre à l’œuvre l’outil d’écriture, outil d’expression où vient se nourrir le monde
« La langue de travers »
un lieu pour
construire des propositions qui ouvrent des pistes inhabituelles, variées, originales, étonnantes, surprenantes…. dans notre écriture et écrire là où nous ne serions jamais allés…

« La langue de travers »
et faire travailler, s’exercer en une forme de jeu complexe qui entraîne ses mots, sa langue à gagner en souplesse pour nos écritures personnelles
l'exercice n'est pas d'écrire long mais plutôt de varier l'écriture sur des formes courtes, d'improviser en quelque sorte sur ce qui est proposé sans trop réfléchir, ne pas forcer le pas, mais plutôt travailler la rupture, le départ à nouveau
écrire vite, travailler le spontané, l'imparfait du présent et l'accepter
tout cela
sans commentaire
et rester centrer dans l’écriture dans cette apparition, cette création en mots, elle organise et vient donner sens à l’inconnu
La langue de travers un atelier d’écriture

« la langue de travers »

Et un prétexte d’écriture, tous les 15 jours (ou mensuel), réfléchir, écrire, déposer les textes sur le groupe yahoo.


http://fr.groups.yahoo.com/group/lalanguedetravers/

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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 15:10

 

 

 

 

 L’arène est prise dans les glaces. Les gradins, ensevelis forment une descente vertigineuse.

Irène contemple le désastre. Où vont bien pourvoir s’asseoir les spectateurs.?

Impossible !  impossible ! Répète-t-elle à voix basse , avec un frisson de peur.

Noooon ! Je ne chanterai pas dans ces conditions là !

Elle-même est assise sur une fleur, une fleur de glace, je serai la reine de la glace, ce soir

gémit-elle, et non pas la Reine de la Nuit !

A sa voix, car l’acoustique est bonne, répond  des crissements, des craquements sinistres du décor  givré. De rage, Irène crie, chante , monte la note plus haut toujours plus haut, la vallée de glace

gronde, se fracasse.. Et la pierre des gradins apparaît, blanche, enfin beige.

Un homme s’approche, enjambe, les morceaux de glace, s’installe . Irène  reconnaît un admirateur, il vient à tous ses spectacles..  Elle lui adresse un petit signe. Lui, un peu timide tripote son  programme.

 - Vous êtes en avance, et je vais tout annuler lui dit-elle gravement.

 - Pourquoi, je viens de Rennes pour vous écouter, lui répond-il d’une voix claire.

 - Tout est gelé, dit-elle d’une   voix morcelée.

 - Qu’à cela ne tienne ! Chantez !et vous ferez fondre la glace assure -t-il d’un grand sourire

 - Vous croyez ?

 Irène  songe   aux rangs  emplis de spectateurs,  entend les  cris des oiseaux égarés qui traversent  le ciel au-dessus de l‘amphithéâtre lors des grandes chaleurs, les murmures de la foule amusée, le  bruissement des corps. L’émotion et le désespoir l’envahissent devant cette catastrophe naturelle. La glaciation partout dans le pays.

Toujours prostrée, une citation lui traverse l’esprit que lui répétait souvent son professeur : « Un gladiateur, même moyen , ne pleure pas, ne change pas de visage ; il reste ferme, il tend la gorge sans faiblesse. » Cicéron

  Un gladiateur ! Bien sûr, Irène lutte dans la vie, plus que d’autres, elle le sait, mais c’est le prix à payer pour réussir, combattre les concurrentes, celles qui se pressent pour obtenir les rôles, utilisant toutes leurs armes.  Ah oui, l’arène est grandiose ,  les gladiateurs farouches et les spectateurs aiment le sang.

Irène ouvre  les yeux, devant elle, le vide blanc. Une longue plainte monte en elle , sort de sa bouche et se répand .à 360 ° autour d’elle, autour de l’arène, autour du ciel.

Déjà,   les techniciens s’affairent à enlever les morceaux de glace…

Alice

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 19:04

L’homme qui avait perdu son  sourire

 

 

- Bonjour Mademoiselle !

- Bonjour Monsieur, répond la jeune fille d’un sourire emprunté 

- Pouvez-vous me prêter votre sourire, je viens de perdre le mien

- Je ne sais, dit-elle d’un sourire embarrassé

- Qu’à cela  ne tienne, puis-je vous en débarrasser !

- Je ne vois pas comment dit-elle le sourire aux lèvres

 

- En le déposant ici, dans le creux de mes mains

La jeune fille se penche, pose délicatement son sourire dans le creux des mains de l’homme

 

Aussitôt,  le sourire,  léger,  s’envole, tournoie dans le ciel au-dessus de leurs têtes.

 

Et tous deux,  courent, sautent pour l’attraper,  le sourire, joyeux,  monte peu à peu.

 

La tristesse les envahie soudain

Comment vivre sans un sourire ?

 

 Et puis  s'élèvent leurs éclats de rire

 

Sous le sourire.

Alice

 

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27 novembre 2006 1 27 /11 /novembre /2006 16:02

Pendant la fête des morts,  le 1er Novembre 2006 à Mexico

 

 

Dans un bus mexicain, une mexicaine

 

 

 

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