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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 16:16

 

 

Sans les aubes-fleurs, les fleurs nocturnes

Où seraient les matinées d'ivresse

Sur le promontoire de la jeunesse ?

Qu'apporterait le mouvement de la vie

Avec sa raison, ses déraisons ?

 

Je crois au génie des contes, des veillées

Où se perdent les angoisses des jours barbares

Je crois aux soirs étoilés des nuits marine

Où parade la dévotion au souffle de l'esprit.

 

 

 

Alice

 

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22 avril 2007 7 22 /04 /avril /2007 21:28

 

 

Le Chevalier avait dit son dernier mot, ou du moins il le croyait.

Par-dessus tout il détestait  défendre  sa place et là l'affaire se présentait sous les pires auspices.

En attendant, il sifflotait une ou deux notes : khu ou khu-khu ! Dans l'état nerveux où il se trouvait, l'autre n'avait qu'à bien se tenir. L'autre, justement s'agitait, sautillait de gauche à droite, tout en désordre. Fatigué, le Petit Chevalier s'éloigna, laissant son adversaire sur sa pierre.  Après tout, les gîtes ne manquaient pas sur la rive qu'il venait d'atteindre. Et la nourriture non plus.

Les berges du marais regorgeaient d?herbes appétissantes, de beaux moucherons et multiples insectes couraient sur les tiges.

L'oeil perçant les suivait avec avidité, les gobait des yeux, les gobait tout court !

Bien repu, le petit chevalier se mit à rêver à son cousin le Grand Chevalier, qui comme lui s'était égaré d'Amérique du Nord en Grande Bretagne.

Peut-être le rencontrerait-il bientôt ? Au moins, lui, ne sourcillerait pas en entendant son chant. Sa première note portait « un horrible accent » comme lui faisait remarquer les oiseaux du cru.  Tant pis pour ce premier khu ! le deuxième passait bien !

 Perdu dans ses pensées,  le Petit Chevalier venait d'arriver dans un endroit charmant, un promontoire herbeux, où il se posa délicatement pour la nuit.

 

 

Alice

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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 14:05

Je ne sais quoi d'iroquois apparaît dans son visage, lorsqu'il plisse les yeux et sourit.

Je ne sais quoi dire, devant cette situation pour le moins surprenante !

Je ne sais quoi, t'amène, justement aujourd'hui !

Je ne sais quoi de vivant émanait de lui

Un « Je ne sais quoi » aujourd'hui courait dans l'air

Je ne sais pourquoi j'ai choisi cette expression « je ne sais quoi » qui ma foi me met dans l'embarras

Je ne sais quoi faire pour t'aider

Je ne sais quoi le distinguait des autres personnes présentes

Je ne sais quoi penser

Un je ne sais quoi de plus

Je ne sais quoi ? le quoi veut dire quoi ? qui ? comment ?

Je ne sais quoi d'une fée

Je ne sais quoi d'une sorcière

Je ne sais quoi ? précisément je ne peux le dire

Gènes ? c'est quoi ?

Je ne sais quoi de plus doux

Je ne sais quoi dans sa paleur attira mon regard

Je ne sais quoi de grinçant dans sa voix, provoquait ma  peur

Je ne sais quoi m'empêchait d'écrire cette lettre

Je ne sais quoi me retient de le frapper

Je ne sais quoi me souffle de ne rien dire

Un je ne sais quoi dans sa toux, me met en alerte

 

 

 

Alice

 

 

 

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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 13:56

 

 

 

Celui que l'on  caractérisait comme patouillard, portait bien son nom. En mer, il se traînait, trop chargé comme un baudet, il tanguait à gauche, à droite, avait bien dû mal à tenir sa route. Alors quand arriveraient-ils ?

 Cook aux commandes du navire, gardait un certain optimisme . L'équipage, lui, déprimait, manquait de provisions, d'eau. Depuis des mois, ils erraient à la recherche de terres nouvelles. Croisant des îles, des îles et encore des îles, alors le grand continent promis, peut-être ne le trouveraient-ils jamais ! 

 Cook ordonna un changement de cap, les marins s'exécutèrent à contrecoeur, ils voulaient maintenant rentrer chez eux au Pérou. Au loin, des frégates, filaient sur l'eau, comme des oiseaux. Autour des voiles, des papillons, des pétrels, des albatros virevoltaient.

 

 A l'escale de Rio de Janeiro, le bateau était si minable que le vice-roi portugais ne voulut pas les ravitailler d'emblée.

 Mais l'Endeavour  résista aux récifs de corail, aux tempêtes et accomplit la plus fertile expédition jamais envoyée dans le Pacifique.

 

 

Alice

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18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 08:29

 

 

 

Col noir, robe grise, deux tourterelles qui marchent à petits pas dans le jardin : deux religieuses de Port-Royal s'entretenant avec leur maître céleste.

 

Christian BOBIN - Une bibliothèque de nuages -  Editions Lettres Vives

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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 13:47

 

 

 

Je n’étais pas mécontent de rouler sur mon nouveau cyclomoteur ; un cadeau inespéré de mes parents pour mes 16 ans. Sous le soleil, les chromes étincellent, et j’en profite pour pousser une petite pointe…

Sur le bord de la route, la silhouette de Florent m’invite à ralentir. Celui-ci démarre la conversation et naturellement j’ôte mon casque pour lui répondre. Rendez-vous pris avec lui pour le samedi suivant à la fête de l’escargot, je poursuis ma route, le casque à nouveau bien en place sur ma tête. C’est là que le drame se produit : une guêpe en furie, entrée je ne sais comment, bourdonne à cent à l’heure dans mes oreilles. Croyant devenir fou, sans lâcher mon guidon, je tente de l’autre main d’arracher mon casque, peine perdue, aveuglé par celui-ci, je percute, comble de malchance,  la barrière du passage à niveau baissé pour le train de 18 h 17.  Le garde-barrière accourt pour me relever. Plus de peur que de mal, mais je sens mon épaule et mon genou droits très douloureux. Mon casque s'est envolé à quelques mètres delà, et la guêpe aussi ! 

Alice

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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 17:40

 

ça devait arriver à force de

lire et recopier le mot "nombrilisme" et "nombrilique"

pour un dossier consacré au Je dans la poésie

je me suis mis à penser à mon nombril

pensée ému

c'est une de mes tantes, tatan mado, qui me l'a fait mon nombril

infrimière autrefois elle a accouché ma mère

et moi sur la lancée

souventes fois naguère elle m'a dit :

"il est beau ton nombril, j'ai soigné le boulot"

ça me troublait extrêmement autrefois

cette connaissance précise de mon intimité

maintenant non

maintenant je tire plaisir très subtil de savoir

que tatan mado c'est elle

qui m'a de ses doigts jeunes alors

tortillonné un petit nombril first quality

je n'en tire-attention ! - ni fierté ni sujet à forfanterie

juste une satisfaction très précieuse

quand tatan mado me téléphone de perpignan

-dont la gare est le centre du monde bien connu -

ou que je lui téléphone

je ne pense pas à chaque foisà mon nombril

mais des fois oui

je suis relié à elle par ce cordon qu'elle a coupé jadis

et entortilloné avec une application

particulière

parce que j 'étais né au centre de

son monde

 

on devrait tous savoir l'histoire

de son nombril

 

on le regarderait

avec affection

sans penser

à soi

ni

à son petit nombril

ni

au centre du monde

 

Roger Lahu vit à Rablay-sur- Layon (49) a publié entre autres Au plus près (Le Dé Bleu, 1998) Les Anguilles (id,2005), le Décor de l'envers ) Les Carnets de Lune, 2005) ainsi qu'une oeuvre abondante underground introuvable.

Cet auteur est également présent dans la sélection de Camille Loivier pour Neige d'Août n°15 - Automne 2006

Neige d'août

58210 Champlemy

http://www.revueneigedaout.free.fr

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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 17:13

 

 

Esther Heboyan est présente aussi dans la revue Neige d'Août, le recueil est édité avec le concours du Centre national du Livre, la municipalité de Nevers, et le Conseil général de la Nièvre.

Esther Heboyan écrit des nouvelles et de la poésie, vient de publier chez Parenthèses, Les passagers d'Istambul.

Les Tulipes

La tour aux Tulipes

baille au quotidien

ses étages d'humanité

quand l'ascenseur

pair impair

résonne des révérences du jour

'soir'sieurs'dame

Les Myositis

La bâtisse aux Myositis

prend son élan

à la presqu'île des rêves

achève sa course

sur la grêve caillouteuse

des destins

et laisse choir

une à une

ses verdâtres silhouettes

seuls les enfants guettent

encore

la cloche du marchand

de glaces

pistache-caramel ou vanille-fraise

 

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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 10:24

 

Sous-titrée  " Revue de Littérature et d'Extrême -Orient" , la revue Neige d'Août  répond à la volonté de Camille Loivier sa créatrice (titulaire d'un doctorat d'Extrème-Orient).  de rassembler des écrivains et artistes d'Orient et d'Occident  dans un même ouvrage.Il est très rare, par exemple que Chinois et Vietnamiens soient publiés côte à côte, comme il est rare de lire de la poésie signée par des femmes asiatiques censurés dans leur pays et leur parole laissées pour compte..

Chaque numéro a un thème, champ de réflexion sur le langage qui réunit les voix poétiques d'Orient et d'Occident le temps d'un cahier.

Le cahier 15 a pour thème "Enfantillages"

Dans la revue, J'ai choisi  un extrait de poème de Cai Yan, poétesse chinoise de la fin de la dynastie Han, au IIème siècle après notre ère. Elle raconte sa vie et ses souffrances dans un poème "Dix-huit mesures pour une flûte Hu"

Dans mon quinzième chant le rythme de la mélodie s'accélère

qui peut comprendre le refrain du souffle qui habite ma poitrine ?

j'ai vécu dans une yourte, aux coutumes étrangères

j'ai tellement désiré rentrer chez moi, le ciel a exaucé mes voeux

de retour au pays de Han, mon coeur est satisfait

mais mon coeur a des regrets, ma tristesse s'approfondit

le soleil et la lune malgré leur impartialité ne m'éclairent pas

la séparation entre la mère et les enfants est dure à supporter

le même ciel nous recouvre mais comme l'étoile du matin et Vénus

nous ne saurons jamais qui est mort, qui est vivant

ni si nous nous retrouverons un jour.

 

à suivre d'autres extraits de la revue "Neige d'Août"

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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 15:53
 
"Un Allemand de 43 ans a décidé de régler son divorce imminent à sa façon, en tronçonnant sa maison en deux et en emmenant sa moitié dans un camion. La police de Sonneberg indique que le maçon a mesuré la charpente avant de tronconner les murs et le toit. "L'homme a dit qu'il ne faisait que prendre sa part", a indiqué un porte parole de la police."
 
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