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31 juillet 2007 2 31 /07 /juillet /2007 20:39

Pour l'été, une rediffusion :-)

Le fou regarde la tour, et se demande bien comment l’aborder… Elle s’élance dans le ciel et découpe un pan de pierres qui bloque le regard. Une montagne de pierre infranchissable murmure le fou pensif…La clarté du jour l’oblige à cligner les yeux, si bien qu’il ne voit pas l’ombre du cavalier se profiler à son côté.

- Holà ! Que cherchez-vous donc par ici ? Prononce le cavalier d’une voix au fort accent méridional en arrêtant sa monture près du fou.

- Je viens pour escalader cette tour dit le fou d’un air décidé !

- Projet insensé ! Vous voyez bien qu’elle est imprenable !

- Mais la reine est prisonnière et je dois la délivrer !

- Ce n’est pas votre affaire, c’est celle du Roi !

Le fou serre les poings dans les poches de son habit noir, baisse la tête, l’ air sombre.

Le cavalier descend de cheval , contourne le fou, passe les rênes sur la tête d’un arbre mort .

- Allons ami ! Ne faites pas cette tête ! La Reine ne vous attend pas …

- Qu’en savez-vous crie le fou, sautant sur le côté.

- Le cavalier souffle quelques poussières de son habit blanc , et somme le fou de renoncer à son sauvetage.

Le soleil brille haut dans le ciel, l’herbe de la prairie ondule sous la brise légère. Une fenêtre en haut de la tour s’ouvre à la volée, et une silhouette blanche se penche. Au feu ! Au feu ! Crie un pion ! D’un bond , le fou s’élance le long de la paroi , ses mains agrippent les arêtes de pierre, ses pieds raclent le mur ,

- Me voici ! Dit-il tout rouge de l’effort avant de retomber lourdement sur le dos.

Le cavalier rit sous cape , observe le manège du fou.

 

Alice

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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 16:24

 

 

 De Moon Palace de Paul Auster, je vous livre cette belle phrase

sur la communication entre individus.

 

 

 

« Comme me l'avait un jour lointain expliqué oncle Victor, une conversation ressemble à un échange de balles. Un bon partenaire vous envoie la balle droit dans le gant, de sorte qu'il vous est presque impossible de la rater ; quand c'est à lui de recevoir, il rattrape tout ce qui arrive de son côté, même les coups les plus erratiques et les plus incompétents. »

 

 

 

Moon Palace  - Paul Auster

 

http://meslectures.over-blog.com/article-410483.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Auster

 

 

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24 juillet 2007 2 24 /07 /juillet /2007 20:47

 

 

Sur la terre, un cratère de caractère

Tranchée dans le cru, coulées ténues

Cœur carbonisé, dans le tumulte attisé

Alerte à l’armure de la terre.

                                                    Alice

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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 17:56

 

Aux couleurs de la marine tourmentée
Peut-être un départ des navires de la Royauté ?
La jeunesse sur le pont oublie l'enfance
Des contes antiques lors des veillées mystiques,
Des matinées d'ivresse au milieu des fleurs en parade après le déluge des pluies.
Angoisse des scènes à venir.
Sur le promontoire de leurs vies
Dévotion pour un fairy-nocturne
Le being beautous devant le vulgaire de la guerre.
Au soir barbare,
Le génie de la démocratie s'efface à raison.
Mouvement historique,
A l'heure H, au jour de la fête d'hiver, loin des métropolitains,
L'aube solde le bottom des espoirs.

 

Alice

 

http://www.francopolis.net/francosemailles/languetraversjuin07.htm

 

 

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9 juin 2007 6 09 /06 /juin /2007 15:39

 

 

 

 Eclats de vie
Sur le comptoir racontés
Langue désordre
Pose les traces
Et le chat de lisser
Ses poils sans sourciller
Indifférent au miroir brisé.

 

http://www.francopolis.net/francosemailles/languetraversavril07.html

 

 

 

 

 

 

 

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 15:50

 

 

                    

Fiona par Marie-Françoise, artiste peintre de Montréal 

  

  

2007

Marie-Françoise et moi avons la même marraine. Elle vit à Rouen et a 101 ans !

Alice

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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 21:22

 

 

 

 

 

-Dommage, déjà fini le meilleur !

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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 15:13

 

 

 

 

 

Où comment un hérisson fait de sa soirée , un délice !

 

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19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 17:40

 

 

La barque posée sur le sable, témoigne de ses blessures.

Elle décide un jour d'oublier ses fissures .

Quand elle eut quitté le doux rivage,

sur les flots délivre un gai babillage.

La trace profonde sur le sable, témoigne de ses blessures.

 

 

 

 

Alice

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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 17:22

 

 

Les barques se suivaient à la queue leu leu,

derrière elles, le soleil éteignait ses derniers

rayons dans la mer.

Le port se dessinait de plus en plus nettement,

dernière halte avant de rejoindre les familles.

Le fond de la barque de Rodrigo, était tapissé de

poissons  jetés pêle-mêle. La montagne de filet

jouxtait les pieds du pêcheur. Celui-ci rêvait à des

jours meilleurs, au temps où la pêche était miraculeuse.

Aujourd’hui, un jour comme un autre, une pêche moyenne.

La barque avançait, lumineuse sous les rayons de lune, propulsée

par les coups de rame. Des cercles concentriques se dessinaient à l’infini

devant eux. La barque se souvenait de ses grandes

expéditions, et Rodrigo, de la fierté de ses prises.

Un poisson, plus robuste , baillait  d’épouvante.

Il l’écarta du bout du pied, ce qui énerva  le poisson qui

referma sa mâchoire sur son pied. Surpris, le pécheur secoua

sa  botte, rien n’y fit, le poisson ne lâchait pas prise et maintenait

une  forte pression. Rodrigo partit d’un grand éclat de rire.

Il montra aux autres son aventure.

-          Il veut mordre à l’hameçon , lui cria un compagnon .

-          Il n’a pas compris , qu’il est déjà pris ,  s’exclama Rodrigo .

Et celui-ci d’agiter la jambe, de secouer le pied, mais rien n’y fit !

La barque filait sur l’onde, le glissement dans la nuit apaisait les

âmes. Finalement le poisson lâcha prise, il venait de mourir.

Rodrigo  fut attristé  de ce dénouement.

-         Mais qu’est-ce qu’il me prend d’éprouver comme un débutant ! murmura-t-il .

Rodrigo chercha un autre poisson encore vivant et il le trouva sur les mailles du filet.

Celui-ci respirait à peine. Rodrigo le dégagea doucement , dans la mer, il fila comme une flèche. Satisfait, le pêcheur alluma sa pipe. Il était temps de jeter l’ancre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 Alice

 

 

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