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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 18:34


 

Tristes sont les gouttes de pluie, comme des larmes.

Elles cognent à la vitre dans un grand vacarme.

La mère, éplorée, ouvre sa fenêtre,

Une, puis deux, puis un vol de gouttes  dans la chambre, pénètre.

Médusée, la mère fond en pleurs abondants

Désolées ! les gouttes de pluie, car, fouettées par le vent

S’imposent ainsi, violemment

De manière quasiment impolie.

La mère, de chagrin, jette de noirs sanglots

Les gouttes de pluie entre à grands flots.

Bientôt, tout   ruisselle sur l’armoire, lampes et mouchoir

Elles esquissent une valse autour d’elle, pour la consoler.

Les hoquets sont plus doux, les soubresauts du corps s’estompent.

Le vent se calme, les rafales cessent petit à petit

Quand un timide rayon de soleil lui sourit, elle  sourit aussi.

D’une main sèche ses larmes, de l’autre ferme la croisée.

 Un au revoir, non pas un adieu.

Tristesse s’envole de ce lieu.

 

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 14:13
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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 16:58


 



Métamorphoses

 

 

Après le silence des brumes légères

Ornant le paysage vert,

Les arbres s’éveilleront au chant des oiseaux,

Les feuilles palpiteront sous la caresse du vent.

 

Je marcherai dans la campagne

Sous un soleil naissant,

L’espoir guilleret d’une journée nouvelle,

Les abeilles et les papillons danseront

Sur les fleurs devenues belles.

 

Je quitterai la tristesse pour la joie,

Laissant les brumes du temps mourir,

La pâle lumière du jour se transformera

En éblouissement,

Ouvrant le chemin d’un bel avenir,

 

J’oublierai les ruses du temps.





Photo prété par Gérard pour papier libre. Consigne de Juliette : Ecrire ses impressions, sentiments, souvenirs, craintes devant ce paysage.

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 20:27

 

 

"L'ombre est noire toujours même tombant des cygnes"


Victor Hugo

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 20:20

Découvrez Sviatoslav Richter!
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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 16:51

Fantin-Latour (1809-1852)

 

 

 

 

Dès le soir, elle ne se lasse pas de relire  "le coureur des bois" .Comme perdue dans un songe, le buste incliné, un appui léger de son visage sur ses phalanges, elle ne voit pas sa sœur.


La jeune femme blonde, assise près d’elle, le buste droit, le regard vide d’espérance,  contemple la nappe mexicaine, ce dernier cadeau attise ses larmes. Elle a posé son livre près de la fleur tombée du vase. Bientôt, la fleur se fanera, comme il vieillira loin d’elles.

-     Ecoute, si nous partions en voyage au Mexique ?

-     Deux femmes seules ne voyagent pas si loin ! et puis il ne nous a pas
      demandé de venir !

-     Nous nous passerons de sa permission !

-     Maman n’aurait pas aimé…

-     Maman n’est plus, il nous manque tant !

-     Toujours la même discussion ! je ne suis pas d’accord.

-     Eh bien je partirai seule,

-     Tais-toi, je suis l’aînée et je décide !

-     Tant pis, je jette ton billet de traversée !

 

Un lourd silence s'ensuivit…

 

Consigne de Juliette : Décrire ce que vous pensez de ce tableau
http://papierlibre.over-blog.net

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 17:21
free music



Suite du conte musical  : De retour chez elle, Zazie trouve dans sa boîte aux lettres, une carte postale d'Italie, toute heureuse, elle rêve devant les couleurs de la fontaine de Trévise, puis  une lettre de son ami Michel l'interroge :
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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 08:42

JE

Je, livré à lui-même,  se fait du mal.

Je s’efforce de ressembler aux autres. La société le veut, émet ses codes, ses lois. Je dois se plier, pour ne pas laisser sa violence éclater et empiéter sur la  vie des autres. Je se rebelle, ne veut pas se soumettre et explose de toutes parts, crie, tape, invective, devient sournois, égoïste. Je est brutal. Seul, Je se réjouit, s’admire, se fait rire, pleurer. Je est vivant ou croit l’être, puis s’appauvrit, se dessèche, plus rien ne l’intéresse, même pas l’envie de maudire, torturer, dénigrer, plus une miette à croquer. La tristesse l’envahit, Je n’a plus goût de rien.

Un jour, étendu sur son lit, ses yeux fixent le plafond, Je voit sa propre mort. Longtemps après, Je imagine son enterrement. Je conviera ses amis, sa famille, ses collègues de travail, ses objets préférés, ses livres, son chat l’entoureront . Cela se passera dans sa ville, sa maison, sa chambre, des musiques choisies retentiront, un bon film programmé à l’écran de télévision. Je construis mentalement son enterrement, et trouve cela bien ennuyeux. Une semaine passe, Je remarque le temps perdu, Je manque de savoir tellement de choses sur le désordre des autres.

Je souris, apaisé et oublie qu’il est Je.



Consigne de Juliette pour "Papier Libre"

"Décrire l'être (humain) que vous aimez le plus"
 http://papierlibre.over-blog.net

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 11:30



Citation du jour

"Etre sous l'emprise de l'esprit ordinaire et de l'attachement, c'est être fasciné par les reflets et se lancer à leur poursuite, séduit par les uns, irrité ou dégoûté par les autres.
Etre dans l'état de Rigpa consiste à contempler le déploiement des reflets en demeurant
dans la condition naturelle du miroir, sans en être distant.
Les reflets n'ont pas de prise sur le miroir, et celui-ci reste immuable, non impliqué.
Ainsi, du point de vue du miroir, les reflets ne posent aucun problème.
Ce n'est que lorsqu'on s'y projette, oubliant du même coup la condition naturelle
du miroir, que l'illusion s'installe."

Longchempa   "La liberté de l'esprit"
 

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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 21:14
Suite du conte musical : Zazie est bien tentée par l'idée de Jacques de passer quelques jours sur
la Mer du Nord, mais pensive, elle réfléchit , quand surgit Maxime, un ami d'enfance, qui lui propose
sa maison bleue, dont il reste nostalgique.




C'est une maison bleue
Adossée à la colline
On y vient à pied, on ne frappe pas
Ceux qui vivent là, ont jeté la clé
On se retrouve ensemble
Après des années de route
Et l'on vient s'asseoir autour du repas
Tout le monde est là, à cinq heures du soir
San Francisco s'embrume
San Francisco s'allume
San Francisco, où êtes vous
Liza et Luc, Sylvia, attendez-moi

Nageant dans le brouillard
Enlacés, roulant dans l'herbe
On écoutera Tom à la guitare
Phil à la kena, jusqu'à la nuit noire
Un autre arrivera
Pour nous dire des nouvelles
D'un qui reviendra dans un an ou deux
Puisqu'il est heureux, on s'endormira
San Francisco se lève
San Francisco se lève
San Francisco ! où êtes vous
Liza et Luc, Sylvia, attendez-moi

C'est une maison bleue
Accrochée à ma mémoire
On y vient à pied, on ne frappe pas
Ceux qui vivent là, ont jeté la clef
Peuplée de cheveux longs
De grands lits et de musique
Peuplée de lumière, et peuplée de fous
Elle sera dernière à rester debout
Si San Francisco s'effondre
Si San Francisco s'effondre
San Francisco ! Où êtes vous
Liza et Luc, Sylvia, attendez-moi



Maxime Le Forestier


http://www.paroles.net





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