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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 17:24

Lyon-2010-004.JPG

 

 

A grandes enjambées

L'aqueduc transportait l'eau

L'ombre pointe à terre

 

 

 

 

 

 


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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 14:26

 

 Lyon-2010-009.JPG La Saône à Lyon

La ville silencieuse,  fraîche au lever du jour. Les trottoirs sont encore vides de pas pressés, les rues inertes, sans files de voitures. Sur les quais, les péniches arrimées, oscillent doucement. La surface de l’eau, seulement ridée par le courant. Puis, la ville s’éveille avec les chants d’oiseaux, les arbres frémissent sous les premiers coups d’ailes. Plus tard, le soleil brûle les toits, la ville se replie  parmi  ses ombres. La couleur ocre des crépis se figent dans la lumière. Un chat traverse vite sur le trottoir, trouve l’appui d’une fenêtre. Au crépuscule, d’un coup, les lumières jaillissent, ici et là se taisent, ou crient,  ville fatiguée ou trop éveillée de sa longue journée.

 

Pour la proposition de Juliette sur Papier Libre : Décrire l'immobilité et le mouvement ou le silence et le bruit, en personnifiant un animal, un végétal, un minéral, ou une chose.

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 16:25

 

 Pour faire suite avec "le cri de la soie", instant de vie et d'émotion dans la lumière de ce saut du cygne, symbole de vie pour le héros qui ira jusqu'au bout de sa passion pour la danse, et la reconnaissance de son père qui assiste à la grande première du ballet où son fils est  devenu danseur-étoile.

                                                               

 Alice - 2010

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 15:29

 

 

 

Heureux comme le sourire innocent de l'enfant

Fragile  comme le rose de la fleur naissante du pommier

Vibrant comme la musique profonde d’un impromptu de Schubert

Doux et lisse comme une étendue d’eau où se mirent le ciel , les arbres  et les   nuages 

Intense comme le bleu indigo d’un tableau de Van Gogh

Scintillant comme le rouge brillant de la fraise parfumée

Fluide comme la courbe des fleurs sous la brise dans un champ de bleuets

Radieux comme le feu riant des paroles adorées 

Fugitif comme les couleurs de l’arc-en-ciel dans le voile du   temps

Ondoyant comme le vert entre les pierres du ruisseau

Chantant comme à l’instant du départ, le regard sur les volets clos

Vif comme le vol d’un rouge-gorge et sa chute sur la branche

Silencieux comme  le gris argenté des cendres dans la cheminée

Libre  comme les jetés et les arabesques du danseur-étoile

 

                                                                       Alice – 2010

 

Pour la proposition de Juliette sur Papier Libre : Ecrire le cri de la soie

En savoir plus sur l'origine et la fabrication de la soie sur le blog "Découvrir simplement"

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 16:18

 

Chez "les Croqueurs de mots", Jeudis en Poésie

bresil3 062

 

Attendre que la Nuit…

 

Attendre que la Nuit, toujours reconnaissable

A sa grande altitude où n’atteint pas le vent,

Mais le malheur des hommes,

Vienne allumer ses feux intimes et tremblants

Et dépose sans bruit ses barques de pêcheurs,

Ses lanternes de bord que le ciel a bercées,

Ses filets étoilés dans notre âme élargie,

Attendre qu’elle trouve en nous sa confidente

Grâce à mille reflets et secrets mouvements

Et qu’elle nous attire à ses mains de fourrure,

Nous les enfants perdus, maltraités par le jour

Et la grande lumière,

Ramassés par la Nuit poreuse et pénétrante,

Plus sûre qu’un lit sûr sous un toit familier,

C’est l’abri murmurant qui nous tient compagnie,

C’est la couche où poser la tête qui déjà

Commence à graviter,

A s’étoiler en nous, à trouver son chemin.

 

 

                         Les amis inconnus (1934)

 

 

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 14:47

DSC09457.JPG 

 

Samedi 8 mai 2010, à 10 heures du matin est intervenu l’Office National de la Chasse et de la Faune sauvage à ma demande.

Depuis un mois, un chevreuil avait élu domicile dans le jardin. L’animal est capable de sauter des murs de plus de deux mètres, et de se déplacer jusqu’à 70 km/h

Comment l’attraper ?

Les techniciens de l’Office sont allés repérer le bois le plus proche pour le remettre en liberté. De retour, sur nos indications du chemin qu’il suivait dans sa fuite, lorsque nous le dérangions, ils ont tendu un filet.

chevreuil-001.JPG

L’animal se reposait dans deux endroits précis à l’abri d’arbres ou de haies et se cachait invariablement dans l’un ou dans l’autre. A la tombée de la nuit, il apparaissait pour brouter Au début, nous avons pensé qu’il repartirait, un mois après, il était toujours là, .

Débusqué, il est tombé dans le filet, et les deux hommes ont pu, après l’avoir démêlé, l’emmener vers le bois désigné proche du Thouet.

 chevreuil-004.JPG

Comment est-il venu se perdre dans le jardin, proche du centre ville, bordé par la rivière ?

Probablement, chassé par la meute en tant que concurrent, c’est le Printemps ! ou après avoir dégusté, la bourdaine, plante qui agit sur le cerveau, et leur fait perdre leurs repères.

Bien contents qu’il ait retrouvé un milieu naturel. Le chevreui est une bête sauvage, et une grande violence a empli la scène de la capture. Cris de l'animal, et un coup de corne  qui a blessé l’un des hommes.

Nous remerçions vivement René Rimbaut et son collègue de l'Office National de la Chasse et de la Faune sauvage.

 

 

                                                                                                  Alice 2010

  A lire la délicieuse fable "La belle et le chevreuil"

inspirée par cet article sur le blog d'Ex-Libris

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 17:07

Pour Pascale "Les Croqueurs de Mots

 

bresil-064.JPG

Café-concert à Olinda près de Recife (état de Pernambouk) au Brésil

....

 

 Le Brésil de Vinicius de Moraes

 

Vinicius de Moares (1913-1980) publie son premier recueil de poèmes à l’âge de 19 ans.

Trois ans après, il obtient le prix Felipe de Oliveira. Il adopte bientôt une syntaxe plus populaire et sa poésie plus sensuelle s’enrichit de thèmes sociaux. Poète, parolier,interprète, Vinicius de Moares est sans aucun doute le père authentique de la Bossa Nova.

                                                   ...

 

Bresil1-015.JPG

Métro à Rio de Janeiro

                                                   ...

 La gloire, Vinicius l’a connue en tant que librettiste du film « Garota d’Ipanema »» (« la fille d’Ipanema ») dont la musique est d’Antonio Carlos Jobim, avec qui il composa également « Orfeo Negro », drame musical porté à l’écran, en 1959, par Marcel Camus et qui obtint la palme d’or au Festival de Cannes.

                                                   ...

 

bresil-044.JPG

Les musiciens chantent un samba pour chaque client attablé : improvisation évoquant un personnage connu proche de la personnalité de chaque personne. Cela se terminait toujours par de grands éclats de rire !

                                                      ...

                                                   

Bresil1-041.JPG

Vinicius de Moares est né à Rio,  ville entourée de collines, le Corcovado à droite, la ville en lumière entre les collines est une des quatre favelas de Rio.

 

Poème de Vinicius de Moares 

Traduction de O Dia Da Criaçâo -  LE JOUR DE LA CREATION

                                                   

Aujourd’hui,  c’est samedi, demain c’est dimanche,

La vie arrive en vagues comme la mer

Les tramways roulent sur les voies

Et Notre Seigneur Jésus Christ est mort sur la croix pour nous sauver

Aujourd’hui c’est samedi, demain dimanche,

Il n’y a rien comme le temps pour passer,

La bonté de Notre Seigneur Jésus Christ fut grande

Mais, dans le doute, Dieu nous délivre de tout mal !

 

Aujourd’hui est le jour du présent

Le jour est samedi

Il est impossible de fuir cette dure réalité

En ce moment tous les bars sont pleins d’hommes vides

Tous les amoureux ont les mains entrelacées

Tous les maris fonctionnent régulièrement

Toutes les femmes sont en attente

Parce que c’est samedi

En ce moment un mariage parce que c’est samedi

Un divorce, un viol parce que c’est samedi

Un homme riche se suicide parce que c’est samedi

Un inceste, des régates parce que c’est samedi

Une femme battue parce que c’est samedi

Un renouveau d’espoir parce que c’est samedi

Une profonde discordance parce que c’est samedi

Un séducteur tombe mort parce que c’est samedi

Un grand esprit de bagarre parce que c’est samedi

Une femme qui devient homme parce que c’est samedi

Des enfants qui ne mangent pas parce que c’est samedi

Un pique nique de politiciens parce que c’est samedi

Une grande recrudescence de la syphilis parce que c’est samedi

Un aryen avec une mulâtresse parce que c’est samedi

Une tension inusitée parce que c’est samedi

Des adolescentes à moitié nues parce que c’est samedi

Un vampire dans les rues parce que c’est samedi

Une grande augmentation de la consommation parce que c’est samedi

Un fiancé fou de jalousie parce que c’est samedi

Une garden-party à la prison parce que c’est samedi

Une pleine lune impassible parce que c’est samedi

Des dames de toutes sortes parce que c’est samedi

Les unes difficiles, d’autres faciles parce que c’est samedi

 

Un curé qui se promène sans soutane parce que c’est samedi

De frénétiques « bras d’honneur » parce que c’est samedi

Une sensation angoissante parce que c’est samedi

D’une femme dans un homme parce que c’est samedi

Et toutes les formalités étant remplies

En ce samedi

Il y a la perspective du dimanche

Parce qu’aujourd’hui c’est samedi.

                                                           ...

Je vous propose d'écouter,Vinicius de Moares, parolier, accompagné par Toquinho, guitariste de grand talent, compositeur de la mélodie "Tarde em Itapoan"

 

 

 

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 13:47

"Mots de tête n°27" proposé par Brunô pour les Croqueurs de mots

 

 

Le fou regarde la tour, et se demande bien comment l’aborder… Elle s’élance dans le ciel et découpe un pan de pierres qui bloque le regard. Une montagne de pierre infranchissable murmure le fou pensif…La clarté du jour l’oblige à cligner les yeux, si bien qu’il ne voit pas l’ombre du cavalier se profiler à son côté.

- Holà ! Que cherchez-vous donc par ici ? Prononce le cavalier d’une voix au fort accent méridional en arrêtant sa monture près du fou.

- Je viens pour escalader cette tour dit le fou d’un air décidé !

- Projet insensé ! Vous voyez bien qu’elle est imprenable !

- Mais la reine est prisonnière et je dois la délivrer !

- Ce n’est pas votre affaire, c’est celle du Roi !

Le fou serre les poings dans les poches de son habit noir, baisse la tête, l’ air sombre.

Le cavalier descend de cheval , contourne le fou, passe les rênes sur la tête d’un arbre mort .

- Allons ami ! Ne faites pas cette tête ! La Reine ne vous attend pas …

- Qu’en savez-vous crie le fou, sautant sur le côté.

- Le cavalier souffle quelques poussières de son habit blanc , et somme le fou de renoncer à son sauvetage.

Le soleil brille haut dans le ciel, l’herbe de la prairie ondule sous la brise légère. Une fenêtre en haut de la tour s’ouvre à la volée, et une silhouette blanche se penche. Au feu ! Au feu ! Crie un pion ! D’un bond , le fou s’élance le long de la paroi , ses mains agrippent les arêtes de pierre, ses pieds raclent le mur ,

- Me voici ! Dit-il tout rouge de l’effort avant de retomber lourdement sur le dos.

Le cavalier rit sous cape , observe le manège du fou.

 

                                                                     Ecrit par Alice -2007

  

 

 

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 16:16

 Pour Brunô "les Croqueurs de mots", poésie du jeudi 

 

  Ciels 14avril 10 009

Photo personnelle : "Le bruit du soleil"

 

-  Ne touchez pas l’épaule

Du cavalier qui passe,

Il se retournerait

Et ce serait la nuit,

Une nuit sans étoiles,

Sans courbe ni nuages.

-  Alors que deviendrait

Tout ce qui fait le ciel,

La lune et son passage,

Et le bruit du soleil ?

-  Il vous faudrait attendre

Qu’un second cavalier

Aussi puissant que l’autre

Consentit à passer.

 

             (Les Amis inconnus)

 

 


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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 21:26

Pour la proposition de Juliette sur Papier Libre, consigne d'écriture "'le chat"

 

 

Eclats de vie

Sur le comptoir,  racontés

Langue désordre

Pose les traces

Et le chat de lisser

Ses poils sans sourciller

Indifférent au miroir brisé

 

 

                                           Ecrit par Alice

 

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