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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 11:55

 Proposé par ABC : «  Comme le tour du monde en 80 jours, je vous propose de faire le tour de vous-même en 80 mots. »

 

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Contempler à marée basse les vagues de sable

Percevoir la lumière et l’ombre sur les façades d’une ville

Bouger de la campagne vers la ville,

Ecouter le bruit de la vie d’un quartier

Goûter les plats d’une région

 

S’imprégner des images de poésie

Traverser la littérature, philosophie, psychanalyse

Retenir ce qui donne sens à la vie

Entendre les notes de musique dessiner un paysage intérieur

Revisiter en mémoire les présences

 Vivre le silence du jardin

Habiter l’entretemps*

Chercher le chemin

 

                                                       Alice, le 25 juin 2012

 

Jean Orizet définit « l’entretemps » dans son livre « Les forêts de l’impossible » ainsi :

- Il se veut un véritable état de vivre, doublé d’un état d’âme. Il est fait d’une quête de moments, d’une dérive provoquée où le réel permanent se conjugue avec le besoin d’éveiller des présences endormies.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 11:42

 

Poésie du Jeudi chez les Croqueurs de Mots, thème « le monde » proposé par ABC  

 

IMG_3091.JPG 

 

C’est beau d’avoir élu
Domicile vivant
Et de loger le temps
Dans un coeur continu,
Et d’avoir vu ses mains
Se poser sur le monde
Comme sur une pomme
Dans un petit jardin,
D’avoir aimé la terre,
La lune et le soleil,
Comme des familiers
Qui n’ont pas leurs pareils,
Et d’avoir confié
Le monde à sa mémoire
Comme un clair cavalier
A sa monture noire,
D’avoir donné visage
À ces mots : femme, enfants,
Et servi de rivage
À d’errants continents,
Et d’avoir atteint l’âme
À petits coups de rame
Pour ne l’effaroucher
D’une brusque approchée.

C’est beau d’avoir connu
L’ombre sous le feuillage
Et d’avoir senti l’âge
Ramper sur le corps nu,
Accompagné la peine
Du sang noir dans nos veines
Et doré son silence
De l’étoile Patience,
Et d’avoir tous ces mots
Qui bougent dans la tête,
De choisir les moins beaux
Pour leur faire un peu fête,
D’avoir senti la vie
Hâtive et mal aimée,
De l’avoir enfermée
Dans cette poésie.

 

 

 

Jules Supervielle – 1939-1945

 

 

 

 

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 09:07

Poésie du Jeudi, pour la communauté de Pascale, thème "Changer d'air" proposé par M'annette

 

 

 

 

 

 Le chat qui marche l’air de rien

voudrait se mettre sous la dent

l’oiseau qui vit de l’air du temps,

oiseau voyou, moineau vaurien.

 

 Mais, plus futé, l’oiseau lanlaire

n’a pas sa langue dans sa poche,

et siffle clair comme eau de roche

un petit air entre deux airs.

 

Un petit air pour changer d’air

 et s’en aller voir du pays,

un petit air qu’il a appris

à force de voler en l’air.

 

Faisant celui qui n’a pas l’air

Le chat prend l’air indifférent.

L’oiseau s’estime bien content

et se déguise en courant d’air.

 

 

L’oiseau voyou » de Claude Roy (extrait d’Enfantasques)

 

 

 

 

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 12:03

  M’annette nous propose le défi suivant :

Dans un grand moment de « ras-la-casquette », vous voilà parti(e) seul(e) en vacances, en Corse. Au volant de votre petite voiture, après vous être attardé(e) un peu sur le port de Bonifacio, vous regagnez votre hôtel à Ajaccio, zigzaguant dans la montagne. Le ciel s’assombrit, la nuit tombe, mais il y a aussi l’orage qui gronde, et soudain !...panne de voiture ! Seul(e) au milieu de nulle part, sous la pluie désormais, vous vous demandez ce qui vous a pris de partir ainsi tout(e) seul(e) et…la suite est sous votre plume....

 

 

 Je me demande ce qui m’a pris de sortir ainsi toute seule. Maintenant  ma voiture s'est arrêtée, alors que tout fonctionnait normalement, si ce n’est un gros ralentissement, mais comme j’étais entrain de grimper une côte, je ne me suis pas inquiétée outre mesure.

Il était 22 h, quand j’ai quitté Bonifacio, pour rentrer à Ajaccio. Le ciel était menaçant, loin par-dessus les montagnes, je me disais que j’avais bien le temps d’arriver.

Pas de panique, je joins mon hôtel à Ajaccio, puis un dépanneur, hélas, je dois attendre au minimum une heure, avant son arrivée.

Tout s’était merveilleusement passé aujourd’hui, ce matin, partie à l’aube, petit-déjeuner sur le port et visite en bateau des grottes. Déjeuner le midi à nouveau sur le port, et l’après-midi, promenade dans les ruelles de la vieille ville. Ma liberté me donne des ailes, et pleins d’idées de photos, je prolonge jusqu’au coucher du soleil, après avoir grignoté un sandwich et c’est l’heure du départ. Personne ne m’attend, j’ai le temps.

Ces éclairs qui zèbrent le ciel, le paysage qui s’assombrit jusqu’à voiler les montagnes, ne me disent rien qui vaille. Une angoisse grandissante m’envahit peu à peu. Pour me détendre, je décide de faire quelques pas sur le bas-côté.

Je constate que ma voiture est mal rangée, elle déborde largement sur la route. Quelques asphodèles s’agitent sous le coup de vent, et une bourrasque de pluie me fouette le visage. Je me précipite à l’intérieur de l’auto. Ces vacances commencent plutôt mal, en guise de détente , tout va de travers. Dehors cela empire, et il reste encore 5o minutes à attendre. Je ne suis pas peureuse mais tout de même, la route étroite dominée de hauts pins sombres n’offrent guère de réconfort. J’attrape un paquet de canistrelli , délicieux gâteaux corses et croque nerveusement le premier. J’en suis à mon quatrième, quand mon rétroviseur s’illumine. Je discerne un énorme car de touristes derrière moi.

- Un coup de main ? demande le chauffeur descendu en courant frapper à ma vitre.

- Je suis en panne, je ne sais pas ce qui se passe !

- Comment ! il faut vous dégager, je dois conduire mes passagers au bateau de ce soir à Ajaccio, et vous m’empêchez de passer !

- Désolée ! Mais je ne peux rien faire ! J’attends la dépanneuse !

Le chauffeur crie de plus en plus fort et moi je me retranche dans le creux de mon siège. Plusieurs têtes apparaissent à côté de lui.

- On peut vous aider ?

- On va rater le bateau, vous en avez pour combien de temps ?

- Venez dans le car, vous serez mieux, où allez-vous ?

Les questions fusent sous l’air courroucé du chauffeur.

Heureusement, leur attention est détournée, car un deuxième car vient de se ranger derrière le premier. Et le deuxième chauffeur surgit, très pressé lui aussi. Je ferme les yeux et imagine avec angoisse un embouteillage monstre derrière moi.

Ouh ! Pourvu que la dépanneuse arrive vite !

…Et elle arriva… dans le mauvais sens, mais ce n’était pas mon problème !

 

                                              Alice, le 10 juin 2012

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 06:00

 

Poésie du Jeudi chez les Croqueurs de Mots, thème « l’orage » proposé par M’annette

 

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"Au plus fort de
l'orage, il y a toujours un oiseau pour
nous rassurer. C'est l'oiseau inconnu. Il chante avant
de s'envoler"


                                                                                        René Char

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Source photo : Flickr 


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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 08:21

 

 

  Debussy considérait Turner "comme le plus grand créateur de mystère qui soit en art"

 

 

 

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"Rockets and the blue light"

La lumière libérée

Avec ses fanfares sans violence

De bleu et d’or éthérés

 

Fumées et vagues en cadence

Marquent les ombres estompées

Du ciel orageux, des vapeurs,  en silence

 

Sur le quai, deux fragiles silhouettes  disparaissent

Enveloppées de draps d’or qui se tressent

 

      

                                    Alice,  le 3 juin 2012

 

Pour Papier Libre, thème de Juliette « un tableau de Turner »

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 08:00

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A cet instant, le soleil

inonde branches et fleurs

l'oiseau posé sur le mur,

se dore

 dans la lumière du printemps

 

 

 

 

 


 

 

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 07:10

Poésie du Jeudi chez les Croqueurs de Mots, thème libre par Jill Bill  

 

 

 

Si  tu veux du soleil au creux de ton assiette

Fais une bouillabaisse. En voici la recette :

D’un demi-verre d’huile arrose en ton faitout

Un peu d’ail écrasé (quatre gousses en tout)

Trois oignons émincés et divers aromates

En hachis sans pépins deux pulpes de tomates

Thym, fenouil et persil, laurier, zeste d’orange

Les tronçons de poissons qu’artistement tu ranges

(Grondins, crabe ou langouste, et puis rascasse et vive)

- Recouvre d’eau bouillante et cuis à flamme vive

Quand saupoudré de sel, de poivre et de safran.

Le mélange a bouilli 5 minutes durant,

Quand sous l’ardente flamme, il prend déjà de l’âme

Ajoute aussi longtemps : loup, saint-pierre et merlan

Puis sur tranches de pain, passe le jus brûlant

Tandis que sur un plat, tout le poisson se dresse.

Ton chef d’œuvre est fini : c’est une bouillabaisse.

                                      Emilie Bernard

 

 

 Je vous invite à lire sur le blog de Mireille , l'intéressante histoire de la bouillabaisse et de ses origines

http://lepanierahistoiresdememette.over-blog.com/article-defi-82-jill-bill-a-la-barre-poissons-105896963.html

 

 Source photo et textes :

http://cabanus.e-monsite.com/pages/emilie-bernard-poemes-recettes-et-cartes-postales/emilie-bernard-intro.html

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 10:11

 

Défi proposé par Jill Bill avec le thème : Allons à la pëche aux Noms de Poisson par ici la « bonne bouillabaisse » A savoir en faire un savoureux écrit à votre guise…

 

 

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 Dans le bar « Au poisson vert »

un jeune gardon Juan, accoudé au comptoir

déguste un calamartini-on-the rock

sa morusité disparue. Il observe l’ambiance :

A la table de gauche, un jeune loup de meragitéeé4sur l’échelle de beaufort

 dévore  cent mille lieues sous les mers pendant sa pause-déjeuner.

A la table de droite, la Rascassenoisette joue aux dominos avec  le barbutchcassidy

Plus loin Merousseau et Saumontaigne discutent sur tous les thons

Du sujet éternel comment plier bagages sans faire de faux-plis.

Ainsi  raiegnait une douce ambiance dans le bar « Au poisson vert »

 

 

                                                Alice le 30 mai 2012

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 17:32

 

Tu oublieras la lune, poésie de la nuit

Ses myriades d’étoiles en jardin clos du monde

Au clair de ton âme vive, les douces pensées en cercle

Tourbillonnent ensemble, dans la vaste solitude

Recueil des souvenirs, en feuilletant l’herbier

 

                                                                                Alice le 29 mai 2012

 

 

 

 

une propositon d'écriture de France-Musique "les contes de la Nuit"et en écho à REN
 

 

  

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