Littérature

Mardi 29 septembre 2009




Instructions pour monter un escalier (extrait)
Les escaliers se montrent de face car en marche arrière ou latérale ce n’est pas particulièrement commode. L’attitude la plus naturelle à adopter est la station debout, bras ballants, tête droite mais pas trop cependant afin que les yeux puissent voir la marche à gravir, la respiration lente et régulière. Pour ce qui est de l’ascension proprement dite, on commence par lever cette partie du corps située en bas à droite et généralement enveloppée de cuir ou de daim et qui, sauf exception, tient exactement sur la marche. Une fois ladite partie, que nous appellerons pied pour abréger, posée sur le degré, on lève la partie correspondante gauche (appelée aussi pied mais qu’il ne faut pas confondre avec le pied mentionné plus haut) et après l’avoir amenée à hauteur du premier pied, on la hisse encore un peu pour la poser sur la deuxième marche où le pied pourra enfin se reposer, tandis que sur la première le pied repose déjà. (Les premières marches sont toujours les plus difficiles, jusqu’à ce qu’on ait acquis la coordination nécessaire. La coïncidence des noms entre le pied et le pied rend l’explication difficile. Faites spécialement attention à ne pas lever en même temps le pied et le pied.
Parvenu de cette façon à la deuxième marche, il suffit de répéter alternativement ces deux mouvements jusqu’au bout de l’escalier. On en sort facilement, avec un léger coup de talon pour bien fixer la marche à sa place et l’empêcher de bouger jusqu’à ce qu’on redescende.
   

Julio Cortàzar, Cronopes et fameux , "Manuel d'instructions", 1962.
Par Alice
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Lundi 7 septembre 2009

Samedi 29 Août 2009, Fanny Tonnelier dédicaçait son livre,
"
Raoul Tonnelier, une vie d'artiste"
à la maison de la presse de Gennes dans le Maine et Loire.

Dans le grenier-mémoire de sa maison, Fanny découvre plusieurs caisses emplies de toutes  sortes de papiers, traces de la vie de son beau-père Raoul Tonnelier.

De nombreux tableaux de l'artiste- peintre sont présents sur les murs, s'impose
 alors à Fanny Tonnelier, l'idée d'écrire la
biographie de cet homme à la fois
si proche du couple, et si peu connu d'eux dans l'itinéraire de sa vie d'artiste.

Une biographie de 96 pages, illustrée de tableaux, dessins et photos va naître, rendant hommage à l'homme et l'artiste, portraitiste, paysagiste et grand amateur d'antiquités.

Pour donner suite à ce travail minutieux, une exposition
est prévue à Paris de décembre 2010 à Janvier 2011.

Rappelons l'heureuse initiative de François Tonnelier, créateur
des "Heures musicales de Cunault"

 

 


"Raoul Tonnelier, une vie d'artiste" de Fanny Tonnelier Gannat, éditions Opéra,
96 pages, 22 euros. 

Par Alice
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 10 février 2009
Sonia Chiambretto travaille sur le recueil de témoignages, de traversées européennes, de passages aux frontières, de diverses communautés en lien avec la guerre et l'exil.
Chto interdit aux moins de 15 ans est le premier livre d'une trilogie.

CHTO interdit aux moins de 15 ans

 

Ils ont dit [les policiers R] :

Oh

Pourquoi tu ne me regardes pas

Quoi

Tu as vu un fantôme ou quoi

Quoi

 

Ils ont bu

Ils ont fumé

Ils sont comme fous

COMME  CA

 

Ils [les policiers R} articulent avec la bouche :

Pourquoi êtes-vous venues ici

Pourquoi faites-vous la guerre avec nous



Sonia Chiambretto - CHTO interdit aux moins de 15 ans
Edition Inventaire-Invention


 
 

Une fois sur la page, le lien est à droite "télécharger le son"

Sonia CHiambretto lit son texte,  lecture suivie d'un entretien avec Patrick Cahuzac éditeur d'Inventaire-Invention qui publie après "CHTO  interdit aux moins de 15 ans", "Douze Soeurs slovaques" et "Mon Képi Blanc"

Merci à Anne-Cécile pour le lien.





Alice
Par Alice
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Jeudi 15 janvier 2009


"Ecrire, créer, regarder l’insondable. Inventer une phrase

qui déferle. Il faut qu’il y est un monde intérieur.


Jeter les mots sur la page et
entendre le bruit de la c
                                    h
                                 u
                                                                         
                                  t
                                        e


                                                     "



extrait de "L'écoute intérieure" de Michel Chailloux
édition Fayard




                                                                           

Par Alice
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 8 octobre 2008

Voici un jeu avec contraintes présenté par les membres de l'Oulipo,
 dans les "Jeudis de l'Oulipo" à la BNF, Jeudi 2 Octobre 2008.


Il s'agit d'un enchaînement de quatre homosyntaxismes qui aboutissent inéluctalblement
à un cinquième qui se trouve être également une homophonie et qu'il faut découvrir.

Quelques villes célèbres sous forme de devinettes sont présentées ci-dessous :

Une retint l'attention des oulipiens, parce que difficile ou emblématique ?

La voici :


Pisse homme de peu de foi
Vomis dévot
Crache bigot
Expectore grenouille


Dont l'inéluctable solution homophonique était bien :

Chie        cagot

Les oulipiennes et oulipiens décidèrent donc que cette contrainte serait nommée selon
son modèle, un
chicago.



Pâtes saumon
Coquillettes thon
Spaghettis anguille
Tagliatelles espadon

Nouilles    orque


Pied de montagne
Lisière de plaine
Plage de mer
Confins des terres

Bord        d'eau


L'os en terrine
L'os en ragoût
L'os en cocotte
L'os en daube

L'os en gelée


de Paul Fournel § Jacques Roubaud
Extrait de Chicagos - La Bibliothèque Oulipienne n° 152

et inéluctablement ...le blog d'Etienne http://ces-nains-portent-quoi.over-blog.com/ 
cela va de soi ! :-)

Par Alice
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 16 septembre 2008

Belle-ïle - La Pointe des Poulains


Pour mieux connaître Sarah Bernhardt



Par Alice
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 23 mai 2008



Citation du jour

"Etre sous l'emprise de l'esprit ordinaire et de l'attachement, c'est être fasciné par les reflets et se lancer à leur poursuite, séduit par les uns, irrité ou dégoûté par les autres.
Etre dans l'état de Rigpa consiste à contempler le déploiement des reflets en demeurant
dans la condition naturelle du miroir, sans en être distant.
Les reflets n'ont pas de prise sur le miroir, et celui-ci reste immuable, non impliqué.
Ainsi, du point de vue du miroir, les reflets ne posent aucun problème.
Ce n'est que lorsqu'on s'y projette, oubliant du même coup la condition naturelle
du miroir, que l'illusion s'installe."

Longchempa   "La liberté de l'esprit"
 

Par Alice
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 7 avril 2008




Il existe une expression ou jour est synonyme de nuit, voyez-vous laquelle ?






Réponse :

à la tombée du jour, à la tombée de la nuit



                          __________________
Par Alice
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 8 février 2008

Le château d'eau, a bercé mon enfance, c'était l'époque de l'aménagement de l'eau courante dans les villes, la construction
des châteaux d'eaux.

Et pourtant, le château d'eau reste insignifiant à nos yeux, lorsque nous parcourons les routes.

J'ai donc une affection particulière pour ce livre de
Jean-Yves Jouannais," Prolégomènes à tout château d'eau"
publié par
Inventaire-Invention

Voici un extrait :

Oeil (des châteaux d'eau)

Dans deux tableaux de Edward Hopper, des personnages, las, seuls, mélancoliques, de leur intérieur, regardent la vile à travers une fenêtre. Cette fenêtre est bien sûr un nouveau tableau. Et le sujet de ce second tableau n'est pas vraiment la ville, c'est dans les deux cas, un château d'eau, l'un de ces water tanks qui vivent et prospèrent comme une espèce à part entière, relevant d'un règne particulier, sur les toits des villes américaines. Ces peintures ont pour titre Office in a Small City (1953) et Morning Sun (1952). La logique veut que lorsque la perspective est inversée, lorsque les personnages sont vus à l'intérieur de leur appartement et que le regard extérieur, urbain, est en légère plongée, ce soit cette fois le château d'eau qui les observe. C'est le cas  de Night Windows (1928). Plus généralement, peignant la ville, The City (1927), Et Palacio (1946), Edward Hopper choisit toujours le point de vue du château d'eau.



Alice

Par Alice
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 8 décembre 2007

 

 

Carson Mac Cullers  (1917-1967) achève son manuscrit en 1939, publié en 194O, c'est un succès immédiat.

 

Résumé de l'histoire :

5 personnages cherchent un moyen de s'exprimer et de s'unir en esprit avec quelque chose qui les dépasse. L'un des personnages est sourt-muet. C'est autour de lui que s'ordonne le livre. Poussés par leur propre solitude, les quatre autres personnages découvrent en lui une sorte de supériorité mystique, et ils en font leur idéal. Du fait de son infirmité, Singer garde quelque chose de flou, d'imprécis.

Ses amis peuvent donc lui attribuer toutes les qualités qu'ils souhaitent lui voir. Son silence inaltéable a une force d'attraction irrésistible. On peut mettre en parallèle le lien qui unit les quatre personnages à Singer et celui qui unit Singer à son ami sourd-muet Antonapoulos. Seul Singer est capable de découvrir chez Antonapoulos un peu de sagesse et de dignité.  Singer est enitièrement submergé par cet amour. Pourtant les quatre amis de Singer ignorent tout d'Antonapoulos. L'ironie de cette situation grandit lentement et plus le livre progresse, plus elle devient évidente.

"Ils partageaient l'étage d'une petite maison à proximité du quartier commerçant de la ville. Il comprenait deux pièces. Antonapoulos préparait leurs repas sur le fourneau de la cuisine. Les chaises de cuisine droites, simples, servaient à Singer, et le sofa rembourré à Antonapoulos. La chambre était essentiellement meublée d'un vaste lit double couvert d'un édredon pour le gros Grec, et d'un étroit lit de fer pour Singer.

Le dîner durait longtemps parce que Antonapoulos aimait manager et qu'il était très lent. Après le repas, le gros Grec s'étendait sur le sofa et se passait longuement la langue sur chaque dent, par délicatesse, ou pour garder la saveur des ailiments -tandis que Singer lavait la vaisselle.

Le soir, les muets jouaient parfois aux échecs. Singer avait toujours beaucoup apprécié ce jeu et, des années auparavant, il avait essayé de l'apprendre à Antonapoulos. Au début, son ami ne s'intéressa guère aux manoeuvres des diiférentes pièces sur l'échiquier. Puis Singer se mit à cacher sous la table une bonne bouteille qu'll sortait à la fin de chaque leçon. Le Grec ne se fit jamais aux mouvements fantasques des cavaliers ni à l'irrésistible mobilité des reines, mais il retint quelques coups d'ouverture. Il préfèrait les blancs et refusait de jouer quand on lui donnait les noirs. Après les premiers coups, Singer poursuivait la partie tout seul sous le regard assoupi de son ami."

 

Les deux personnages  rappellent un autre tandem célèbre du cinéma.

 

 

 Carson Mac Cullers, Le coeur est un chasseur solitaire - La Cosmopolite - Stock

Alice

 

Par Alice.L
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

  • : Rêves et écritures d'Alice
  • revesetecrituresdalice
  • : Littérature
  • : Ce blog reflète ce que j'ai envie de partager, à travers l'écriture, tout ce qui vient autour d'elle, livres, musique, peinture, référencement des blogueurs, des sites autour de la création littéraire.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés