Poésie étrangère

Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 14:31

 

 J'ai choisi pour accompagner les poèmes de René Depestre,  le premier mouvement de la symphonie n°'4 de Brahms, mélodie captivante, sensuelle , qui  déploie quelque chose de ample, de vaste, comme un paysage infini vers la liberté.

 

Voyage à dos de cerisier 1

 

L'ailleurs mondial des fleurs de cerisier

Offre à l'aventure des poètes

une nouvelle mer à traverser.

*

La tendresse des poètes voyages

en baleine bleue autour du monde,

les cerisiers en fleurs aident à sauver

cette espèce en voie de disparition.

*

Au Japon, le cerisier en fleurs

sert de poste restante

aux poètes sans domicile fixe.

*

A kyoto, cette année-là,

la force d'un cerisier

a sauté dans ma vie

en femme de solaire compagnie.

 

Voyage à dos de cerisier 3

 

Le plomb que le cerisier

met aux ailes de la barbarie

promet à ma poésie

de sortir la nuit sans escorte.

*

Dans le temps du cerisier

mon malheur d’haïtien

observe un silence d’océan.

*

La chance de mon destin

c’est d’avoir pu voyager en beauté

à dos de cerisier en fleurs.

 

Poèmes de René  Depestre

René Depestre est un poète et écrivain né le 29 août 1926 à Jacmel en Haïti. Il publie le recueil Etincelles en 1945, début de sa carrière littéraire.  Engagé dans la vie politique de son pays, il connaît l’emprisonnement, l’exil, et vit de très près les soubresauts politiques de Cuba et d’Haîti . De retour en France depuis 1978, il poursuit son œuvre, actuellement dans l’Aude.

Pour en savoir plus sur sa vie et son oeuvre :

http://www.bm-limoges.fr/espace-auteur/depestre/auteur-biographie.php

 

 

Inédit _ Printemps des Poètes

Par Alice - Publié dans : Poésie étrangère - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 10:00

 

 

Poésie du jeudi  :sur le thème des fleurs initié par Eglantine pour les Croqueurs de mots

 

 


Eté : Etre pour quelques jours

Le contemporain des roses ;

Respirer ce qui flotte autour

de leurs âmes  écloses.

 

Faire de chacune qui se meurt

une confidente,

et survivre à cette sœur

en d’autres roses absente.

 

 

 

 

Je te vois, rose, livre entrebâillé,

qui contient tant de pages

de bonheur détaillé

qu’on ne lira jamais. Livre-mage,

 

qui s’ouvre au vent et qui peut être lu

les yeux fermés…,

dont les papillons sortent confus

d’avoir eu les mêmes idées.

 

 

            (Les Roses)

 

 


Par Alice - Publié dans : Poésie étrangère - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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