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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 17:15

 Le soir

                     Le monde est creux
                  A peine une lumière 
 L’éclat d’une main sur la terre 
 Et d’un front blanc sous les cheveux
 Une porte du ciel s'ouvre
                           Entre deux troncs d’arbre
 Le cavalier perdu regarde l’horizon 
               Tout ce que le vent pousse
               Tout ce qui se détache 
                                  Se cache 
                           Et disparaît 
                           Derrière la maison 
 Alors les gouttes d’eau tombent 
 Et ce sont des nombres
                           Qui glissent 
              Au revers du talus de la mer 
 Le cadran dévoilé
 L’espace sans barrières 
         L’homme trop près du sol 
         L’oiseau perdu dans l’air

 


          (Cœur de chêne, in Plupart du temps, poèmes, 1915-1922)





Pierre Reverdy (1889-1960)

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commentaires

Lilie 25/02/2010 20:15


Tiens, nous avons choisi le même poète ! (mais il faudra que je revienne lire le poème, je suis un peu trop fatiguée...)


Alice 26/02/2010 13:42


C'est très bien ainsi ! je voulais mettre déjà ce poème la semaine dernière, et puis j'ai changé d'avis. Le tien est différent, tant mieux pour les lecteurs. J'ai passé rapidement en revue ce qui
était publié et ai remarqué un poème de Reverdy, mais ensuite impossible de le retrouver rapidement, un peu comme quand on veut reprendre un article de journal et souvent on met trop longtemps
à le retrouver. Amitiés


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