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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 16:05

 

   

    " Intérieur» Vincent Bioulès

 

 

"Il est tout de même étrange qu'en se réveillant le matin on retrouve tout, du moins en général, exactement à la même place que la veille. On a été pourtant dans le sommeil et dans le rêve, dans un état tout différent de celui de l'homme éveillé, et il faut une présence d'esprit infinie, un sens étonnant de la riposte, pour situer tout ce qui est là, dès qu'on ouvre les yeux, à la même place que la veille. Aussi le moment du réveil est-il le plus risqué de la journée et une fois ce moment surmonté sans qu'on ait été changé de place on n'a plus à s'inquiéter le reste du jour."

 

 Franz Kafka - Le Procès

 

 

 

 

 

  Source Photo du tableau :  http://imago.blog.lemonde.fr/category/expositions/page/2/

 

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Published by Alice - dans Littérature
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commentaires

Ren 10/10/2012 18:23


merci bien... 


 


et puis  à la différence  de certains textes  où je  cherche  après une image  qui peut  accompagner  -  sans illustrer forcément, l'écrit,  là,
je suis vraiment parti  de cette  repro  de Max Ernst,  qui est certainement un de mes  tableaux  favoris  de lui

Ren 30/09/2012 15:45


Et puisqu'il est question de sommeil....


 


ma variation sur le tableau de Max Ernst 


  "  après moi le sommeil"...





 




Après moi, le sommeil, s'étend
Lorqu'un oiseau étend  ses ailes,
Je touche       le bord de l'étang
Comme si déjà atteint, ... il gèle

Souffrir      d'arrachement
A partager les  rêves
Ni pourquoi, ni comment
             Et en phrases brèves

Tu es dans un entre-deux,
Ne plus aimer  qu'en rêve,
      Ce qui est assez peu,
Pendant que les pierres se soulèvent.

Il n'y a plus d'écho, plus de froid,
Juste un pont suspendu
                Entre toi et moi,
       La journée  s'est perdue.

La chevelure       d'un jour automnal,
Emprunte ses couleurs à ma palette,
Ne connaît plus la durée,    et s'étale
Comme  les restes  d'un été  en fête.

Après moi l'étendue cassée, de la ligne droite
Par dessus, la ligne          de ton épaule,
Après toi le déluge,          et ses mains  moites
Sous son poids, les branches  courbées des saules.

De ton souffle, ll n'y a plus d'horizon,
C'est        d'une  nuit avant le réveil,
               La confusion des saisons,
Pendant           notre long sommeil

Où nous voyageons,      sans  savoir,
L'enchantement d'heures hivernales,
Quelque temps à l'abri des mémoires
Au fond de la nuit,           son cristal




RC  28 - septembre 2012

-


 


( pas encore publié, mais bientôt) 


René C

Alice 10/10/2012 17:55



Un des plus beaux que j'ai lu de toi, j'aime ces pensées vagabondes qui tournent dans la nuit, s'élèvent et redescendent, envolée de l'âme intérieure. Merci à toi pour cet inédit.



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